Walking Alive – 4 –

« Bonjour, vous êtes un curé ? – Non je suis un ermite ». C’est ainsi que j’ai rencontré Michel l’autre jour, sur le parking de la coopérative du coin où je me fournis en huile de chanvre, ma favorite. Il sortait difficilement d’un véhicule très sale. Un chapelet étincelait sous le rétro central. Autour de son cou ridé valsait un énorme crucifix en bois avec Jésus dessus tout pendant, abominable. Habillé tout en noir, le vieil homme m’avait immédiatement intriguée et un peu amusée, j’avoue. Michel est un ermite. Tiens donc. Un peu comme moi au fond. Surtout depuis leur délire sanitaire. J’en revenais pas, un type qui se proclame ermite d’emblée. Immédiatement il me dit que nous sommes gouvernés par Satan depuis des décennies, je lui dis « Oui, ok évidemment ». Comme beaucoup de gens, il se met à me raconter des choses personnelles spontanément : la mort de son épouse, sa chèvre empoisonnée, la royauté divine, l’ombre et la lumière, le monde à l’envers. Bref, je vois un frère en Michel, dont l’Archange fut mon collègue de soins. D’un coup, il me demande ma carte de thérapeute en s’enfuyant. Tiens, un ermite qui prendrait un RDV magnétique avec moi. Je suis ravie, c’est tout à fait le type de « consultateurs » originaux que j’adore aider.

Que disent les énergies en ces jours intenses ? Je me centre en mon coeur, j’y porte ma conscience, puis dans mon alignement autant terrestre que céleste, je ressens un grand apaisement. Je vois que beaucoup de vérités ne sauront tarder à apparaître à davantage de gens et que l’espoir peut désormais renaître. Je vois un monde idéal, étincelant de joies, rempli de beauté, de bon sens, d’entraide, d’égalité. Un monde doux, libre, conscient. Un monde sans compétition, en lien sacré avec Gaïa.

Et oui, aussi fou que cela puisse paraître en ces temps très noirs, les énergies me communiquent de splendides images dans une bienveillance infinie. Elles nous poussent à avoir confiance dans le grand plan divin dont nous faisons tous partie. Parallèlement, Gaïa vibre sur des fréquences plus élevées. Ces fréquences s’intensifient depuis quelques années et font peu à peu basculer notre Terre de la 3D vers la 5D. https://technosphere.live/2020/05/03/notre-terre-monte-t-elle-vraiment-en-vibrations/ La Terre se trouve déjà en 5D je pense, tout du moins en Bretagne, car quand je me syntonise avec Gaïa, en restant en pleine nature ou juste en admirant le ciel, je sens que je passe assez vite en 5D minimum, avec des pointes au delà. D’ailleurs, je vous prépare un article sur les étapes de notre montée vibratoire car je suis en plein dedans depuis 2012 et cela vous aidera à reconnaître des symptômes, tous plus magiques les uns que les autres. Les Mayas avaient prédit la fin d’un monde… Et en effet, nous sommes bien à la fin d’une ère, à la fin de ce monde d’esclaves inconscients, en pleine 6ème extinction de masse, en pleine inversion des pôles, en pleine élévation des consciences. Et cela nos dirigeants de l’ombre le savent et font tout pour nous éviter de nous réunir à plus de quelques uns dans des lieux naturels. En effet, cela amplifierait considérablement nos énergies et répandrait des vibrations menant à la phase critique d’une prise de conscience massive. Ils seraient bien vite démasqués. Leur système s’effondrerait pour de bon, pour toujours.

J’imagine nos gestes et nos mouvements à nouveau libres, je vois des enfants sauter au cou de leur mamie, je vois des fêtes splendides, je ressens la liberté de penser. J’espère les psychopathes qui gouvernent ce monde en taule. Je vois les complices châtiés. Je vois les sourires, les gens vivant plus simplement, en conscience. Dans cette « simplicité volontaire » dont parle Pierre Rabhi. Je vois refleurir notre humanité dans une fraternité qui grandit peu à peu. Plus aucun sujet ne nous divise. L’important est de bien s’aimer désormais, c’est tout et c’est immense. On marcherait vers notre grand soleil en dansant et en chantant sur des sons venus des sphères. Oui je pars loin, mais quoi ? Des anges nous serviraient du vin sans pesticides et des tapenades pendant que plus personne ne crèverait de faim bien sûr. La nature est si abondante quand on sait la préserver, l’honorer. Ce ne sont pas les habitants de la Terre qui sont trop nombreux mais les ressources qui sont utilisées de façon désastreuse.

Anna Scheele ©Technopshere 2020 #Freedom

Nantes devient un potager XXL !

25 000 m² répartis sur 50 sites de la ville de Nantes ont été bichonnés pour recevoir semis et plants. Des serres, des jardins partagés, des zones de gazon inutiles sont ensemencés…Peut-être bientôt des fraises cours Cambronne et des patates aux Douves du château, une touffe de persil devant le bahut et des haricots derrière la gare ? C’est bien l’idée qui a germé au sein des locaux du SEVE (service des espaces verts de la ville) et du CCAS (centre communal d’action sociale).

Baptisé « Paysages Nourriciers« , ce projet est né de la situation liée au covid 19 : « La crise a précipité de nombreux foyers dans la précarité : perte d’emploi, de salaire, détresse sociale et alimentaire… Les associations d’aide alimentaire, qui voient affluer de plus en plus de familles n’ayant plus les moyens de se nourrir et d’accéder à une alimentation saine et de qualité, tirent la sonnette d’alarme », explique Johanna Rolland, maire de Nantes. (Journal « Métropole de Nantes »).

L’alarme a bien été entendue : « Plutôt que de créer un événement sur un seul site, comme souvent l’été, on s’est dit qu’on avait un rôle à jouer dans cette période pas simple », raconte Romaric Perrocheau, responsable du SEVE, au journal Ouest France.

Le projet est d’envergure. Au total, le SEVE espère ramasser 25 tonnes de légumes qui seront distribués aux familles en difficulté via notamment la Banque alimentaire, le Secours populaire, les Restos du cœur et les associations de quartier.

Nantes devient la seule ville à ma connaissance à posséder un potager aussi immense, même Paris ne lui arrive pas à la cheville avec son projet de « plus grande ferme urbaine au monde » d’une surface de 14.000 m2 sur le toit du nouveau hall du Parc des Expositions au coeur du 15ème arrondissement. D’autant que le projet parisien n’a rien de solidaire car il sera géré par des maraîchers qui vendront leurs produits.

Ainsi, à Nantes, « environ 1 000 foyers pourraient recevoir environ 25 kg de légumes chacun, au fil des récoltes. Selon les variétés, les légumes seront récoltés entre juillet et octobre, avec le soutien des habitants volontaires et de bénévoles d’associations nantaises. » (Journal « Métropole de Nantes »).

Et cerise sur le gâteau, plusieurs jardins partagés s’engagent également à offrir leurs surplus de légumes. Elle n’est pas splendide la nature humaine parfois ?

Au total, à Nantes, ce sont donc 50 lieux de production répartis dans les 11 quartiers de la ville qui accueilleront ces potagers solidaires. Autre merveille : tout est naturel et local, sans aucun pesticide, garantit le SEVE qui s’est fait conseiller par des spécialistes de la permaculture pour mener à bien cette opération solidaire. Au total, 10 000 plantes potagères sont plantées en ce moment ! Pour télécharger la carte des 50 sites des « Paysages nourriciers » c’est ici.

Et attendez ! Pour parfaire le tout, Nantes a aussi mis en place un système de collecte des déchets organiques et de composteurs collectifs ce qui allège les poubelles tout en créant du compost afin d’enrichir toutes ces cultures. Ah ! C’est merveilleux !

Cependant, l’idée n’est pas nouvelle

Surtout dans la ville de Nantes qui compte déjà beaucoup de jardins partagés et d’associations comme Incroyables Comestibles Nantes ou Ça pousse en Amont ou encore Collectif Permaculture 44.

Elle est encore moins nouvelle si l’on observe l’Histoire. En effet, la gestion en commun de terrains vacants fut souvent dictée par des périodes de crises économiques et des guerres : évoquons les « Liberty Gardens » de la 1ère guerre mondiale et les « Victory Gardens » de la 2ème guerre mondiale. Encore plus tôt, au Moyen-âge, en Europe, toutes les terres étant détenues par des Seigneurs, des communautés de villageois se rebellent et se rassemblent sur des terres collectives afin de défendre leurs droits d’usage.

Plus proche de nous dans le temps, c’est aussi ce que firent des mères de famille anglaises en détresse, en 2008, à Todmorden, une ville industrielle ruinée de 14 000 habitants au nord de Manchester. Sur fond de grave crise économique, ces mamans bien inspirées décidèrent d’agir sur le front crucial de la nourriture en créant les « Incroyables comestibles« , ces fruits et légumes cultivés localement par l’ensemble des habitants en pleine ville ! Chaque citoyen entretient bénévolement un carré de terre pour la collectivité et se sert donc gratuitement. En trois mois, la petite ville devient autosuffisante en légumes !

Officiellement apparus en France en 2011, les « Incroyables comestibles » français sont exportés par François Rouillay, séduit par l’idée de partage après une visite à Todmoren. Depuis, des dizaines de communes ont rejoint le mouvement à Lyon, Marseille ou Chartres, j’ai même vu des plants de tomates en libre service au bord d’un trottoir à Douarnenez, au fin fond du Finistère. Autonomes et participatifs, les potagers urbains offrent une nouvelle vision de la consommation…

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©Incroyables comestibles

L’agriculture urbaine, l’avenir des villes

Potagers verticaux, aquaponie, espaces urbains en friche transformés en potagers, toits plats aménagés voilà autant d’idées dont s’emparent de plus en plus les associations, les élus, les spécialistes de l’agriculture urbaine, les architectes paysagistes afin d’anticiper pénurie alimentaire éventuelle et crise économique toujours bien présente. Privilégier les circuits courts, recréer du lien social, les avantages valent plus cher que de l’or. En terme d’infrastructure, les potagers peuvent aussi servir la ville : à New York, l’agriculture sur les toits est rémunérée par la municipalité au nom de ses effets sur l’écrêtage des pics de ruissellement de l’eau de pluie…En d’autres termes, l’agriculture sur les toits évite de changer la taille des tuyaux de la ville !

Ces projets n’ont donc rien de « bobos » comme ils ont pu être définis par le passé mais sont intelligents, solidaires, bienveillants. Cela est un rêve pour moi qui utilise souvent le slogan « Just green it » et qui en ai fait un morceau techno l’an dernier Clip par Merlin basé sur un jeu vidéo que vous reconnaîtrez peut-être 😉 « Just green it »

Nous ne pouvons qu’espérer que nos villes seront de plus en plus nombreuses à adopter ce genre d’initiatives. C’est de cela dont nous avons besoin : de nourriture saine, d’amplitude financière, de proximité sociale, d’ancrage à la terre, d’exercice physique…

Anne de Bretagne, du haut de sa tour nantaise, est certainement très fière de voir sa population se préparer à vivre dans l’abondance.

Anna Marguerite Scheele ©Technosphere 2020

En route vers l’éducation bienveillante

Parents, futurs parents, profs, instits, moniteurs de colos, nounous : on se calme, on se calme, et on pense au cerveau de l’enfant.

Les dernières découvertes scientifiques le prouvent : vouloir « mater » un enfant peut influencer le développement de son cerveau. On s’en doutait mais c’est prouvé.

En effet, le cerveau immature d’un enfant, sous 5 ans, ne contrôle pas encore les émotions, il est donc inutile d’espérer en faire un être « raisonnable ». Il ne fait pas de « caprices », il est juste incapable de gérer ses tempêtes émotionnelles.

Donc, si on laisse un enfant seul avec sa colère, et pire, si on lui hurle dessus, on le frappe, on l’humilie (la totale), le stress engendré (l’hormone cortisol) agit sur l’hormone de croissance des neurones et donc sur le développement du cerveau ! (Voir pour plus de détails l’interview de Catherine Guéguen, pédiatre, dans « Science et Avenir »).

Rebecca Waller, psychologue de l’université d’Oxford, a publié la synthèse de 30 études sur des éducations sévères et punitives (Références des articles de Rebecca Waller). Elle montre qu’en violentant un enfant ou un adolescent, verbalement ou physiquement, l’adulte aboutit au résultat inverse que celui escompté. L’enfant devient « insensible, dur, sans empathie » explique la pédiatre Catherine Guéguen, grande dame de l’éducation bienveillante (in L’école des parents, Revue publiée par la FNEPE, article de Catherine Guéguen, Neurosciences, le cerveau de l’enfant, janvier 2017, n°622).

Bienveillance : capacité à se montrer indulgent et attentionné envers autrui d’une manière désintéressée et compréhensive.

Inversement, quand l’adulte porte un regard compréhensif sur l’enfant et lui parle gentiment, il permet la maturation de son cerveau. L’enfant devient lui même empathique et social. Plus l’enfant reçoit de bienveillance, plus il sécrète de l’ocytocine (hormone du lien social, de l’amour, du plaisir), plus il devient comme nous le souhaitons, calme, lui même bienveillant, etc.

cerveau

En somme, nous les adultes, devons être des exemples. Si nous crions, l’enfant criera. Si nous sommes doux, confiants, patients, l’enfant le sera aussi…Bien sûr il faut rappeler le cadre éducatif et expliquer pourquoi on dit « non », il ne s’agit pas du tout d’être laxiste.

Une relation aimante, basée sur la bienveillance et la confiance, offre au cerveau de l’enfant la possibilité de se développer de la meilleure des façons. Il sait « exprimer ses émotions, aimer, coopérer, il réfléchit, aime apprendre, découvrir et il a du plaisir à vivre » (Dr Catherine Guéguen, op. cit.).

Cela peut sembler à évident à beaucoup et ça l’est, en effet. Pourtant, énormément d’enfants subissent encore des violences de tous ordres aujourd’hui dans le monde : 4 enfants sur 5 selon l’UNICEF…

Une initiative locale intéressante

Estelle m’a clairement inspiré cet article. Mère de quatre enfants, dotée d’une expérience de famille d’accueil et d’animatrice socio-culturelle, elle a créé son emploi en partageant son expérience éducative autour de ce concept d’éducation bienveillante. Elle met en oeuvre au sens pratique cette éducation basée sur « la confiance, la communication et le respect mutuel » (Estelle, dans « Vivacité« , son site Internet). Elle anime des ateliers pour les professionnels de l’éducation (écoles, relais assistantes maternelles, etc.) mais aussi pour les familles.

Elle montre aux parents comment pratiquer la communication non violente ou comment gérer le temps libre des enfants, et d’autres sujets tous plus inspirants les uns que les autres, surtout quand elle y ajoute par exemple les notions d’éco-citoyenneté ou la pratique du yoga.

Voici son site internet, qui est la vitrine de ses activités : Vivacité.

Certes éduquer un enfant est parfois difficile et nul n’est parfait. Cependant, il nous revient de faire de notre mieux car l’éducation est « l’arme la plus puissante que l’on ait à disposition pour changer le monde » (Nelson Mandela).

©Anna Scheele

Pour aller plus loin, je vous conseille le best seller de Catherine Guéguen Pour une enfance heureuse (repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau), Pocket, 2015.

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