Depuis plusieurs décennies, la recherche scientifique a mis en lumière les liens entre les micro-organismes et la santé humaine. Si les bactéries du microbiote sont aujourd’hui bien connues du grand public, les champignons, eux, sont souvent oubliés. Pourtant, des études récentes démontrent que les champignons et levures, en particulier ceux du genre Candida, pourraient jouer un rôle clé dans la formation et le développement de nombreux cancers.
Des champignons dans les tumeurs ? Oui, et la science le confirme.
En mars 2024, une étude majeure publiée dans l’International Journal of Oncology (Fungi and tumors: The role of fungi in tumorigenesis, Cheng et al., 2024) a analysé la présence de champignons dans plusieurs types de cancers. Résultat : on retrouve des signatures fongiques distinctes selon le type de tumeur. Candida albicans, Malassezia, Cladosporium ou encore Blastomyces ont été identifiés dans les tissus tumoraux du côlon, du sein, du foie, de l’œsophage, de la prostate, du pancréas, et même des ovaires.
Ces champignons ne sont pas seulement des passagers : ils influencent l’inflammation, modifient les réponses immunitaires locales, produisent des toxines et interagissent avec les bactéries et les cellules humaines. Ils peuvent favoriser un terrain propice à la cancérogenèse, en particulier dans un organisme affaibli ou déréglé.
Une autre revue de 2021 (Adv Pharm Bull., Hosseini et al.) avait déjà mis en évidence que plus de 2,2 millions de cas de cancers par an dans le monde pourraient être initiés par des infections microbiennes, dont une part significative d’origine fongique. Dans le cancer colorectal, des dysbioses fongiques — notamment une présence élevée de Candida tropicalis et glabrata — sont systématiquement relevées.
Photographie de cellules de C. albicans obtenue par microscopie électronique, montrant les détails morphologiques des cellules fongiques. 📌 Source : Science Photo Library / Dennis Kunkel Microscopy 📄 Photographie scientifique sous copyright, utilisée pour l’éducation
D’invité discret à envahisseur : comment Candida peut déraper
Naturellement présent dans le microbiote humain, notamment digestif,Candida albicans peut devenir pathogène en cas de baisse de l’immunité, d’alimentation inadaptée, de stress chronique ou d’usage prolongé de certains médicaments. Une fois déréglé, il forme des biofilms, pénètre les tissus, résiste au système immunitaire et crée un climat inflammatoire idéal pour le développement tumoral.
Pourquoi il est urgent de penser à la démycose
Cette image présente un biofilm de C. albicans cultivé sur un milieu spécifique, illustrant la complexité de la matrice extracellulaire. 📌 Source : ResearchGate 📄 Article scientifique sur les biofilms cultivés sur Spider medium
Les champignons pathogènes, en particulier Candida albicans, ne se contentent pas d’envahir les muqueuses. Des études ont montré qu’ils peuvent également libérer des toxines et des enzymes capables d’endommager l’ADN des cellules humaines. Cela signifie qu’ils ne créent pas seulement un terrain inflammatoire, mais peuvent aussi directement favoriser des mutations génétiques, ouvrant la voie à des transformations cellulaires cancéreuses. Un champignon qui attaque jusqu’au cœur de notre code génétique, c’est un ennemi qu’on ne peut plus ignorer.
En tant que naturopathe, je constate que les approches antiparasitaires sont de plus en plus populaires et c’est une excellente chose. Mais trop souvent, on oublie de s’attaquer aussi aux champignons et levures. Or, détruire les parasites sans assainir le terrain fongique, c’est comme nettoyer une mare sans évacuer les moisissures.
La mycose chronique n’est pas une vue de l’esprit : elle se cache pendant longtemps EN SILENCE dans les intestins, la bouche, la peau, les organes génitaux, et même dans les tissus profonds. Elle affaiblit l’organisme, empoisonne les tissus, bloque les détoxifications et peut, à terme, favoriser le terrain tumoral.
ImmunoPur : une réponse complète, antiparasitaire et antifongique
Mon protocole ImmunoPur a été conçu pour cibler à la fois les parasites internes (vers, protozoaires…) et les champignons pathogènes comme Candida. Il soutient en parallèle l’immunité, les intestins, le foie et les organes d’élimination. C’est une approche progressive et globale, adaptée à tous les niveaux de sensibilité.
ImmunoPur n’est pas qu’un protocole anti-candida : c’est une véritable remise à zéro du terrain. Il inclut des plantes antiparasitaires et antifongiques, des soutiens à la flore, des protecteurs hépatiques et des agents de détoxification cellulaire. Son objectif : retrouver un terrain propre, résilient et inhospitalier aux pathogènes.
Et le Dr Simoncini dans tout ça ?
Il serait injuste de parler de la relation entre champignons et cancer sans évoquer le Dr Tullio Simoncini, oncologue italien et auteur du livre Cancer is a Fungus. Dès les années 2000, il affirmait que le cancer était une prolifération de Candida albicans mal contrôlée par l’organisme.
Ses travaux, bien que controversés, ont marqué un tournant dans la remise en question de la vision strictement génétique du cancer. Il est l’un des premiers à avoir proposé une lecture infectieuse — et notamment fongique — de la cancérogenèse, en observant systématiquement la présence de levures dans les tumeurs de ses patients.
Aujourd’hui, de nombreuses publications scientifiques semblent converger avec ses intuitions, confirmant que la voie mycotique mérite une attention particulière dans toute stratégie de prévention ou d’accompagnement du cancer.
Je me tais en revanche sur ses remèdes car je ne partage pas sa vision sur ce point.
Résumons :
La présence fongique dans les tumeurs n’est plus une hypothèse marginale : c’est un fait documenté. Les scientifiques s’intéressent à ces micro-organismes longtemps ignorés, et nous, en tant que praticiens de santé naturelle, avons une longueur d’avance : nous savons déjà qu’il faut drainer, assainir, rééquilibrer.
Pour toute personne en recherche de bien-être profond, déparasiter ne suffit plus : il faut aussi penser à se démycoser. Et c’est précisément là que ImmunoPur peut faire toute la différence.
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Sources :
Cheng W. et al. Fungi and tumors: The role of fungi in tumorigenesis. Int J Oncol. 2024 Mar 27;64(5):52.
Hosseini K. et al. Role of Fungal Infections in Carcinogenesis and Cancer Development: A Literature Review. Adv Pharm Bull. 2021 Sep 29;12(4):747-756.
Simoncini T. Cancer is a Fungus: A Revolution in Tumor Therapy, Edizioni Lampis.
L’image d’illustration principale est une micrographie électronique qui révèle un biofilm mature de C. albicans, mettant en évidence la densité cellulaire et la structure en hyphes. 📌 Source : Revue scientifique Current Biology 📄 Article : Candida albicans Biofilms: More Than Filamentation 🔗 Accès à l’article sur Cell.com
Toutes les plantes qui peuvent se fumer et que nous connaissons à ce jour !
Le but de ce guide des plantes qui se fument est de vous libérer de l’industrie féroce du tabac tout en vous ouvrant aux dizaines de possibilités qu’offre la Nature avec en prime la joie de se dédouaner de la nicotine.
En plus, il est injuste que le savoir ancestral à ce sujet soit actuellement quasiment perdu et vous oblige à vous ruiner en achetant un tabac rempli de substances très dangereuses alors que la nature regorge de plantes fumables. Quel paradoxe n’est-ce pas ? (merci les lobbys).
Ce guide des plantes à fumer vous ouvre donc à l’abondance de la Nature tout en préservant votre argent.
Personnellement, cela fait six ans que je n’ai acheté aucun paquet de tabac puisque je fume d’autres plantes de mon jardin et quand j’en ai envie… Donc ce guide vous permettra aussi d’avoir un comportement beaucoup plus libre face à votre consommation voire même d’arrêter peu à peu si tel est votre souhait puisque la plupart des plantes fumables ne contiennent pas de nicotine.Cependant fumer reste dangereux dès lors qu’il y a combustion, donc j’évoque toutes sortes de façons de fumer dans le guide, dont la vape.
Il y a plusieurs chapitres, clairs et illustrés : je vous donne le nom des dizaines de plantes qui se fument avec des informations parfois historiques et médicinales, et concrètement, je vous explique quand et comment récolter, comment sécher votre récolte, la conditionner et la conserver, comment fumer et je vous explique comment cultiver votre propre tabac en toute légalité.
Je termine par des témoignages & inspirations, ainsi qu’avec toutes mes sources bibliographiques.
Il est disponible uniquement sur Payhip, en paiement sécurisé, il s’agit d’une édition indépendante !
Les plantes qui se fument et que nous connaissons à ce jour !
Le tabac devient de plus en plus cher, avec une énième augmentation des prix le 1er janvier 2025. Pourquoi ne pas explorer des plantes fumables comme alternative ? Ces plantes, souvent méconnues, sont accessibles gratuitement dans la nature ou dans nos jardins, et permettent de réduire la dépendance à la nicotine tout en adoptant une approche plus saine et naturelle.
Ce que contient ce guide unique
Le Guide du Fumeur Libre est structuré en chapitres clairs et illustrés :
🌱 Liste des plantes qui se fument : Noms, propriétés, usages historiques et médicinaux.
🌿 Récolter et préparer vos plantes : Techniques de séchage et conservation.
💨 Fumer autrement : Alternatives modernes comme la vape.
🌾 Cultiver votre propre tabac en toute légalité.
✨ Témoignages & inspirations pour vous motiver à adopter cette nouvelle approche.
📚 Une bibliographie complète pour approfondir vos connaissances.
Pourquoi choisir des plantes qui se fument ?
Le savoir ancestral autour des plantes fumables a été presque oublié, remplacé par une industrie du tabac qui impose des produits remplis de substances toxiques et addictives.
Voici pourquoi les plantes fumables sont une alternative intéressante :
🌿 Des solutions naturelles : Libérez-vous des lobbys du tabac et découvrez des alternatives respectueuses de votre santé. 🍃 Accessibilité : Beaucoup de plantes fumables se trouvent gratuitement dans la nature ou dans votre jardin. 💨 Des options modernes : Apprenez à utiliser des alternatives comme la vape.
Témoignages de lecteurs
💬 « J’ai voulu tester. Feuilles de menthe (2 petites sachant que son goût est fort ), l’ortie, feuilles de fraisier, J’ai laissé sécher derrière ma vitre de cuisine. J’ai tout broyé en pressant avec mes doigts. J’ai 1 appareil à tuber. Ça fonctionne super bien ». Gandhi Joe
💬 « Une révélation ! Grâce à ce guide, j’ai découvert des plantes que je n’imaginais même pas pouvoir fumer. Merci pour ce savoir précieux. » – Claire
💬 « J’ai adoré le chapitre sur le séchage. J’ai déjà récolté de l’ortie dans mon jardin et j’en suis ravi ! » – Juju
💬 « Une solution simple et naturelle pour se libérer du tabac. » – Sophie
Petits extraits du livre :
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FAQ – Vos questions fréquentes
1. Ce guide peut-il m’aider à arrêter de fumer ? ✔️ Oui, en remplaçant le tabac par des plantes naturelles, vous réduisez progressivement votre dépendance à la nicotine.
2. Comment acheter le guide ? ➡ Cliquez sur le bouton « Acheter le livre » pour accéder à la page de paiement sécurisée.
3. Comment accéder au guide après l’achat ? ✔️ Une fois votre paiement sécurisé effectué, vous recevrez un lien pour télécharger le guide au format PDF.
4. Le paiement est-il sécurisé ? ✔️ Oui, le paiement est effectué via Stripe, une plateforme de paiement entièrement sécurisée, garantissant la protection de vos données.
5. Les plantes fumables sont-elles légales ? ✔️ Non, les plantes décrites dans ce guide ne sont pas toutes légales en France ou dans votre pays. Veuillez donc vous renseigner sur les lois de votre pays avant de faire usage de ces plantes.
6. Que faire si j’ai un problème avec le téléchargement ? ➡ Si vous rencontrez un problème, vous pouvez me contacter directement par email à inspifree@protonmail.com, et je serai ravi de vous aider.
Anna Scheele est écrivaine, naturopathe, énergéticienne et musicothérapeute. Amoureuse du monde végétal et des mystères de l’énergie, elle explore les liens subtils entre la nature, le corps et l’esprit.
Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont Le Guide du Fumeur Libre, une invitation à redécouvrir les plantes fumables à travers un savoir ancien, imprégné de traditions et de secrets oubliés. Bien plus qu’un simple recueil, ce livre est une porte ouverte vers une approche plus libre et plus consciente des plantes.
Sur son site Technosphere.live, elle partage son savoir en naturopathie, énergétique et musique thérapeutique, guidée par une quête d’harmonie et de simplicité. Elle propose également des consultations en santé naturelle et énergétique, pour ceux qui souhaitent retrouver équilibre et vitalité, en Bretagne ou à distance.
Également créatrice musicale, elle compose et diffuse des morceaux inspirés par les fréquences du vivant, sous les pseudonymes Anna Scheele et Dr FREE, notamment sur Bandcamp, SoundCloud et YouTube. Sa musique, imprégnée de vibrations thérapeutiques, accompagne ceux qui aspirent à une reconnexion profonde avec eux-mêmes et avec l’univers.
ImmunoPur et LymphoPur sont désormais disponibles ensemble !
Deux approches naturopathiques complémentaires : le déparasitage et l’accompagnement de la circulation lymphatique.
59 € au lieu de 78 €, jusqu’au 15 novembre 2026 inclus.
Pourquoi réunir ces deux protocoles ?
Avec ImmunoPur, nous nous intéressons notamment aux parasites, à l’équilibre intestinal, aux levures, aux biofilms et au soutien des fonctions naturelles d’élimination.
Avec LymphoPur, nous portons notre attention sur la lymphe, ce liquide essentiel au transport des déchets cellulaires et au fonctionnement de nos défenses immunitaires.
L’idée est simple : associer deux démarches complémentaires pour prendre soin de notre organisme dans sa globalité.
Que contient cette offre ?
ImmunoPur : un guide de 57 pages présentant une démarche naturopathique en quatre phases.
LymphoPur : un guide de 33 pages, accompagné de trois vidéos pratiques consacrées notamment aux automassages et à la circulation lymphatique.
Vous bénéficiez également d’un accès à mon groupe privé Telegram Humain Alchimique, pour vos questions ponctuelles.
Les deux guides sont disponibles immédiatement dans votre mail ou au téléchargement après votre achat.
Une offre spéciale jusqu’au 15 novembre
Pour vous permettre de découvrir ces deux approches ensemble, j’ai décidé de proposer ce DUO à 59 € au lieu de 78 €.
Mexique : six lacs fermés aux activités impliquant un contact avec l’eau après le décès d’un moniteur de ski nautique de 34 ans.
Responsable :Naegleria fowleri, une amibe microscopique vivant dans les eaux douces chaudes.
Contamination : par le nez, lorsque l’eau infectée atteint les voies olfactives, et non par ingestion.
Danger : une infection cérébrale rare, mais mortelle dans plus de 97 % des cas recensés.
En Bretagne : un autre risque existe dans les eaux douces, la leptospirose, surnommée « maladie du rat ».
Prévention : connaître la qualité des eaux fréquentées, limiter les projections dans le nez et protéger les plaies.
Seuls quelques laboratoires américains, dont ceux des CDC, sont capables de rechercher la présence de l’amibe Naegleria fowleri dans le liquide céphalorachidien d’un patient, comme le montre cette image. Photos : Dr James Roberts, Children’s Healthcare of Atlanta.
Une amibe capable d’atteindre le cerveau
En octobre 2026, les autorités du Yucatán, au Mexique, ont restreint les activités aquatiques dans six lacs après le décès d’un homme infecté par Naegleria fowleri.
Cette amibe unicellulaire vit naturellement dans les eaux douces chaudes, notamment les lacs, étangs, rivières et sources thermales. Elle se nourrit habituellement de bactéries.
Lorsqu’elle pénètre profondément dans le nez, elle peut atteindre le cerveau par les voies olfactives et provoquer une méningo-encéphalite amibienne primitive.
Les symptômes apparaissent généralement quelques jours après l’exposition : violents maux de tête, fièvre, vomissements, raideur de la nuque, puis troubles neurologiques.
L’évolution peut être foudroyante. Une consultation médicale immédiate est indispensable.
Et chez nous, en Bretagne ?
Il existe un autre danger microbiologique dans les eaux douces : la leptospirose, également appelée « maladie du rat ».
Cette infection est provoquée par des bactéries du genre Leptospira, principalement transmises par l’urine d’animaux infectés, notamment les rongeurs. La contamination peut survenir par une plaie ou les muqueuses lors d’activités aquatiques.
Je l’ai découverte personnellement lorsqu’un de mes jeunes élèves, qui pratiquait le kayak à l’autre bout de l’étang de Jugon-les-Lacs, a contracté cette maladie.
Avant d’en parler, j’avais contacté l’école de voile et la Maison de la pêche afin de vérifier la réalité de ce risque. Toutes deux m’avaient confirmé que la leptospirose pouvait bien être contractée dans ce type d’environnement.
Or, ce site touristique des Côtes-d’Armor accueille des activités de voile, kayak, paddle et aviron, y compris pour les scolaires. Des descentes de l’Arguenon sont également proposées.
La baignade est officiellement interdite dans le grand étang de Jugon. Mais quelle information précise les pratiquants reçoivent-ils sur les risques microbiologiques, les analyses de l’eau et les éventuels traitements appliqués ?
Je m’interroge également sur les substances utilisées pour l’entretien sanitaire de ces plans d’eau. Sans connaître leur nature, leurs concentrations et les résultats des analyses, impossible d’en évaluer les conséquences.
Le cas de mon ancien élève mérite donc de soulever une question plus large : l’information sanitaire est-elle suffisamment accessible aux familles et aux personnes qui pratiquent des activités nautiques ?
Deux micro-organismes, deux voies de contamination
Naegleria fowleri et Leptospira n’appartiennent pas à la même famille biologique.
La première pénètre par le nez et peut atteindre le cerveau en remontant les voies olfactives. La seconde entre généralement dans l’organisme par une plaie ou une muqueuse, puis peut provoquer une infection touchant notamment les reins et le foie.
Leurs points communs : une exposition possible en eau douce et l’importance d’une prévention adaptée.
Pour les activités nautiques, mieux vaut éviter d’avaler de l’eau, protéger les plaies, se doucher après la pratique et limiter les projections dans le nez. Pour les lavages nasaux, utiliser exclusivement une eau stérile, distillée ou préalablement bouillie puis refroidie.
Conclusion chers lecteurs : une eau agréable à regarder n’est pas nécessairement une eau sans risque microbiologique !
Il arrive un moment où l’on sait qu’un changement est devenu nécessaire.
On sait parfois très bien ce que l’on veut quitter, arrêter ou transformer. En revanche, la suite est moins évidente. Plusieurs questions se mélangent, les priorités deviennent difficiles à établir et l’on tourne autour des mêmes possibilités sans parvenir à déterminer par où commencer.
C’est précisément pour ces périodes charnières que j’ai créé LE LABO.
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Je connais moi-même les grands virages de vie : j’ai quitté plusieurs postes stables et bien payés, déménagé, séjourné plusieurs mois à l’étranger, vécu des séparations et plusieurs fois réorienté ma vie.
Ces changements n’ont jamais reposé sur l’attente passive d’une solution extérieure. J’ai toujours eu des objectifs clairs et une forte volonté d’avancer en agissant.
Débrouillarde et créative, j’ai appris à m’adapter, chercher des solutions, développer de nouvelles compétences et créer mes propres activités pour construire la vie que je voulais réellement.
À cela s’ajoutent 15 années passées quotidiennement auprès d’adolescents, une expérience qui m’a permis d’observer de très près l’être humain, ses résistances, ses ressources, ses contradictions et ses mécanismes psychologiques.
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Le point A, c’est votre situation aujourd’hui.
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Entre les deux se trouvent parfois des obstacles très concrets, mais aussi des peurs, des habitudes, des croyances, un manque de confiance, un manque d’énergie, un manque de méthode ou simplement trop de paramètres à gérer simultanément.
Nous commençons donc par regarder où vous en êtes réellement, ce que vous voulez transformer et ce qui mérite d’être traité en priorité.
Puis nous avançons.
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Pour moi, un accompagnement réussi doit progressivement rendre plus autonome, et non créer une dépendance envers la personne qui accompagne.
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Mais les décisions restent les vôtres.
Cette dimension souveraine et supramentale est au cœur du LABO : retrouver suffisamment de clarté, de discernement et de confiance dans vos propres ressources pour reprendre pleinement la direction de votre vie.
Les 30 jours servent à créer une impulsion forte.
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Vous pourrez également me poser vos questions avant de prendre votre décision.
Pourquoi une plante traditionnellement antiparasitaire possède-t-elle également une activité antitumorale remarquable ?
Il existe parfois, en phytothérapie et en pharmacologie, des rapprochements suffisamment inhabituels pour mériter une véritable enquête.
Le Pao Pereira (littéralement « bois de poirier » en portugais-brésilien), arbre médicinal sud-américain, en fournit un remarquable exemple.
Son écorce possède une longue histoire d’utilisation contre les fièvres et le paludisme, et la recherche moderne a confirmé que plusieurs de ses alcaloïdes exercent effectivement une activité contre des protozoaires.
Cette même plante a pourtant montré des propriétés antitumorales importantes dans différents modèles expérimentaux de cancers de la prostate, du pancréas ou de l’ovaire.
Cette double activité pourrait n’être qu’une particularité pharmacologique.
Un élément complique toutefois l’histoire : le Pao Pereira n’est pas un cas isolé.
Deux médicaments antiparasitaires, l’ivermectine et le mébendazole, font eux aussi l’objet de recherches en cancérologie en raison de propriétés antitumorales observées expérimentalement.
Parallèlement, certaines recherches en biologie évolutive décrivent la cellule cancéreuse comme une cellule perdant progressivement plusieurs caractéristiques propres à la multicellularité, pour retrouver une forme d’autonomie rappelant certains programmes biologiques unicellulaires.
Deux questions méritent alors d’être posées :
Pourquoi certaines substances antiparasitaires sont-elles également capables d’affecter fortement certaines cellules tumorales ?
Et cette convergence nous apprend-elle quelque chose sur la nature biologique du cancer ?
1. Pao Pereira : une écorce sud-américaine riche en alcaloïdes
Le Pao Pereira, Geissospermum vellosii, appartient à la famille des Apocynaceae.
C’est principalement son écorce qui est employée et étudiée, riche d’une diversité remarquable d’alcaloïdes indoliques et carboliniques, parmi lesquels :
la flavopéréirine, la geissospermine, la geissolosimine et la geissoschizoline.
Les analyses chromatographiques modernes montrent d’ailleurs que la chimie de cette écorce est encore plus complexe qu’on ne le pensait.
Une caractérisation publiée en 2022 a permis d’identifier de nombreux alcaloïdes, dont plusieurs structures jamais décrites auparavant dans cette plante [Source 1].
Cette précision est importante en phytothérapie, car le Pao Pereira n’est pas une molécule unique.
Une poudre d’écorce, un extrait standardisé, une fraction enrichie en alcaloïdes et une molécule isolée comme la flavopéréirine sont quatre préparations pharmacologiquement différentes.
Les résultats obtenus avec l’une ne peuvent donc pas être automatiquement attribués aux autres.
2. Avant d’être étudié contre le cancer, le Pao Pereira était déjà antipaludique
L’utilisation traditionnelle du Pao Pereira contre le paludisme est particulièrement intéressante, puisque le paludisme est provoqué non par une bactérie ou un virus, mais par un protozoaire du genre Plasmodium.
Une étude publiée dans le Journal of Ethnopharmacology a précisément testé les alcaloïdes de l’écorce de Geissospermum vellosii contre Plasmodium falciparum.
L’extrait brut présentait une activité antiplasmodiale, tout comme plusieurs alcaloïdes isolés.
La geissolosimine se distinguait notamment avec une IC50 d’environ 0,96 µM [Source 2].
L’usage traditionnel antipaludique trouve ainsi une confirmation expérimentale particulièrement intéressante.
Mais le spectre ne s’arrête pas à Plasmodium.
3. Flavopéréirine et Leishmania : une activité antiparasitaire particulièrement nette
La flavopéréirine, alcaloïde présent dans le Pao Pereira, a été étudiée contre Leishmania amazonensis.
Les chercheurs ont observé une activité leishmanicide in vitro importante, avec une IC50 d’environ :
0,23 µg/mL après 24 heures
et
0,15 µg/mL après 72 heures.
Ils ont également étudié son interaction avec l’oligopeptidase B, enzyme importante chez les trypanosomatidés [Source 3].
D’autres travaux consacrés au genre Geissospermum rapportent par ailleurs des activités contre Trypanosoma cruzi.
Il convient toutefois d’être précis : ces données concernent des protozoaires et ne permettent pas de présenter le Pao Pereira comme un vermifuge universel contre l’ensemble des helminthes.
Nous pouvons en revanche parler sans difficulté d’une activité antiprotozoaire expérimentalement démontrée.
Et c’est ici que l’histoire devient étonnante !
4. Pao Pereira et cancer : des résultats précliniques impressionnants
Les recherches modernes sur les propriétés antitumorales du Pao Pereira sont historiquement associées aux travaux du biologiste Mirko Beljanski, qui s’intéressait notamment aux différences entre ADN normal et ADN tumoral.
Après sa disparition, elles se sont poursuivies dans différentes équipes universitaires.
Cancer de la prostate
Une étude publiée en 2009, réalisée notamment au Columbia University Medical Center, a étudié un extrait de Pao Pereira enrichi en alcaloïdes carboliniques (54 % du lot expérimental).
Sur les cellules humaines LNCaP de cancer prostatique, l’extrait inhibait la croissance cellulaire de manière dose-dépendante et induisait l’apoptose.
Inhibition de la prolifération dans les xénogreffes tumorales LNCaP après six semaines d’administration d’extrait de Pao Pereira par gavage. A. Les cellules présentant un marquage foncé correspondent aux cellules en prolifération (incorporation de BrdU, grossissement ×200). Dans la publication originale, ce marquage est décrit comme bleu foncé, mais il apparaît ici en niveaux de gris. B. Quantification des cellules en prolifération dans les xénogreffes tumorales LNCaP pour les différents groupes de traitement. Les barres d’erreur indiquent ± l’erreur standard de la moyenne (SEM). p < 0,05, test t de Student. Source : Bemis DL et al., « β-Carboline Alkaloid-Enriched Extract from the Amazonian Rain Forest Tree Pao Pereira Suppresses Prostate Cancer Cells », Journal of the Society for Integrative Oncology, 2009, 7(2):59-65, Figure 5. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6358020/ Induction de l’apoptose dans les xénogreffes tumorales LNCaP après six semaines d’administration orale d’extrait de Pao Pereira. A. Les cellules présentant un marquage foncé correspondent aux cellules en cours d’apoptose (marquage TUNEL, grossissement ×200). Dans la publication originale, ce marquage est décrit comme brun, mais il apparaît ici en niveaux de gris. B. Quantification des cellules apoptotiques dans les xénogreffes tumorales LNCaP pour les différents groupes de traitement. Les barres d’erreur indiquent ± l’erreur standard de la moyenne (SEM). p < 0,05, test t de Student. Source : Bemis DL et al., « β-Carboline Alkaloid-Enriched Extract from the Amazonian Rain Forest Tree Pao Pereira Suppresses Prostate Cancer Cells », Journal of the Society for Integrative Oncology, 2009, 7(2):59-65, Figure 6. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6358020/
Administré à des souris porteuses de xénogreffes humaines, il a supprimé la croissance tumorale jusqu’à environ 80 % dans certains groupes.
Résultat particulièrement intéressant : la relation dose-effet n’était pas linéaire.
Les doses de 10 et 20 mg/kg/jour se montraient plus efficaces que la dose de 50 mg/kg/jour [Source 4].
Un détail pharmacologiquement précieux, puisqu’il rappelle que davantage n’est pas nécessairement synonyme de mieux.
Cancer du pancréas
Une équipe de l’University of Kansas Medical Center a étudié le Pao Pereira sur cinq lignées de cancer pancréatique.
L’extrait provoquait une apoptose dose-dépendante dans les cinq lignées, et son association à la gemcitabine produisait une interaction synergique [Source 5].
Cancer de l’ovaire
Dans un modèle animal, le Pao Pereira seul produisait environ 79 % d’inhibition de croissance tumorale.
Associé au carboplatine, ce chiffre atteignait environ 97 % dans les conditions expérimentales de l’étude [Source 6].
Effet du Pao Pereira et de l’association Pao Pereira + carboplatine sur le cancer de l’ovaire dans un modèle murin intrapéritonéal. Des cellules de cancer ovarien SHIN-3 (2,6 × 10⁶ cellules) ont été inoculées par voie intrapéritonéale à des souris nude. Sept jours après l’inoculation des cellules tumorales, les traitements ont débuté avec l’administration intrapéritonéale de Pao Pereira à 20 mg/kg/jour (Pao20) ou 50 mg/kg/jour (Pao50), de carboplatine à 15 mg/kg/semaine (Cp), ainsi que des associations respectives de Pao Pereira et de carboplatine (Cp + Pao20 et Cp + Pao50). Les souris du groupe contrôle ont reçu une injection de DMSO à 5 %. Le traitement a duré 23 jours. A. Poids tumoral total. B. Volume de l’ascite. C. Nombre de cellules non sanguines présentes dans le liquide d’ascite, utilisé comme indicateur de la présence de cellules tumorales dans l’ascite. D. Clivage de la caspase-3 et de PARP dans les échantillons tumoraux provenant des différents groupes de traitement. E. Coloration H&E (hématoxyline-éosine) des principaux organes des différents groupes de traitement. Les reins, le foie et la rate ont été prélevés dans chaque groupe, fixés dans du formaldéhyde à 4 %, puis soumis à une analyse histologique. *p < 0,05 ; **p < 0,01 ; ***p < 0,001 par rapport au groupe contrôle. #p < 0,05 ; ##p < 0,01 ; ###p < 0,001 par rapport au groupe traité par carboplatine. Source : Yu J, Chen Q. « The plant extract of Pao pereira potentiates carboplatin effects against ovarian cancer ». Pharmaceutical Biology. 2014;52(1):36-43. Figure 4. https://www.tandfonline.com/doi/full/10.3109/13880209.2013.808232
Ces résultats sont considérables, mais leur niveau de preuve doit être immédiatement précisé : il s’agit essentiellement de recherche préclinique, sur cellules et animaux.
Un résultat de 79 ou 80 % chez une souris porteuse d’une xénogreffe ne signifie pas 79 ou 80 % de guérisons chez des personnes atteintes de cancer.
Cette distinction ne diminue pas l’intérêt des résultats, elle permet simplement de les interpréter correctement.
5. Une même plante contre protozoaires et cellules tumorales : pourquoi ?
Le Pao Pereira contient des molécules capables de perturber Plasmodium, Leishmania et certaines cellules tumorales.
Une première explication est relativement simple.
Protozoaires et cellules cancéreuses doivent assurer plusieurs fonctions biologiques fondamentales communes :
répliquer leur matériel génétique, proliférer, produire de l’énergie, exploiter leur environnement et résister aux mécanismes menaçant leur survie.
Une substance perturbant certaines de ces fonctions pourrait donc agir dans les deux situations sans qu’il existe nécessairement de relation directe entre cancer et parasitisme.
Les alcaloïdes carboliniques sont précisément des molécules biologiquement puissantes.
Selon leur structure, certains représentants de cette famille peuvent interagir avec l’ADN, certaines enzymes et différentes voies contrôlant prolifération et mort cellulaire.
Dans les expériences réalisées avec le Pao Pereira sur des cellules cancéreuses, plusieurs mécanismes liés à l’apoptose et à la survie cellulaire ont d’ailleurs été observés.
Une seconde hypothèse rend cependant la question encore plus intéressante.
6. Le cancer pourrait-il correspondre en partie à un retour vers l’unicellularité ?
Une branche de la biologie évolutive du cancer explore l’hypothèse atavique.
Dans un organisme multicellulaire, une cellule normale n’est pas libre.
Elle coopère avec les cellules environnantes, respecte les signaux lui demandant d’arrêter sa multiplication, reste dans le tissu auquel elle appartient et accepte sa propre destruction lorsque l’organisme lui en transmet le signal.
La multicellularité repose ainsi sur une limitation de l’autonomie individuelle de la cellule.
La cellule cancéreuse fait progressivement l’inverse :
Elle prolifère indépendamment, contourne certains signaux de mort, détourne les ressources de son environnement, modifie son métabolisme, envahit les tissus voisins et peut migrer pour coloniser d’autres territoires.
L’hypothèse atavique propose que certains aspects du cancer puissent correspondre à la réactivation de programmes biologiques très anciens, hérités de périodes précédant ou accompagnant l’émergence de la multicellularité [Source 7].
Cette théorie est réellement discutée dans la littérature scientifique contemporaine, mais elle reste une hypothèse évolutive, non une explication définitivement établie de l’ensemble des cancers.
Dire qu’une cellule cancéreuse retrouve certaines caractéristiques fonctionnelles de la vie unicellulaire n’équivaut pas à dire qu’elle est littéralement devenue un protozoaire.
Mais la proximité fonctionnelle mérite d’être étudiée.
7. Des cellules cancéreuses au comportement amiboïde, et des frontières qui s’estompent
La comparaison devient encore plus frappante lorsqu’on examine la migration tumorale.
Certaines cellules cancéreuses utilisent ce que la littérature appelle une migration amiboïde.
Elles deviennent arrondies, très déformables, modifient leurs interactions avec leur environnement et progressent dans les tissus selon un comportement rappelant celui d’organismes unicellulaires amiboïdes (comme certains protozoaires parasites !)
Ce phénomène joue notamment un rôle dans l’invasion tumorale et les métastases.
Migration amiboïde de cellules cancéreuses en environnement 3D. Les panneaux D et E montrent des cellules cancéreuses « Lead » et « Lag » migrant dans des microcanaux tridimensionnels très étroits. Les cellules Lead, présentant un comportement migratoire plus amiboïde, se déplacent plus rapidement et franchissent plus efficacement les rétrécissements des microcanaux. Source : George BM et al., Rapid cancer cell perineural invasion utilizes amoeboid migration, PNAS, 2023, Figure 5
Ressemblance fonctionnelle ne signifie pas identité biologique, mais un motif se dessine :
autonomie, prolifération, plasticité, mobilité, invasion et adaptation à l’environnement.
Autant de propriétés essentielles aussi bien à certains organismes unicellulaires qu’à une population tumorale agressive.
Parfois, la frontière entre parasite et cancer devient réellement stupéfiante.
En 2015, le New England Journal of Medicine a publié le cas d’un homme infecté par le ténia Hymenolepis nana, présentant des lésions ressemblant à un cancer.
Les analyses génétiques ont révélé que les cellules proliférant dans ses tissus n’étaient pas humaines mais provenaient du ténia.
Il s’agissait de cellules parasitaires anormales, génétiquement altérées, proliférantes et capables d’envahir les tissus humains.
Les auteurs parlent explicitement d’un nouveau mécanisme reliant infection et cancer [Source 8].
Ce cas s’est produit chez un patient sévèrement immunodéprimé, infecté par le VIH avec un taux de CD4 très bas : à ce jour, cette transformation maligne d’un parasite n’a été documentée que dans ce contexte d’immunité fortement affaiblie.
Cela ne signifie évidemment pas que les cancers humains habituels proviennent de ténias.
Mais cette observation démontre que les cellules d’un parasite peuvent elles-mêmes subir une transformation néoplasique et constituer des masses tumorales invasives chez l’être humain.
8. Certains parasites sont réellement cancérogènes
La relation parasites-cancer ne s’arrête pas à ce cas exceptionnel.
Certaines infections parasitaires sont reconnues comme cancérogènes :
Schistosoma haematobium est associé au cancer de la vessie.
Opisthorchis viverrini et Clonorchis sinensis sont associés au cholangiocarcinome, cancer des voies biliaires.
Ces associations ont fait l’objet d’évaluations du Centre international de recherche sur le cancer [Source 9].
Nous savons donc avec certitude que, dans certaines situations, un parasite peut participer au processus conduisant au cancer, sans que cela permette d’en déduire que tous les cancers ont une origine parasitaire.
9. Hulda Clark : une hypothèse beaucoup plus radicale
La biologiste Hulda Regehr Clark défendait une proposition beaucoup plus ambitieuse, attribuant notamment à Fasciolopsis buski un rôle central dans le développement du cancer.
Cette affirmation précise n’a pas été démontrée expérimentalement.
On ne peut pas présenter aujourd’hui l’équation « cancer = Fasciolopsis buski » comme un fait scientifique établi.
La question générale des relations entre parasitisme et cancer reste en revanche parfaitement légitime.
Nous savons désormais que :
certains parasites sont cancérogènes,
qu’un parasite peut lui-même développer une prolifération néoplasique chez son hôte,
que certaines cellules tumorales présentent des propriétés rappelant une autonomie unicellulaire,
et que plusieurs substances antiparasitaires possèdent parallèlement des propriétés antitumorales expérimentales.
C’est là qu’apparaît un autre rapprochement particulièrement intéressant.
10. L’ivermectine et le mébendazole : le même schéma se répète
L’ivermectine
L’ivermectine est connue avant tout comme antiparasitaire, mais une littérature expérimentale importante s’est développée autour de ses propriétés anticancéreuses potentielles.
Des travaux sur cellules et animaux ont rapporté des effets sur :
la prolifération tumorale, l’apoptose, la migration, l’angiogenèse et différentes voies moléculaires, notamment PAK1, Akt/mTOR, Wnt/β-caténine et STAT3 selon les modèles. [Source 10]
Une importante revue de pharmacologie publiée en 2021 est d’ailleurs intitulée :
« Ivermectin, a potential anticancer drug derived from an antiparasitic drug » [Source 11].
Des témoignages de patients circulent depuis plusieurs années, rapportant des rémissions ou évolutions favorables après utilisation d’ivermectine.
Ces observations constituent des signaux cliniques potentiels intéressants, mais elles ne permettent pas à elles seules d’établir un lien de causalité, notamment lorsque d’autres interventions sont menées en parallèle.
La question fait désormais l’objet de recherches cliniques, notamment dans le cancer du sein triple négatif métastatique [Source 12].
Le mébendazole
Le mébendazole, utilisé contre différents vers parasites, constitue un autre exemple, avec une logique pharmacologique particulièrement claire.
Son activité anthelminthique implique les microtubules, structures indispensables à la survie et à la division cellulaire, qui jouent également un rôle essentiel dans la division des cellules tumorales.
Le mébendazole a par ailleurs atteint le stade des essais cliniques en cancérologie, notamment dans une étude de phase I menée chez des patients atteints de gliomes de haut grade récidivants [Source 13].
Plus intriguant encore, un cas clinique publié rapporte, chez un patient atteint d’un corticosurrénalome métastatique, après plusieurs traitements antérieurs, une régression initiale des métastases sous mébendazole en monothérapie, suivie d’un contrôle de la maladie pendant 19 mois. La progression a finalement repris après 24 mois [Source 14].
Ces données ne permettent pas encore de conclure à une efficacité anticancéreuse établie du mébendazole, mais montrent que son potentiel antitumoral chez l’être humain ne repose plus uniquement sur des expériences cellulaires et animales.
11. Coïncidence pharmacologique ou vulnérabilité biologique commune ?
Trois exemples se dégagent désormais :
Le Pao Pereira, avec une activité antiprotozoaire et une activité antitumorale préclinique.
L’ivermectine, avec une activité antiparasitaire et une activité antitumorale préclinique.
Le mébendazole, avec une activité anthelminthique, une activité antitumorale expérimentale et de premières études cliniques.
Aucun de ces exemples ne démontre que le cancer soit un parasite.
Mais ils montrent que certaines vulnérabilités biologiques exploitées pour combattre les parasites existent également dans certaines cellules tumorales.
La question devient alors :
S’agit-il seulement de cibles moléculaires partagées par hasard, ou cette convergence reflète-t-elle une parenté fonctionnelle plus profonde entre la cellule tumorale autonome et certaines formes de vie unicellulaire ?
À ce jour, nous n’avons pas la réponse.
12. Ce que nous savons, ce que nous supposons, ce que nous ignorons
Ce que nous savons
Nous savons que le Pao Pereira possède une activité antiprotozoaire expérimentalement démontrée.
Nous savons que ses alcaloïdes, notamment la flavopéréirine et la geissolosimine, sont pharmacologiquement puissants.
Nous savons que des extraits standardisés ont produit des effets antitumoraux importants dans plusieurs modèles précliniques.
Nous savons aussi que certains parasites sont réellement cancérogènes.
Des cellules cancéreuses peuvent adopter un comportement amiboïde.
Un ténia a même produit chez un être humain des cellules néoplasiques parasitaires invasives.
Et plusieurs médicaments antiparasitaires présentent parallèlement des propriétés antitumorales expérimentales.
Ce que nous pouvons raisonnablement supposer
Nous pouvons raisonnablement explorer l’idée que protozoaires et cellules tumorales partagent suffisamment de mécanismes biologiques fondamentaux pour présenter certaines vulnérabilités pharmacologiques communes.
Nous pouvons également explorer l’hypothèse selon laquelle la perte des contraintes liées à la multicellularité participe à cette proximité fonctionnelle.
Ce que nous ignorons encore
Nous ne pouvons pas affirmer aujourd’hui que les cellules constituant les cancers humains habituels soient littéralement des protozoaires.
Nous ne pouvons pas davantage affirmer que les mécanismes responsables de l’activité antiparasitaire du Pao Pereira soient exactement ceux qui expliquent ses effets antitumoraux.
Enfin, les données cliniques humaines robustes concernant le Pao Pereira en cancérologie manquent encore.
Et si le Pao Pereira nous posait une question beaucoup plus importante ?
Nous étions partis d’une écorce sud-américaine traditionnellement utilisée contre le paludisme, pour découvrir des alcaloïdes capables d’inhiber Plasmodium et Leishmania, puis retrouver cette même plante dans des laboratoires étudiant les cancers de la prostate, du pancréas et de l’ovaire.
Sont ensuite apparus l’ivermectine et le mébendazole, deux antiparasitaires présentant eux aussi des propriétés antitumorales.
Et, en filigrane, une question beaucoup plus profonde :
qu’est-ce qu’une cellule cancéreuse ?
Une cellule humaine génétiquement altérée, certainement.
Mais aussi une cellule qui cesse progressivement de respecter les règles de l’organisme multicellulaire auquel elle appartient.
Elle prolifère pour elle-même, résiste, s’adapte, migre, envahit, retrouvant en quelque sorte une autonomie que des centaines de millions d’années d’évolution multicellulaire avaient précisément appris à contrôler.
Cela ne démontre pas que le cancer soit un parasite.
Mais les liens entre parasitologie, pharmacologie antiparasitaire, Pao Pereira et biologie évolutive du cancer sont suffisamment remarquables pour mériter beaucoup plus de recherches.
La question de fond n’est peut-être donc pas : « Le cancer est-il un parasite ? » mais plutôt : Quelles caractéristiques biologiques fondamentales les cellules tumorales et certains parasites partagent-ils, et peut-on utiliser ces vulnérabilités communes ?
Les résultats présentés dans cet article proviennent essentiellement de recherches précliniques (cellules, modèles animaux) et ne constituent pas une recommandation thérapeutique. Toute substance mentionnée ici, y compris à visée antitumorale expérimentale, ne doit jamais remplacer un traitement conventionnel sans l’avis d’un professionnel de santé.
SOURCES SCIENTIFIQUES
1. Aigotti R. et al. (2022). Characterization of alkaloids in bark extracts of Geissospermum vellosii by HPLC-UV-diode array-multistage high-resolution mass spectrometry. Journal of Chromatography B, 1203, 123307. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35665643/
2. Mbeunkui F. et al. (2012). In vitro antiplasmodial activity of indole alkaloids from the stem bark of Geissospermum vellosii. Journal of Ethnopharmacology, 139(2), 471-477. https://doi.org/10.1016/j.jep.2011.11.036
3. da Silva e Silva J.V. et al. (2019). Flavopereirine, an Alkaloid Derived from Geissospermum vellosii, Presents Leishmanicidal Activity In Vitro. Molecules, 24(4), 785. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6412932/
4. Bemis D.L. et al. (2009). β-Carboline Alkaloid-Enriched Extract from the Amazonian Rain Forest Tree Pao Pereira Suppresses Prostate Cancer Cells. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6358020/
5. Dong R. et al. (2013). Inhibition of pancreatic cancer and potentiation of gemcitabine effects by the extract of Pao Pereira. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23674070/
8. George S., Martin J.A.J., Graziani V., Sanz-Moreno V. (2023). Amoeboid migration in health and disease: Immune responses versus cancer dissemination. Frontiers in Cell and Developmental Biology, 10, 1091801. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36699013/ Référence complémentaire récente : Ghose R., Sanz-Moreno V. (2026). Amoeboid cancer cells at a glance. Journal of Cell Science, 139(10), jcs264674. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42212523/
10. International Agency for Research on Cancer (IARC). Biological Agents. IARC Monographs, Volume 100B. Évaluation notamment de Schistosoma haematobium, Opisthorchis viverrini et Clonorchis sinensis. https://publications.iarc.who.int/119
12. ClinicalTrials.gov. NCT05318469. Ivermectin in Combination With Balstilimab or Pembrolizumab in Patients With Metastatic Triple Negative Breast Cancer. https://clinicaltrials.gov/study/NCT05318469
13. Patil V.M. et al. (2020). Reverse swing-M, phase 1 study of repurposing mebendazole in recurrent high-grade glioma. Cancer Medicine, 9(13), 4676-4685. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32400117/