Nantes devient un potager XXL !

25 000 m² répartis sur 50 sites de la ville de Nantes ont été bichonnés pour recevoir semis et plants. Des serres, des jardins partagés, des zones de gazon inutiles sont ensemencés…Peut-être bientôt des fraises cours Cambronne et des patates aux Douves du château, une touffe de persil devant le bahut et des haricots derrière la gare ? C’est bien l’idée qui a germé au sein des locaux du SEVE (service des espaces verts de la ville) et du CCAS (centre communal d’action sociale).

Baptisé « Paysages Nourriciers« , ce projet est né de la situation liée au covid 19 : « La crise a précipité de nombreux foyers dans la précarité : perte d’emploi, de salaire, détresse sociale et alimentaire… Les associations d’aide alimentaire, qui voient affluer de plus en plus de familles n’ayant plus les moyens de se nourrir et d’accéder à une alimentation saine et de qualité, tirent la sonnette d’alarme », explique Johanna Rolland, maire de Nantes. (Journal « Métropole de Nantes »).

L’alarme a bien été entendue : « Plutôt que de créer un événement sur un seul site, comme souvent l’été, on s’est dit qu’on avait un rôle à jouer dans cette période pas simple », raconte Romaric Perrocheau, responsable du SEVE, au journal Ouest France.

Le projet est d’envergure. Au total, le SEVE espère ramasser 25 tonnes de légumes qui seront distribués aux familles en difficulté via notamment la Banque alimentaire, le Secours populaire, les Restos du cœur et les associations de quartier.

Nantes devient la seule ville à ma connaissance à posséder un potager aussi immense, même Paris ne lui arrive pas à la cheville avec son projet de « plus grande ferme urbaine au monde » d’une surface de 14.000 m2 sur le toit du nouveau hall du Parc des Expositions au coeur du 15ème arrondissement. D’autant que le projet parisien n’a rien de solidaire car il sera géré par des maraîchers qui vendront leurs produits.

Ainsi, à Nantes, « environ 1 000 foyers pourraient recevoir environ 25 kg de légumes chacun, au fil des récoltes. Selon les variétés, les légumes seront récoltés entre juillet et octobre, avec le soutien des habitants volontaires et de bénévoles d’associations nantaises. » (Journal « Métropole de Nantes »).

Et cerise sur le gâteau, plusieurs jardins partagés s’engagent également à offrir leurs surplus de légumes. Elle n’est pas splendide la nature humaine parfois ?

Au total, à Nantes, ce sont donc 50 lieux de production répartis dans les 11 quartiers de la ville qui accueilleront ces potagers solidaires. Autre merveille : tout est naturel et local, sans aucun pesticide, garantit le SEVE qui s’est fait conseiller par des spécialistes de la permaculture pour mener à bien cette opération solidaire. Au total, 10 000 plantes potagères sont plantées en ce moment ! Pour télécharger la carte des 50 sites des « Paysages nourriciers » c’est ici.

Et attendez ! Pour parfaire le tout, Nantes a aussi mis en place un système de collecte des déchets organiques et de composteurs collectifs ce qui allège les poubelles tout en créant du compost afin d’enrichir toutes ces cultures. Ah ! C’est merveilleux !

Cependant, l’idée n’est pas nouvelle

Surtout dans la ville de Nantes qui compte déjà beaucoup de jardins partagés et d’associations comme Incroyables Comestibles Nantes ou Ça pousse en Amont ou encore Collectif Permaculture 44.

Elle est encore moins nouvelle si l’on observe l’Histoire. En effet, la gestion en commun de terrains vacants fut souvent dictée par des périodes de crises économiques et des guerres : évoquons les « Liberty Gardens » de la 1ère guerre mondiale et les « Victory Gardens » de la 2ème guerre mondiale. Encore plus tôt, au Moyen-âge, en Europe, toutes les terres étant détenues par des Seigneurs, des communautés de villageois se rebellent et se rassemblent sur des terres collectives afin de défendre leurs droits d’usage.

Plus proche de nous dans le temps, c’est aussi ce que firent des mères de famille anglaises en détresse, en 2008, à Todmorden, une ville industrielle ruinée de 14 000 habitants au nord de Manchester. Sur fond de grave crise économique, ces mamans bien inspirées décidèrent d’agir sur le front crucial de la nourriture en créant les « Incroyables comestibles« , ces fruits et légumes cultivés localement par l’ensemble des habitants en pleine ville ! Chaque citoyen entretient bénévolement un carré de terre pour la collectivité et se sert donc gratuitement. En trois mois, la petite ville devient autosuffisante en légumes !

Officiellement apparus en France en 2011, les « Incroyables comestibles » français sont exportés par François Rouillay, séduit par l’idée de partage après une visite à Todmoren. Depuis, des dizaines de communes ont rejoint le mouvement à Lyon, Marseille ou Chartres, j’ai même vu des plants de tomates en libre service au bord d’un trottoir à Douarnenez, au fin fond du Finistère. Autonomes et participatifs, les potagers urbains offrent une nouvelle vision de la consommation…

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©Incroyables comestibles

L’agriculture urbaine, l’avenir des villes

Potagers verticaux, aquaponie, espaces urbains en friche transformés en potagers, toits plats aménagés voilà autant d’idées dont s’emparent de plus en plus les associations, les élus, les spécialistes de l’agriculture urbaine, les architectes paysagistes afin d’anticiper pénurie alimentaire éventuelle et crise économique toujours bien présente. Privilégier les circuits courts, recréer du lien social, les avantages valent plus cher que de l’or. En terme d’infrastructure, les potagers peuvent aussi servir la ville : à New York, l’agriculture sur les toits est rémunérée par la municipalité au nom de ses effets sur l’écrêtage des pics de ruissellement de l’eau de pluie…En d’autres termes, l’agriculture sur les toits évite de changer la taille des tuyaux de la ville !

Ces projets n’ont donc rien de « bobos » comme ils ont pu être définis par le passé mais sont intelligents, solidaires, bienveillants. Cela est un rêve pour moi qui utilise souvent le slogan « Just green it » et qui en ai fait un morceau techno l’an dernier Clip par Merlin basé sur un jeu vidéo que vous reconnaîtrez peut-être 😉 « Just green it »

Nous ne pouvons qu’espérer que nos villes seront de plus en plus nombreuses à adopter ce genre d’initiatives. C’est de cela dont nous avons besoin : de nourriture saine, d’amplitude financière, de proximité sociale, d’ancrage à la terre, d’exercice physique…

Anne de Bretagne, du haut de sa tour nantaise, est certainement très fière de voir sa population se préparer à vivre dans l’abondance.

Anna Marguerite Scheele ©Technosphere 2020

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Comment vivre longtemps, heureux et beau !

La vie en abondance d’Irène Grosjean, (Biovie, 2018).

Irène est l’une des grandes figures de la naturopathie en France. Cette femme merveilleuse de presque 90 ans décrit dans son livre l’intelligence époustouflante de la nature et ses grands principes que sont l’alimentation, l’élimination, la respiration, le sommeil et la qualité des pensées.

Elle préconise une alimentation crue et végétale (fruits, légumes, graines germées, bonnes graisses, épices et condiments…). En effet, cuire un aliment le dénature, lui retire vitamines et autres nutriments. Nous mangeons un aliment mort énergétiquement qui ne nourrira pas nos cellules.

Clairement on nous a menti : « une nourriture correcte n’ayant rien à voir […] avec la viande pour les protéines, […] les produits laitiers pour le calcium et les sucres lents […] pour les glucides. »(p. 384)

Aussi, elle explique que c’est l’alcool et la viande rouge qui ont engendré les guerriers dominants, les « saigneurs ». En face, il y avait les paysans nourris à la « colle » que représentent les bouillies de céréales en tous genres et qui nous rendent soumis et lents. D’un côté, des corps remplis d’acide urique qui les ronge (perte de cheveux, cancers, maladies cardio-vasculaires, etc.) car envahis de viande et d’alcool et de l’autre, des corps englués, plein de glaires tant ils ont absorbé de farines, de gluten ! Le ‘glu’ten étant de la glue, de la colle ! (Hélas oui, ce sont les pâtes, le pain blanc, les pizzas, les gâteaux…) Irène explique l’origine de nos guerres dans la qualité déplorable de notre alimentation depuis environ 2000 ans. Elle fait référence aux Esséniens qui, inversement, se nourrissaient extrêmement qualitativement et dont la mentalité était très évoluée (l’inverse de nous aujourd’hui, voir le documentaire génial d’arte : « Demain tous crétins« ).

Pour information, les compléments alimentaires ne devraient pas être utiles si notre alimentation était la plus simple et naturelle possible. Si quelqu’un mange mal, il est forcément carencé. Attention de toujours préférer les compléments alimentaires d’origine naturelle sinon ils ne sont pas assimilés par le corps.

Ce livre montre la simplicité et la perfection de la nature qui sait se réguler d’elle-même et atteindre seule l’équilibre parfait, la santé. Hélas, notre médecine moderne est en réalité une médecine symptomatique qui annule votre symptôme sans en chercher la cause. Cela empêche le corps d’exprimer le rejet de ces substances toxiques dont il crie qu’il ne veut plus. Cela revient à éteindre le voyant du tableau de bord de la voiture sans avoir cherché l’origine de la panne…Avec cette façon d’agir, on est dans l’illusion d’une guérison. Toux, eczémas, allergies, fièvres (bienfaiteurs en réalité), se retrouvent contenus…L’aspect psychologique de la maladie étant rarement envisagé, tout au plus lui aussi vite étouffé à l’aide d’anxiolytiques, on aboutit à des non sens complets, un vrai carnage.

Ce refoulement dans le corps des substances qu’il s’apprêtait à extraire entraînera plus tard des symptômes plus graves pouvant conduire à des maladies chroniques, dégénératives, psychologiques, fatales certaines. Irène nous rappelle que quand un animal est malade, il se met à la diète et au repos. Inspirons nous de la sagesse animale, constamment reliée à l’intelligence universelle. Relions nous à nouveau à nos corps et à nos ressentis. Relions nous à la nature qui nous porte et nous nourrit.

L’auteur développe bien les thèmes de l’élimination, des purges par différents moyens : saunas (article sur les bienfaits du sauna), hammams, bains, lavements, douches rectales et autres réjouissances. Et attention, on ne se libère pas de la même façon des cristaux d’urée (déchets cristalloïdaux) que des colles (déchets colloïdaux). À vous de définir quels types de déchets vous avez à éliminer (observez votre alimentation, votre cadre et mode de vie) et de vous offrir régulièrement une belle purification afin de vivre au mieux dans ce trésor qu’est notre corps.

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Irène évoque aussi le jeûne qu’elle encense à juste titre puisqu’il met le corps au repos en lui évitant la dépense énergétique de la digestion. Le corps peut alors se concentrer sur la régénération de ses cellules et de son système immunitaire : un vrai renouvellement de l’être. L’auteur recommande notamment le jeûne hydrique (juste un apport en eau ou tisanes) en cas de maladie (durées et conditions selon chacun) ainsi qu’en routine un jour par semaine  (les religions aussi recommandent le jeûne). Nos corps souvent intoxiqués se mettent au repos tandis que l’âme s’élève 🙂

Un autre principe de vie est la respiration. Elle est rarement considérée dans nos sociétés mais c’est une grave erreur car le souffle fait partie de la vie et modifie la santé. Dans l’idéal, l’air est pur, ensoleillé, riche en ions négatifs (les huiles essentielles peuvent grandement nous aider), on respire par le nez, de grandes inspi & expis, bien amples, bien profondes, en gonflant bien le ventre en inspirant. Vous atteindrez ainsi des fréquences vibratoires plus élevées, vos pensées seront plus belles. Vous saisissez l’importance ? L’air respiré est une façon d’oxygéner chaque cellule mais aussi une intense façon de capter l’énergie vitale nécessaire au maintient de la vie dans tout l’organisme, le fameux prana indien ou ki chinois. De mon côté, je conseille souvent la pratique de la cohérence cardiaque qui rééduque la respiration et apporte des dizaines de bienfaits.

Les autres piliers pour une bonne santé sont le sommeil et la relaxation. La durée du sommeil dépend de chacun et il semble que l’on récupère mieux dans la première partie de la nuit. Beaucoup de plantes et de moyens de se relaxer existent, à nous de trouver ce qui convient le mieux (« Connais-toi toi-même », Aristote). Encore une fois inutile de se ruer sur les somnifères de la pharmacopée moderne, autant tester la puissance de la passiflore, du millepertuis ou de la camomille romaine !

Enfin, l’aspect psychologique vient couronner le tout de façon complètement évidente : nous reflétons la laideur, la médiocrité ou la beauté de nos pensées. C’est quantique, énergétique, une loi de résonance absolument simple. Irène évoque aussi la confiance en la vie et le lâcher-prise. Elle nous parle des fréquences, elle sait que tout est ondes, elle évoque la loi d’attraction, les miracles de la vie, la force primordiale de la pensée. Elle rejoint en cela Anne Givaudan qui a très bien expliqué ce qu’était une forme pensée : les pensées existent, elles prennent vie dans l’astral et peuvent donc se réaliser dans notre dimension physique de la 3d. Alors attention à la grande pureté de nos pensées. Les vibrations les plus hautes étant l’amour, la joie, la gratitude et les plus basses la peur, la haine, la jalousie, la culpabilité, la honte… Quand on vibre bas, on sombre dans la maladie et la dépression, nous créons notre propre malheur.

Il est primordial de se sentir relié à la terre, source des énergies telluriques (yin) et également relié au cosmos (yang). Marchez pieds-nus sur la terre, le sable dès que possible, vous verrez…Tout simplement…

Savoir aussi que la mort (l’âme hors) n’est qu’un passage vers une autre dimension et que nous pouvons rester reliés malgré l’apparente séparation. Et enfin parvenir à vivre dans l’ « incertitude sereine » dont parle le vénérable Luis Ansa.

Le livre d’Irène Grosjean est un cours de naturopathie à lui seul, il est aussi le mode d’emploi de l’intelligence universelle afin de vivre avec la meilleure santé qui existe, la santé vraie, naturelle, glorieuse, abondante, source d’un bonheur authentique et durable pour peu que l’on en respecte les principes simples.

Vous pouvez aussi voir sur Youtube des interviews d’Irène, si agréable à écouter, si inspirante !

Petit extrait du livre : « Alors, donnons, donnons le meilleur de nous-même. Ce qui se fera d’autant plus facilement que nous traitons notre corps, ce prodigieux laboratoire à vivre, comme le plus précieux des laboratoires […]. Et ainsi, nous pourrons passer au-dessus des nuages, là où il y a toujours le soleil et la solution à tous les problèmes. Car la nature nous a tout donné pour faire de notre vie et de celle de la Terre le paradis de santé et de bien-être que nous cherchons tous si loin, alors qu’il est tout simplement et si simplement à notre portée… » (p. 386, 387).

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Amicalement, Anna Scheele ©Technosphere 2019

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