Faut-il faire la guerre pour avoir la paix ? Focus sur « La Ligne Maginot » – 2WW –

L’ouvrage de Schoenenbourg en Alsace

Certains ont accusé d’inutilité les constructions de la Ligne Maginot en Alsace alors qu’en réalité, c’est grâce à elles qu’Hitler est passé par la Belgique.

L’ouvrage de Schoenenbourg en Alsace, dans le Bas-Rhin, a été construit dès 1931. Il est le plus grand édifice de la ligne Maginot à être ouvert au public dans la région. Il représente à l’époque un boom technologique car l’ouvrage produit sa propre électricité. Ce sont les ingénieurs du génie militaire qui ont mis au point cela ainsi que de véritables machines de guerre (le bloc mitraillette est très impressionnant car monumental et très précis). Lire la suite

De la joie au milieu des bombes

Le photographe syrien Hosam Katan a observé le quotidien des habitants de la ville d’Alep (côté Est) entre 2013 et 2015. De façon merveilleusement surprenante, c’est la joie et la dignité qui transparaissent essentiellement.

On y perçoit de façon émouvante comment l’humain parvient à conserver son honneur au milieu de l’enfer des bombes, des tirs de snipers, des incarcérations, des tortures, et des privations des ressources de base.

Leur arme, c’est la joie arrachée au fond de leurs coeurs meurtris. En eux surgit la force de la résilience, cette capacité « d’un corps à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale » ( Boris Cyrulnik, psychiatre, spécialiste de la résilience).

Photographe reconnu internationalement, Hosam Katan a le projet de publier un recueil de photos nommé Yalla Habibi – Living with war in Aleppo (Allez mon amour – Vivre en tant de guerre à Alep). Ces photos ne veulent pas seulement témoigner de la force vive des habitants d’Alep et « provoquer l’empathie mais elles cherchent aussi susciter une réflexion sur la justice, le sens des responsabilités et la dignité humaine »explique Hosam Katan.

Une méditation pour tous les occidentaux qui se plaignent de rien, sans arrêt.

La maquette de son recueil a récemment reçu le prix PX3, Prix de la Photographie à Paris en 2017 (category : Professional Book, Documentary – Silver). Reste à obtenir des fonds…A bon entendeur !

Petite vidéo de son travail et du projet d’édition ci-dessous.

https://www.kickstarter.com/projects/1884386802/yalla-habibi-living-with-war-in-aleppo

habibi.jpg

Heroes – Refugees (French & English poem)

Vous avez quitté la violence, la mort
Vous avez traversé les frontières
Avec bien peu d’affaires à bord
Vous avez fui l’humain sanguinaire
Du réconfort ? Non des squats pénitentiaires
Voilà ce que la France, pays des Droits de l’Homme
Offre à ceux qui demandent l’asile
Elle est belle l’Europe, la cruelle matrone
Qui installe des barbelés, des chiens fébriles

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Un Alsacien prisonnier de guerre en Russie de Marcel Frédéric Weber – Récit –

Ce récit raconte la détention de mon grand-père alsacien, enrôlé de force dans l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale alors qu’il n’était qu’un tout jeune homme. Envoyé sur le front russe, il est fait prisonnier puis emmené dans un camp de travail, à Tambow, au sud-est de Moscou. Ce qu’il raconte est difficile bien sûr car il relate les privations, la cruauté, la bêtise sans fond de l’espèce humaine mais c’est aussi un récit de dignité et de courage qui peut parler à chacun aujourd’hui. C’est un pan de l’histoire, celui des « Malgré-Nous », ces Alsaciens, Lorrains et Luxembourgeois qui furent obligés de se battre dans le camp ennemi.

J’ai toujours admiré mon grand-père pour son sens de l’humour et la façon qu’il avait de se moquer gentiment des idiots. Avec lui, je me sentais toujours en sécurité, ma petite main dans la sienne, grande et chaude. Souvent il me donnait des leçons de vie. Par exemple, une fois, à Mulhouse, devant la prison, il m’a dit : « Tu vois ce mur ? Dis toi bien qu’il y a toujours un moyen de le passer… » Il m’a offert la liberté et la liberté d’esprit…Merci Marcel Frédéric Weber. Ah ! Comme j’aime son rire, son indépendance d’esprit, son courage, sa dignité, sa force, sa créativité, sa peinture merveilleuse ! Il est mort mais c’est comme s’il soufflait encore des choses à mon oreille. Par ce récit, qu’il avait lui-même écrit ( je n’ai fait que mettre en forme) il est aussi encore vivant. Que son expérience puisse donner espoir en l’humain, à l’image de ces femmes russes qui glissaient des carottes à travers les barbelés à un jeune forçat affamé…


PAPI
Mon grand-père alsacien Marcel Frédéric Weber

Je me rendis aux Russes après avoir appris que Paris était libéré grâce à un tankiste alsacien qui accédait à des informations par radio. Je me disais alors que la guerre allait bientôt se terminer. La sixième armée dont je faisais partie de façon involontaire était engagée dans de violents combats en Bessarabie (région aujourd’hui partagée entre la Moldavie et l’Ukraine). Je décidai de me protéger dans un trou et de laisser passer le déluge d’artillerie. Puis, la situation s’étant calmée, je me risquai à sortir la tête pour voir comment se présentait la situation. A cinquante mètres de moi, je vis un Russe qui lui aussi observait le champ de bataille. Il me fit signe de venir. C’était un Blanc. Habituellement, en face de nous, il y avait des Asiates. Je répondis à son signe et courus les mains en l’air jusqu’à lui. Je compris alors qu’ils étaient trois. Ils me fouillèrent sommairement puis m’envoyèrent à l’arrière où d’autres me prirent en charge. Ils braquaient constamment sur moi le canon d’un M. P.

Entre-temps, d’autres soldats ayant remarqué qu’on ne m’avait pas tué, vinrent nous rejoindre ; nous formâmes un groupe d’une trentaine d’individus. On nous rassembla tous dans la cour d’une ferme, toujours avec les mains sur la tête. C’est à ce moment là que je réalisai que nous étions considérés comme des êtres extrêmement dangereux. Ils nous fouillèrent encore et nous enlevèrent notre « Soldbuch » (livret militaire). Nous n’étions désormais sans plus aucun papier.

Ce récit est en vente sur Amazon en cliquant ci-dessous :

Ce livre est disponible en e-book ici 

Première de couverture
Un Alsacien prisonnier de guerre en Russie

©Anna Scheele


Sur le camp de Tambov, où était mon grand-père, voici un livre très complet : La tragédie des Malgré-nous de Pierre Rigoulot.

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Un livre bien documenté sur les « Malgrés-Nous » auquel mon grand-père a participé.

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