Mams et Merlin on the road #14

Nous arrivons en bus local à Sadec, toujours dans le delta du Mékong, au Vietnam. Nous suivons une petite route sans cesse encadrée par les multiples méandres du fleuve. J’ai l’impression d’être au milieu d’une touffe de cheveux monumentale tellement le fleuve se divise. C’est encore un grand bonheur de voyager au plus simple, au plus près des gens, des locaux. Comme d’habitude mes jambes sont trop grandes pour les caser contre le siège de devant, et celles de Merlin sont piles à la bonne dimension. Pour les asiatiques je suis surdimensionnée. Bref, on se met en biais. La femme devant nous ne cesse de se retourner en touchant sa joue et en montrant notre visage. Je comprends qu’elle apprécie notre teint. Mais j’en ai marre de ces gens qui ne sont jamais contents de ce que la nature leur a donné. En Occident, les gens font tout leur possible pour être ou paraître bronzés alors qu’ici en Asie, ils se plient en douze pour se blanchir la peau. Depuis la Thaïlande nous voyons des produits cosmétiques blanchissant la peau. En plus, c’est dangereux pour la santé.

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Crèmes pour blanchir la peau

Sadec est une ville dans laquelle je me sens immédiatement bien. Merlin aussi. On arrive sur un marché très riche. Il y a aussi une masse exubérante de bonbons et de gâteaux qui proviennent des fabriques locales. On se croirait dans un conte à la Hansel et Gretel.

Je demande au seul hôtel que je vois en face s’il a une chambre. « Yes, 10 dollars ». Lire la suite

Mams et Merlin on the road #13

Nous quittons Kep dans un van, direction la frontière du Vietnam. La mer défile, scintillante, majestueuse. La mangrove, la jungle, ces paysages nous sourient une dernière fois pendant que le chauffeur ne cesse de klaxonner. Merlin est à l’avant, en copilote. Il aide le chauffeur à boire son thé car sinon il le renverse. Assez vite, à peine une heure après le départ, on s’arrête devant une première barrière, c’est la sortie du royaume du Cambodge. Tout le monde descend afin de faire tamponner son passeport. Un douanier tend un appareil vers nous, je comprends que cela indique notre température corporelle. Mince, je n’ai que 36 degrés…Il nous demande un dollar par personne pour cette visite médicale poussée. Je le regarde amusée et lui dit simplement : « No ». Il n’insiste pas. Encore un petit racket de frontière…Nous passons vers la zone internationale. Nous remplissons une fiche médicale vietnamienne. Avons-nous touché des animaux ? Avons-nous eu la chiasse ? Etc. Nous ‘cochons’ non à tout même si c’est faux pour les animaux mais on ne veut pas d’ennuis. Tampon vietnamien apposé. Levée de barrière. Nous voilà au Vietnam. Encore quelques kilomètres et le jeune chauffeur nous dépose à Ha Tien, toujours sur la côte. A peine arrivés, j’achète un billet de bus local pour Rach Gia car il y a une histoire de rebelle indépendantiste salement assassiné par nous les français et nous voulons en savoir davantage. En attendant le bus, Merlin se fait inviter par un groupe de vietnamiens qui déjeunait par terre. Ni une ni deux, il se retrouve avec un bol de poulpe, du concombre, des tomates. Il goûte et aime la bestiole qu’il mange avec des baguettes. Ils veillent à ce que son bol ne soit pas vide. Merlin se régale et rit avec eux. Ils lui offrent aussi un coca. Ils lui touchent la joue, le regardent avec insistance, avec joie. Ils me proposent aussi du poulpe mais on vient de s’enfiler un en-cas et je le sens pas du tout le poulpe-coca à vrai dire.

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Arrivés à Rach Gia, on se retrouve loin du centre et seules deux moto-taxis patientent à la gare routière. Complètement décomplexé, l’un d’eux se met à tâter les couilles de Merlin en riant. Il se fait pas mal pinçouiller et triturer depuis la Thaïlande mais jusqu’à présent il s’agissait de petites marques d’affection pas du tout gênantes sur le bras ou la joue. Ici, on atteint un degré de proximité…surprenant. Heureusement que Merlin n’est pas pudique, lui ça le fait rire. Moi je trouve ça obscène et je suis prête à rembarrer le gars s’il recommence. On se met d’accord sur un prix et nous revoilà avec le sac à l’avant, le driver, moi en sandwich et Merlin derrière. Chacun avec en plus un sac à dos…Je supplie ma bonne étoile de nous protéger. Il y a encore plus de deux roues que dans les pays précédents. On glisse dans une horde de scooters et de motos qui obéissent à des codes indéchiffrables. Le chauffeur ne trouve pas notre hôtel. Il s’arrête demander la route régulièrement. Enfin il nous dépose et…me demande le double du prix fixé au départ. Je déteste la fourberie et lui donne ce qui était prévu en faisant comme si je n’avais rien compris. Lire la suite

Mams et Merlin on the road #12

Nous arrivons en mode sécure à Phnom Penh, moi dans la peau de Lara et Merlin dans celle de Rambo. Je rappelle que beaucoup de Cambodgiens nous ont avertis des dangers et de la violence de la capitale.

Le bus local met des heures à relier les temples d’Angkor à Phnom Penh et à vrai dire, nous sommes sortis de là complètement vannés et imbibés de musique cambodgienne qu’ils écoutent à fond. Un cuistot indien nous avait préparé deux massalas à emporter car on n’en peut plus de leurs noodles soups. Merlin résiste à sa forte envie de geeker pour observer la route, les gens, les paysages. Nous continuons à suivre le Mékong. Les petites cabanes en bois sont parfois très hautes sur des supports en bois ou en béton, il n’y a presque jamais rien à l’intérieur. Les gens vivent dehors, nous les voyons dans leurs hamacs, attendre un acheteur de fruits ou de babioles d’épicerie. Partout, des animaux en liberté. Parfois, le chauffeur pile devant un bovin et on se regarde avec un air soulagé. Hélas, un accident grave de la circulation s’est encore produit avec une voiture sur le toit et un scooter en mille morceaux. Les gens regardent. Il n’y a pas de secours.

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Mams et Merlin on the water #9

Thaïlande-Laos 📰✒📷 12/16 février 2018

Passer une frontière est parfois simple, souvent complexe. Pour passer au Laos, le bus s’arrête quelques kilomètres avant, ensuite il faut prendre un tuk-tuk, trouver des dollars car les Laotiens n’acceptent que cette maudite monnaie pour payer le visa, reprendre un bus. Montrer les passeports, se faire vérifier le visage avec une caméra, remplir plein de papiers remplis de requêtes pointilleuses (numéro du bus qui nous a amenés, adresse de l’hôtel où nous irons, son téléphone, etc.). J’invente la moitié des infos car nous les ignorons, puis je les refile à nos nouveaux potes de route, un Colombien avec sa chérie Barcelonnaise et un couple de viticulteurs français du Gard, débordants de gentillesse, avec lesquels nous sommes encore aujourd’hui, le lendemain du passage de frontière. En plus, ils connaissent le Vietnam où nous irons après le Cambodge donc ils nous filent des tas de tuyaux.

Je passe à la banque du village.

« How much do you want ?

– One million please. »

Oui, vous avez bien lu, pour la première fois de ma vie je demande à retirer 1 million. Je me crois dans un film ou à la tête d’une mafia opulente de l’opium. Mais un million de kips cela ne vaut que 100 euros…On se retrouve avec une liasse improbable dans l’un des 10 pays les plus pauvres du monde. Merlin reçoit les sourires des laotiennes de son âge. Une petite obèse qui n’en finissait plus de sucer des saucisses en sucre le yeutait sans fin en lui envoyant des sourires timides. Merlin lui en renvoyait autant mais il était tellement mal à l’aise que je n’ai pas pu m’empêcher de rire dans mon sac sous la table du petit resto.

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Mams et Merlin on the road #6

Vendredi 26 janvier

C’est si bon que nous devenons accros aux massages. Pour trois fois rien, les Thaïlandais vous offrent un tel bien être que l’on s’y adonne volontiers, surtout après les balades à pied. Ici à Chiang Mai, il y a des salons de massages Thaï partout : du ventre, des pieds, du dos, de tout le corps, avec éventuellement un petit sac chaud d’herbes médicinales qu’ils vous appliquent en massant les points énergétiques, les muscles et les articulations. La masseuse est douce, ce que j’apprécie énormément car certaines personnes peuvent repartir avec des bleus tant le pétrissage est rude…Ce que je déplore car le but n’est pas de souffrir.

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Notre salon de massage à Chiang Mai

Les techniques se basent sur les points énergétiques d’acupuncture chinois. Merlin adore se faire masser les pieds, moi, plutôt le dos. C’est si agréable que je vais m’inscrire à des cours officiels de massage aux herbes afin de compléter ma formation de naturopathe. Lire la suite

Mams et Merlin on the road #5

Mercredi 24 janvier

Nous voilà dans le train, pour Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande. Nous sommes avec une équipe de jeunes sportif très joyeux. Il y a des insectes genre cafards qui nous reluquent et du coup les filles sont montées sur leurs sièges. Moi aussi j’ai horreur de ces insectes et je suis montée sur le fauteuil en écrivant ces lignes. On est terrifiés, il y en a plusieurs dans une rainure. Merlin est en panique complète, on a crié mais les cafards s’en fichent. Un homme passe la serpillière dans les 3 wagons, déjà deux fois en 5h mais il ne lave jamais les rainures, ni les carreaux d’ailleurs. Lire la suite

Mams et Merlin on the road #1

« – Madame !

– Moi ?

– Oui, vous ! Avancez là, à droite ! Contrôle aléatoire » !

À peine arrivés à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, les aventures démarrent. Je me retrouve jambes et bras écartés, sur une sorte de podium qui me met encore plus la honte car je suis bien visible de tous les gens qui font la queue derrière. Merlin me regarde d’un air amusé, rien ne semble jamais l’inquiéter.

 » – Pourquoi moi ? » lui lançai-je d’un air stupide et désespéré.

Je réalisai en même temps que le portillon de contrôle avait sonné lors de mon passage juste après Merlin. La contrôleuse ressemblait au Cerbère et je me pliai au contrôle.

« – Écartez mieux les bras et les jambes s’il vous plaît ». Lire la suite

Qu’est-ce qu’un massage énergétique ? Interview de Delphine Lamy, praticienne de shiatsu

On prononce « chiatsou » et ça booste votre énergie vitale. Interview de Delphine Lamy, praticienne Shiatsu à Nantes. Image-1-7

Le mot Shiatsu est Japonais mais certains parlent d’une origine chinoise de ce massage, pouvez-vous nous éclairer sur les pratiques originelles du Shiatsu ?

« Le shiatsu est une discipline énergétique manuelle, qui se fonde sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise, vieille de plusieurs millénaires.

Le shiatsu, tel qu’on le pratique aujourd’hui, tient son origine du début du XXe siècle, élaboré par des médecins et thérapeutes japonais.

Il est reconnu médecine à part entière en 1955 au Japon.

Il apparaît dans les années 70 en Europe et aux États-Unis. »

Que signifie ce mot en japonais ? Et donc en quoi consiste le Shiatsu ?

« Le Shiatsu est composé des termes japonais « Shi » et « Atsu » qui signifie « pression des doigts ».

Le Shiatsu, c’est un ensemble de pressions pratiquées sur tout le corps, suivant des trajets bien précis (les méridiens), afin de dénouer les tensions physiques et psychiques, et ainsi de rééquilibrer énergétiquement le corps et le maintenir en bonne santé.

Du coup, c’est un soin qui peut être utilisé à titre préventif, dans une démarche de bien (ou mieux) être, ou à titre thérapeutique. »

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Y-a-t-il une philosophie du Shiatsu ?

« On peut dire que la philosophie du shiatsu réside en ces 2 termes : l’humilité et l’ouverture à l’autre.

Pour être un bon praticien, il est primordial de ne pas être dans le vouloir mais dans le laisser faire. Lire la suite

Technosphère : URGENCE, le pantalon craque, 30 000 tonnes quand même !

La Technosphère est un concept qui analyse l’impact de l’être humain sur la planète Terre.

Son concepteur est un Russe, Vladimir Vernadski, (1863-1945). Il était chimiste et minéralogiste.

Allez une petite définition : la TECHNOSPHERE représente les constructions humaines bâties pour notre survie, « en très grand nombre maintenant, sur la planète : les maisons, les usines, les fermes, les mines, les routes, les aéroports et les ports d’expédition, les systèmes informatiques et leurs déchets… » (Science et avenir).

Ce poids de l’humanité, avec ses déchets, a été évalué par une équipe internationale de scientifiques à « 30.000 milliards de tonnes » (source AFP).

ATTENTION ! À ce stade, si cet article vous fait peur, descendez pour juste voir le projet. Même si je vous incite à mort pour TOUT lire.

Pour se repérer dans les concepts de Vladimir, sachez qu’il définit aussi la notion de BIOSPHERE (l’ensemble des écosystèmes de la Terre) et de NOOSPHERE (l’ensemble des pensées humaines. [« noos » = « esprit » en grec]. Cela est l’équivalent de la notion de conscience collective, d’inconscient collectif, ou d’idéosphère).  Ces concepts nous permettent de nous repérer dans la pensée de ce Russe qui avait bien pressenti que l’humain avait un impact sur la planète. Toujours est-il qu’on pèse beaucoup trop lourd, et c’est surtout ça qu’il faut bien comprendre…On en est à l’obésité même, c’est le craquage de pantalon qui a commencé.

Ce visionnaire, comme beaucoup de Russes il faut le dire, a été le premier à envisager scientifiquement l’impact de l’activité humaine sur le climat. Il fut cependant peu écouté à une époque où l’on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération inépuisables.

Aujourd’hui, on ne peut nier l’impact négatif de l’Homme sur la planète Terre. De grands penseurs et scientifiques, tels Albert Jacquard, Jean-Marie Pelt ou l’astrophysicien Hubert Reeves, nous disent très clairement et régulièrement qu’une « fin » semble inévitable et proche vu l’état de notre planète. Et arrêtez de faire comme si de rien n’était car vous savez maintenant !

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Hubert Reeves, astrophysicien et militant écologiste, né en 1932 à Montréal. Photo Loïc Venance, archives AFP.

Hubert Reeves parle d’un délai de 30 ans maximum si rien n’est fait. D’ici «dix, vingt ou trente ans maximum, on pourra se demander [ce] qu’on va manger ce soir», avertit le scientifique sur le site canadien press.ca.

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Autrement dit, si nous n’agissons pas, nous aurons tous disparus d’ici peu. Nous aurons tout saccagé, tout pompé, tout vidé, tout détruit. Notre intelligence nous aura amenés à notre propre destruction…Non c’est plus de la S.F là.

Je suis désolée de vous miner, ce n’est pas mon style mais il faut se rendre à l’évidence, l’humain a totalement merdé depuis le début de l’ère industrielle. Cependant, il est encore temps de retourner cette situation. Mais ça URGE…

Il faut sortir de nos habitudes de consommations inutiles, de nos élevages intensifs, de nos abattoirs à la chaîne, de nos montagnes de déchets, de nos pollutions de toutes sortes. Il faut arrêter de croire qu’on est faibles ou qu’on a peur. Il faut cesser les supermarchés, les pesticides, l’aveuglement des pubs et des médias officiels. Il faut tout ralentir et retrouver notre dignité et notre pouvoir sur la santé, sur l’alimentation, sur notre travail, sur l’éducation de nos enfants.

Il revient à chacun, tel le petit colibri dont parle le grand Pierre Rabhi, d’oeuvrer à son échelle, si petite soit-elle, afin qu’ensemble, nous sortions de cette impasse puante.

Voilà pourquoi j’ai créé ce site « TECHNOSPHERE » : son but est d’ouvrir les esprits, d’élever les consciences. J’essaye d’inspirer mes lecteurs, d’ouvrir des pistes, sans se lamenter. Il est inutile de se désespérer en gémissant au milieu de la verdure salopée par le glyphosate…

Au contraire, imagine comment tu peux agir à ta façon, en n’espérant rien des politiques. Juste en comptant sur toi. Et ensuite, on peut être très forts ensemble, beaucoup plus que la poignée d’individus qui détiennent toutes nos richesses. (Pardon j’ai un côté anar mais je ne suis reliée à aucun parti, ni religion. En effet, « Il n’y a que les sots et les huîtres qui adhèrent », dîtes-moi en comm’ de qui est cette citation pas si ancienne ^^).

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Je partage sur ce site  des inspirations scientifiques et artistiques, liées à des modes de vie, des phénomènes de société, au voyage, à la musique, aux fêtes libres, à la nature, à la ville, à la santé…VOUS POUVEZ AUSSI PUBLIER SUR CE SITE si vous avez un sujet inspirant (constructions, mode de vie, médecine alternative, physique quantique, géobiologie, spiritualité…) En espérant que les humains favoriseront l’être au lieu de l’avoir très rapidement, et sauront se reconnecter avec la simplicité et la nature sans renoncer à leur bien être.

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© Sasint

Personnellement, je vais bientôt exercer en tant que coach naturopathe pour aider les gens à reprendre le pouvoir sur leur santé, leur corps et leur esprit et les soigner avec des méthodes naturelles, simples, antiques parfois ! Mais aussi des méthodes énergétiques et vibratoires basées sur la sonothérapie et le magnétisme ( Voir l’article sur la naturopathie). Je m’inspire de ma passion pour la musique et d’un jardin, créé à partir d’un champ jamais traité, que je cultive sans pesticides ni engrais, et que j’espère développer à son plein potentiel avec les techniques de la permaculture (et peut-être des trolls, s’ils pouvaient se montrer enfin).

Beaucoup de plantes médicinales y poussent comme la mélisse, le romarin, la sauge officinale, le jasmin, l’absinthe ou la lavande, ma préférée.

Je souhaite aussi ouvrir ma maison via le « MOUVEMENT COLIBRIS » de Pierre Rabhi (https://www.colibris-lemouvement.org/) et par ailleurs, accueillir des gens en co-working ou / et en co-homing qui pourraient être initiés à un mode de vie simple et naturel.

Je vis dans une maison en bois que j’aimerais rendre la plus autonome possible en me coupant des réseaux eau et EDF (en plus dans l’eau du robinet, il y a des pesticides) mais en me reliant à la pluie et au soleil. On n’est pas demeurés, il y a bien des façons plus simples de générer son énergie ! Et arrêter de payer parfois aussi cher un abonnement qu’une conso. Des articles seront consacrés à cette évolution toute en décroissance.

Je vais aussi créer, dès que possible, un SAUNA mobile avec un CHILL OUT qui va tout déglinguer, (parenthèse CV : expérience salon de plein air, surtout dans des fêtes techno totalement underground, oui je le confesse). Cette structure me permettra d’ouvrir le dialogue sur la santé et l’écologie, chez moi, sans forcément manger des graines (vous pourrez ramener des aliments moins secs hein) mais aussi dans des endroits populaires ou publics. Je m’adresserai en priorité à…à…à qui veut m’entendre en fait (sauf si vous êtes en danger immédiat, je vous attacherai sur une chilienne en vous parlant avec un haut parleur).

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Inspi & transpi in the air, affaire à suivre, dans la passion toujours, y’a de la joie, biz up tout le monde !

© Anna Scheele

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Sources :

Sciences et avenir

https://lasocietesolidaireetdurable.com/2012/08/01/noosphere-et-technosphere-deux-nouveaux-concepts-cree-par-vladimir-vernadsky/

Alerte de l’astrophysicien et écologiste Hubert REEVES in www.lapresse.ca/sciences

Le site de Pierre Rabhi

Dictionnaire Larousse

3 jeunes Suisses traversent la France en skate !

« Viens on va en Bretagne en skate !

− What ! Mais il y a 1000 bornes ! »

Ils s’appellent Cisco, Matt et Robin. Ils sont Suisses et ont décidé de rallier la Bretagne…en Skate ! Ces 3 jeunes souhaitent montrer que tout est possible pour qui veut réaliser quelque chose, même sans budget conséquent. Ils ont leur sac à dos, des hamacs, des bâches (en guise d’abri), leur planche de skate et leur motivation en bandoulière.

Ils ont aussi l’objectif de récolter des dons financiers, les plus minimes soient-ils, afin de soutenir une association qui s’occupe des ados en difficulté, ciao.fr. Association de soutien aux ados.

Voici un extrait de leur blog, quand ils arrivent à Quimper, puis à Douarnenez, c’est épique vous allez voir !

« Day 69 – « Océan en vue ! »

Le givre est encore présent sur les trottoirs de Quimper que déjà nous reprenons notre route en direction de Douarnenez. Alors que l’on roulait sur la route, j’ai (à vous d’imaginer la scène) appuyé sur l’arrière de mon skate pour qu’il gicle dans ma main pour que je puisse marcher sans avoir perdu une seconde. Le problème est que mon pied retombe sur une plaque de glace.. l’instant qui va suivre va marquer ma deuxième chute folklorique. Patinage artistique puis, à nouveau à cause du poids du sac, je perds l’équilibre et je tombe sur le cul.. moment de silence.. rire.. et on repart ! Deux rues plus loin c’est cette fois-ci une personne âgée qui est tombée sur la tête. On lui demande si ça va, on demande à un passant où est la pharmacie la plus proche, et on l’y envoie pour qu’elle y reçoive un pronostic un peu plus professionnel que le nôtre.

Après avoir tracé une quizaine de kilomètres, on retrouve Mathieu et son fils qui sont venus à notre rencontre en pick-up. Mathieu est aussi un sportif, et sait ce que c’est que de partir en expédition en dormant dehors. Après avoir reçu la générosité des gens, il a bien compté en faire de même avec nous ! Un beau geste. Ils nous préparent donc un repas bien revigorant et nous offre même une galette bretonne en dessert ! Parfait ! Un immense merci à vous deux !

Une fois le ventre plein nous terminons notre étape du jour en arrivant à Douarnenez. Plusieurs voitures nous klaxonnent pour nous féliciter. Sûrement des lecteurs du Télégramme.

Nous resterons donc dans cette charmante petite ville portuaire pour deux jours. Connaissant déjà les lieux, je pourrais donc les faire visiter à Matt et Robin. À noter qu’aujourd’hui a été une journée importante ! C’était la première fois depuis le début de Ride To Breizh que nous voyions l’océan ! Enfin !

Ce soir nous sommes allés manger à la crêperie chez Nadine. Et comme à son habitude, notre appétit se faire remarquer. En même temps il faut dire que des bonnes galettes/crêpes ça passe toujours ! »

Moi qui adore la route, j’ai tout de suite été charmée par leur projet qui allie esprit d’aventure, rencontres improbables et solidarité. Je me suis reconnue dans leur volonté de montrer que si l’on a envie de faire quelque chose, on peut y arriver.

On peut les suivre et les soutenir dans leur projet ici : Le blog des vagabonds.

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Et oui, il n’est pas toujours possible de rouler 🙂

J’habite en Bretagne avec mon jeune fils ado et je les ai invités sur la route du retour, au cas où ils passent du côté de Lamballe, ils seront vraiment la bienvenue le temps d’un repos.

Franchement, je leur tire mon chapeau, bravo les gars, vous donnez une lueur d’espoir à beaucoup de gens en mal de joies simples…

Anna Scheele (3 décembre 2017)

 

Pourquoi l’huile de chanvre c’est de l’or ?

Depuis 1990, la culture de chanvre est de nouveau autorisée en France (je parle du chanvre à très faible teneur en THC).

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Originaire d’Asie centrale, le chanvre, aussi appelé chènevis, est utilisé depuis des millénaires.
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L’obtention de l’huile de chanvre se produit en écrasant ses jolies petites graines, qui sont par ailleurs comestibles et tout aussi excellentes pour l’équilibre du corps.

L’huile obtenue par pression des graines à froid est très précieuse. En effet, cette huile alimentaire se montre puissamment active sur différents points :

Pour la peau, c’est merveilleux

En usage externe sur votre peau, elle est extrêmement hydratante et anti-rides. Sa composition est celle qui se rapproche le plus de la composition lipidique de notre peau avec un équilibre entre omégas 3 et 6. Elle booste la micro-circulation mais calme aussi les rougeurs, les irritations, les brûlures. Elle peut servir facilement d’after-shave par exemple pour ces messieurs qui prennent de plus en plus soin d’eux au naturel.

Elle est aussi remarquable pour traiter l’eczéma (1), la dermatite atopique, l’acné, la couperose, le bouton de fièvre ou le psoriasis grâce à ses vertus anti-inflammatoires.

Pour les cheveux, c’est un miracle

  • Elle agit sur les cheveux secs, cassants, crépus, dreadés, dévitalisés en les nourrissant et en les lissant. En plus, sa texture légère et non grasse pénètre rapidement le cuir chevelu ou les longueurs.
  • Pour les cheveux fins, elle est aussi très efficace car elle redonne du volume.
  • Pour les chutes de cheveux, elle peut activer la repousse en oxygénant le cuir chevelu.
  • Elle règle les problèmes de pellicules et de démangeaisons du cuir chevelu.

Pour le corps, c’est de l’or

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L’huile de chanvre est obtenue en écrasant ses jolies petites graines. ©Pinterest

L’huile de chanvre contient des acides gras essentiels : des oméga-3 et 6 mais aussi beaucoup de protéines, des vitamine E, B1, D (une des seules plantes à détenir de la vitamine D, qui fixe le calcium sur nos os), des acides aminés, et bien d’autres composants très intéressants. Donc l’huile de chanvre est bénéfique pour :

  • Lutter contre le développement de maladies cardio-vasculaires.
  • Lutter contre l’inflammation des organes vitaux.
  • Lutter contre l’inflammation des articulations.marijuana-2766338_1280
  • Aider à la régulation du taux de mauvais cholestérol dans le sang (2).
  • Diminuer les syndromes prémenstruels et réguler le système hormonal (utile pendant la ménopause).
  • Participer au développement du cerveau et des yeux des fœtus pour les femmes enceintes ou allaitantes.
  • Réguler la cortisol, une hormone stéroïde qui est responsable du stress.

À noter :

L’huile de chanvre est adaptée aux régimes alimentaires en raison de sa faible teneur en calories et fait par ailleurs office d’écran solaire naturel.

Aucun effet indésirable n’a encore été signalé. Cependant si vous souffrez d’allergie à l’un des composants, il faudra bien sûr vous abstenir de l’utiliser.

Il est recommandé de consommer environ une cuillère à soupe d’huile de chanvre par jour (il existe beaucoup de recettes sur Internet à ce sujet, moi j’en ajoute dans la vinaigrette tout simplement). Ne la chauffez jamais car cela détruirait les oméga-3.

Conservez-là au frais (frigo, cellier, cave), à l’abri de la lumière. Elle est à consommer dans les 3 mois suivant son achat afin de limiter le risque d’oxydation.

Pour couronner le tout, avec son petit goût de noisette elle est délicieuse.

Vous l’avez compris, l’huile de chanvre est une vraie bénédiction. Mais ce n’est pas une découverte, en Inde et en Chine, cette huile est utilisée depuis des millénaires pour ses multiples vertus.

Anna Scheele

Notes et sources

(1) Callaway J, Schwab U, Harvima I, Halonen P, Mykkänen O, Hyvönen P, Järvinen T. «Efficacy of dietary hempseed oil in patients with atopic dermatitis». J Dermatolog Treat. 2005 Apr;16(2):87-94.

(2) Prociuk MA, Edel AL, et al. «Cholesterol-induced stimulation of platelet aggregation is prevented by a hempseed-enriched diet». Can J Physiol Pharmacol. 2008 Apr;86(4):153-9.

http://www.santescience.fr

http://www.downtoearth.org

http://www.huiledechanvre.fr/

Berlin mon amour #StreetArt (ou comment rendre une ville moins moche)

Berlin offre une variété folle de créativité à ciel ouvert. La « ville grise » n’en est pas une. Elle possède au contraire toutes les tonalités. Elle est même un immense musée gratuit pour qui sait regarder la rue. Presque partout, des débauches artistiques et souvent engagées recouvrent les murs. C’est donc parti pour une « visusphère » spécial Berlin avec des graffs et des collages.

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© Anna Scheele – 2017

Faut-il faire la guerre pour avoir la paix ? Focus sur « La Ligne Maginot » – 2WW –

L’ouvrage de Schoenenbourg en Alsace

Certains ont accusé d’inutilité les constructions de la Ligne Maginot en Alsace alors qu’en réalité, c’est grâce à elles qu’Hitler est passé par la Belgique.

L’ouvrage de Schoenenbourg en Alsace, dans le Bas-Rhin, a été construit dès 1931. Il est le plus grand édifice de la ligne Maginot à être ouvert au public dans la région. Il représente à l’époque un boom technologique car l’ouvrage produit sa propre électricité. Ce sont les ingénieurs du génie militaire qui ont mis au point cela ainsi que de véritables machines de guerre (le bloc mitraillette est très impressionnant car monumental et très précis). Lire la suite

23 nuances de craies – Guide de communication pour professeurs débutants

 

Pour une éducation bienveillante et pour en finir avec le sado-masochisme à l’école.

Je vous explique dans cet e-book ce qu’aucun formateur ne m’a officiellement transmis, ce qu’aucun manuel ne m’a délivré.

Attachée de presse, chargée de communication et prof de lettres très appréciée par ses élèves et leurs familles, je vous donne des clefs afin de communiquer aisément avec un public jeune.

Pas de théories pompeuses…Rien que du concret pour les profs débutants : le premier jour, l’intention, l’attitude, la parole, l’école, les rebelles, les passifs, les collègues, la tenue vestimentaire, passionner un public…

23 thèmes qui vous seront de la plus grande utilité afin que vos cours se déroulent de la meilleure façon possible, pour les jeunes, pour vous (et pour l’avenir de l’humanité…).

Vous comprendrez après lecture que l’attitude de bienveillance qui est préconisée est l’une des clés de voûte d’un enseignement réussi, humain, généreux.

Je vous offre le premier chapitre de mon livre, actuellement en vente sur Amazon

1. Se montrer bienveillant

Bienveillance : capacité à se montrer indulgent et attentionné envers autrui d’une manière désintéressée et compréhensive.

Rebecca Waller, psychologue de l’université d’Oxford, a publié la synthèse de 30 études sur des éducations sévères et punitives.

Lien vers les Références des articles de Rebecca Waller

Elle montre qu’en violentant un enfant ou un adolescent, verbalement ou physiquement, l’adulte aboutit au résultat inverse de celui escompté. L’enfant devient « insensible, dur, sans empathie» comme l’explique la pédiatre Catherine Guéguen, grande dame de l’éducation bienveillante.

L’école des parents, Revue publiée par la FNEPE, article de Catherine Guéguen, Neurosciences, le cerveau de l’enfant, janvier 2017, n°622

Inversement, quand l’adulte porte un regard compréhensif sur l’enfant et lui parle gentiment, il permet la maturation de son cerveau. L’enfant devient lui même empathique et social. Plus l’enfant reçoit de bienveillance, plus il sécrète de l’ocytocine (hormone du lien social, de l’amour, du plaisir), plus il devient comme nous le souhaitons, calme, lui même bienveillant, etc.

C’est la base de tout bon enseignement. Les jeunes sont très réceptifs, ils sentent très facilement si vous êtes bien intentionné. Tâchez d’être quelqu’un de bienveillant. Soyez un exemple de bonté, de gentillesse. De l’accueil, à l’entrée de la classe, jusqu’à la fin du cours, soyez quelqu’un de bien. Soyez sympathique, ouvert.

Bien sûr, dans la vie courante, nous ne sommes pas toujours des modèles. Nous pouvons parfois nous montrer impatients, jaloux, nerveux, égoïstes et j’en passe, mais quand vous entrez dans une classe, je vous en prie, revêtez le rôle d’une personne bienveillante, posez sur eux un regard doux et juste.

Concrètement, venez dans votre établissement vierge de toute émotion. Le trajet permet éventuellement de se mettre en condition, et même en voix parfois, pensez, en effet, à l’échauffer. Personnellement, avant d’ « entrer en scène », j’écoute toujours des musiques que j’adore, ça me remplit d’énergie positive, et je suis partie pour quelques heures. Imaginez-vous léger, disponible, de bonne humeur, prêt à tout entendre…Ayez votre esprit ouvert sans jamais ressentir de peur. Au besoin entraînez vous à prendre de la distance par rapport à votre rôle. Dites vous que rien de grave ne peut arriver et qu’au pire vous serez probablement mort de rire…

« La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté. »  Michel de Montaigne, Les essais, 1580.

Oui, il faut entrer dans le rôle du prof, il faut mettre un masque avant d’entrer en scène. Mais attention, je ne parle pas d’incarner ce que vous n’êtes pas, je vous dis de vous montrer sous votre aspect le plus lumineux, le plus beau, le plus inspirant. Les jeunes sentent tout, ils vous démasqueront vite si vous jouez un rôle trop éloigné de ce que vous êtes. De toutes façons, il est trop difficile d’enseigner si nous éprouvons des émotions négatives car elles empiètent sur la communication, la recouvrant d’un voile sombre. Sachant que nous sommes maîtres de nos pensées, dirigeons-les vers les meilleurs aspects de nous-mêmes.

Je suis persuadée que l’une des clefs principale pour bien communiquer avec votre public est celle-ci : disposez votre esprit à être entièrement bien intentionné et posez un regard bienveillant sur les jeunes que l’on vous confie.

Considérez la jeunesse comme un précieux trésor à chérir de toutes vos capacités. Vous êtes passionnés par une matière mais vous allez œuvrer au-delà, vous allez agir dans la sphère de l’espèce humaine, très concrètement.

Cette bienveillance que j’évoque est une attitude générale, un état d’esprit qui va se manifester de différentes manières. Par exemple, dans le respect que vous aurez en écoutant un jeune ou dans votre système de fonctionnement avec eux. Autant de thèmes que nous développerons dans ce guide.

Pour davantage d’informations scientifiques sur la bienveillance et le cerveau, je vous renvoie à mon article sur l’éducation bienveillante : En route vers l’éducation bienveillante sur Technosphere.live, rubrique Société : https://technosphere.live/2017/04/06/en-route-vers-leducation-bienveillante/

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Anna Scheele

Un bon réflexe santé : la naturopathie

La naturopathie est une médecine non-conventionnelle qui aide chacun à conserver ou retrouver la santé grâce à des méthodes naturelles. Elle a donc recours à l’alimentation, aux plantes (aromathérapie, phytothérapie), à l’eau, aux massages, à la relaxation, à l’hypnose, au yoga, à la sonothérapie, etc. Chaque naturopathe se spécialise en fonction de ses goûts et de ses aptitudes. Certains naturopathes peuvent aussi travailler avec les énergies, je pense au magnétisme par exemple.
L’intérêt de consulter un naturopathe est qu’il est complémentaire du médecin classique et qu’il vous apporte des soins personnalisés, liés à votre style de vie, votre personnalité et vos problématiques.On trouve des ressemblances avec plusieurs courants plus anciens, comme certains principes de la médecine posés par le Grec Hippocrate en Grèce antique, ou encore plus loin avec l’Ayurveda originaire d’Inde ou bien encore la médecine traditionnelle chinoise.

Un naturopathe est forcément passionné

Le naturopathe est passionné par la nature bien sûr et son mode de vie est le reflet de son métier. Mais il est aussi performant sur tout ce qui touche au bien-être et au développement personnel. Aussi, il peut vous aborder sous plusieurs angles complémentaires car il considère que le corps et l’esprit sont liés.

La naturopathie peut donc vous aider sur les plans suivants :

  1. Physique (biologique)
  2. Psychologique
  3. Spirituel

Ce métier n’est pas encore reconnu en France, contrairement à l’Australie, au Canada et à beaucoup de pays européens. Du coup, comme chacun peut s’installer de façon libre, attention aux incompétents. Je pense qu’un bon bouche à oreille saura vous rassurer si vous tentez la consultation en naturopathie.

Souvent le naturopathe est un autodidacte qui a développé de nombreuses capacités. Il peut faire valider cela dans une école ; il existe des écoles de naturopathie en France mais le diplôme qu’elles délivrent n’a aucune valeur institutionnelle du fait de la non-reconnaissance par l’état de cette profession.

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Préparation de soins à base d’huiles essentielles

Personnellement, cette profession me tente beaucoup car bien sûr j’adore la nature depuis toujours, je cultive mes plantes médicinales, mes fruits et légumes, j’ai développé depuis des années mes connaissances des huiles essentielles et mon fils, cobaye, n’est jamais malade car je peux lui traiter tous ses « bobos » sans courir chez le médecin (verrues, problèmes de sommeil, stress scolaire, éruptions, transit, etc.). Nous sommes devenus peu à peu végétariens, notre alimentation est saine, équilibrée et je développe mes capacités énergétiques actuellement, parallèlement à l’élévation de mon degré de conscience…(magnétisme et clair-audience). Affaire à suivre…

Anna Scheele

Mams et Merlin on the road #11

Fin février – début mars 2018

Nous trouvons facilement un piroguier pour nous emmener sur l’île de laquelle il est possible d’admirer la plus grande cascade au monde. Nous l’entendons de loin. Elle nous apparaît, magistrale, dans une splendeur rare. Il paraît qu’ici se noient les mauvais esprits et je pense en avoir noyé quelques uns qui ne risquent plus de réapparaître. Tant pis pour eux, tant mieux pour nous. Comme par miracle, des balançoires pour 2 personnes n’attendent que nous juste en face de la cascade. C’est surréaliste de se balancer ainsi innocemment quand le monde part en sucette mais franchement que faire d’autre à ce moment là ? Parfois, dans la vie quotidienne, nous sommes impliqués dans tellement de préoccupations extérieures à nous mêmes que nous oublions de nous retrouver nous-mêmes et de prendre le temps pour tout. Depuis que nous sommes sur la route, il n’y a que le présent qui compte.

Au retour, chance ultime : le coucher de soleil sur le Mékong qui s’étire, calme ou fougueux parfois, toujours très beau, enfin carrément somptueux oui.

26 février

Nous suivons les précieux conseils de notre pote indien du Banana Leaf qui nous a bien aiguillés pour le passage de la frontière cambodgienne qui est pleine de pièges.

Nous sautons dans une pirogue avant 8 heures du matin afin de rejoindre la station de tuk tuk et nous arrivons dans le marché matinal où nous goûtons encore l’un de leur excellent café avec du pain (héritage colonial) et des fruits. La banque ouvre, j’échange nos 2 millions de kips contre…des dollars. Au Cambodge, c’est la monnaie la plus courante comme des voyageurs nous l’avaient expliqué. Je choppe un tuk tuk qui est d’accord pour nous déposer à la frontière. Il veut bien nous conduire à un prix normal mais souhaite patienter car il ne peut s’avancer à moins de 5 km à moins d’attendre l’heure à laquelle les policiers ne sont pas en faction. Du coup, on attend en prolongeant le petit déjeuner. Derrière le marché, au fond se trouve le stand de viande. J’ai failli vomir quand j’ai trébuché sur une machoire de buffle ensanglantée. Des pattes de poulet dans des bassines, des viscères, des morceaux gras, mous, roses, puants, disposés en montagnes recouvertes de mouches. On attend, on attend, on attend. Enfin à 10 heures, on s’asseoit dans sa machine diabolique : un scooter avec une banquette soudée à droite.

Il semble inquiet et pour cause : si la police nous voit à moins de 5 km de la frontière, il reçoit une amende de 300 000 kips, c’est à dire 30 euros, une somme énorme pour les Laotiens qui ne gagnent que 100 euros en moyenne par mois…Moi je suis confiante. Nous repassons aux waterfall énormes, nous attendons encore mais on rigole bien avec lui, nous partageons nos victuailles, je fume mon dernier tarpé car au Cambodge je ne sais pas si c’est autorisé comme au Laos. Nous repartons. Il téléphone parfois. La voie semble dégagée, libre. C’est parti pour les derniers kilomètres au Laos. J’ai une petite peine à cause de tous ces petits gosses rencontrés, et leurs parents, les papas dorloteurs, les rires, la simplicité, nous sommes presque tous les mêmes au fond, nous les humains, nous aimons nos proches, nous cajolons nos gosses, et nous tentons de survivre.

La frontière se profile, notre chauffeur regarde sans arrêt derrière.

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Mams et Merlin on the road #10

On s’arrache de Luamp Bapang dans un bus d’un autre âge, souvent ils sont chinois et usés. La route est terrible. Des virages tortueux qui font vomir les laotiens et comme par hasard surtout notre voisine de derrière. La pauvre évacue le contenu de son estomac avec une régularité qui n’a d’égale que la fréquence des crachats du chauffeur. Nous l’aidons grâce au mélange de plantes (menthe, camphre…) acheté en Thaïlande. L’odeur fraîche nous permet de ne pas vomir nous aussi. J’imagine meme pas ce qu’ils vomissent vu la bouffe proposée avant le départ : de la peau de buffle séchée et de la weed du Mékong.

Parfois, la route se transforme en piste. Nous sommes dans les montagnes. La vue est superbe et contrebalance la dureté du voyage.

Arrivés à Vuang Vieng après le coucher du soleil, nous marchons après le pont avec les deux seuls européens du bus, Olive et Oscar car ils n’avaient aucun plan pour dormir. Par chance, deux chambres sont libres dans des cabanes au milieu d’un jardin mais la surprise sera au réveil avec une vue sur les pics calcaires de la région.

On prépare un sac à la Indiana Jones, prêts à explorer cette région karstique. Des sentiers nous mènent à une grotte étrange, on loue une lampe torche et deux enfants nous guident dans le ventre de la montagne.

La grotte est immense mais étroite. Franchement, j’ai eu peur. Merlin ne glissait pas mais moi oui…dans la glaise et sur les barreaux en bambou des échelles ajoutées ça et là afin de faciliter le passage. En plus, la chaleur était dure à supporter pour une claustrophobe comme moi. Après un temps qui m’a semblé infini, les gosses nous ont montré un petit lagon incroyablement minuscule. Ma lampe frontale ne fonctionnait pas. Je ne voyais pas où j’allais mais je suivais le gosse et Merlin comme je pouvais. Inutile de vous dire à quel point j’étais soulagée de revoir le ciel…La région regorge d’endroits comme celui-ci et après cette expérience nous avons décidé de nous téléporter davantage vers le sud. Ayant conscience de la lenteur des bus, on décide de faire escale à Vientiane, la capitale, afin de fragmenter au maximum nos déplacements. Après une bonne douche à la cabane, la chance nous sourit puisqu’un mini van s’y rendait justement…Sur la route, tout n’est que délabrement et ordures.

La capitale est laide à mourir et triste à pleurer. Certains adoooorent l’architecture coloniale, moi non, pire : je déteste les colons et tout ce qui les représente (merci la fac de Cergy, 95, yo). Les véhicules sont très chargés, j’ai été choquée de voir un petit enfant accroché dans une vilaine bassine sur un pare-choc arrière, on aurait dit un poulet en cage. Faut haïr son gosse pour l’accrocher ainsi, c’est pas possible. Le seul truc positif, c’est notre rencontre avec John, un néo-Zélandais qui est démineur et qui nous a longuement parlé de l’enfer des bombes américaines au Laos.

Au moment où j’écris, nous quittons la capitale pour Paksé, au sud du Laos, dans un bus de nuit à première vue « pas piqué des hannetons » ( 😘 Amixem). À vrai dire, on hallucine complètement avec Merlin et Tanguy, notre nouveau pote de route, un Toulousain amoureux du Vietnam. Le bus est tellement Kawaï ! Nous avons nos petites couchettes, des doubles, avec une couverture Hello Kitty. Oui Hello Kitty.

Le confort est simple et juste parfait. Merlin a encore bien bouché la climatisation mais avec du papier cette fois (je précise qu’on peut le retirer). Notre bus est le roi des bus apparemment donc on est sûrs d’arriver vivants.

Bon, je vais être claire : un bus de nuit au Laos c’est l’aventure totale. Ça tangue, non, ça retourne, ça renverse, ça vous soulève puis vous plaque au pieu. En plus, le king of bus doublait tout le monde en klaxonnant sans arrêt. À un moment, j’ai tenté les toilettes, en bas…Ils étaient inondés, la lunette par terre. Comme nous devons monter sans chaussures dans le bus, nous nous retrouvons à patauger dans la pisse et l’eau de la chasse d’eau (qui est un seau géant ouvert). Avec Merlin, on se met à chanter en russe ce qui correspond à nos moments de désespoirs relatifs. On finit par s’endormir, je ne sais grâce à quel miracle. Et plus étonnant, on se réveille quand le bus s’arrête à notre destination. Ma voisine allemande a mis ses jambes sur les miennes, dans le couloir. Le bus ressemble à un capharnaüm dégueulasse. On se retrouve dehors, dans la chaleur moite et les prémisses d’un soleil qui s’annonce torride comme Jacqueline qui attend Gérard. Dehors, en marchant vers le repaire indiqué par le démineur, nous avons la chance d’observer un tout début de journée laotienne : une très petite fille qui s’habille dans la cour d’une école puis qui passe par les grilles dans la rue tellement elle est fine. Partout, les habitants sortent des chaises ou des tabourets dans la rue afin de poser des offrandes à leurs morts, des fruits, des jus, des encens brûlants. Des poulets, des chiens nous escortent. Nous nous sentons claqués mais heureux. On s’asseoit dans une gargotte avec des locaux qui sirotent un café préparé par une femme très vieille. Et oui, pas de retraite au Laos…Certains disent que le café laotien figure parmi le meilleur au monde…Et c’est un délice en effet. Il est servi accompagné de crème sucrée et avec un verre de thé vert.

Après une journée très tranquille et étouffante de chaleur, nous décidons de partir sur le plateau des Bolavens qui est une région splendide dont une connaissance m’avait révélé quelques secrets vraiment attirants. On embarque dans un camtar pour rejoindre une coopérative de plantations de thé et de café.

Vous voyez les grains de café ?

Une plantation de café avec des ruches en arrière-plan

Ensuite, la femme qui conduit le camion nous amène à des cascades splendides mais ce qui nous aura vraiment fascinés, c’est notre rencontre avec la tribu Katou !

Comment vous expliquer à quel point c’est merveilleux de voir Merlin jouer avec les enfants du village ? La balle est une vieille tongue mais peu importe. Les rires fusent de partout et moi je les regarde avec un profond ravissement. Ils jouent à une balle aux prisonniers, les filles commandent, donnent parfois une fessée aux garçons.

Plus loin, je vois de petits enfants tous nus au milieu des poulets et des cochons. J’apprends que les gosses fument le bong (vous savez la pipe à eau avec du tabac) et que les hommes ont plusieurs femmes. On m’apprend que cette tribu est animiste, comme beaucoup de Laotiens. Ils croient qu’un esprit anime toutes choses, les cailloux, les plantes, l’eau, le feu… Moi aussi au fond j’y crois, enfin je le sens bien quand je cultive ou quand je suis dans la nature. Ils sont choquants en revanche de marier leurs petites filles dès l’âge de…8 ans. Avec un homme qui peut en avoir 40…Je ne les juge pas davantage car ce n’est pas malsain pour eux alors que nos sociétés ne protègent pas assez les enfants des pédophiles…Quand on voit la justice…Laissez moi rire…Et ces instits bizarres qui conservent leurs postes ou bien l’éducation nationale qui recrute des enseignants à pôle emploi sans vérifier leur casier judiciaire…Oui cela fait froid dans le dos.

En partant, on se baigne au pied d’une cascade, le plateau est beaucoup moins torride que la plaine en bas mais nous adorons l’eau et bien sûr nos maillots sont déjà sur nous.

On arrive le lendemain aux 4000 îles, à l’extrême sud du Laos. En face, le Cambodge. Nous prenons un petit bateau pour nous rendre sur l’île de Don Det qui rassemble plein de bungalows, je réalise que l’endroit est un énorme chill out où tous les voyageurs fatigués qui viennent de descendre le Laos viennent se reposer un peu. L’endroit est plus frais qu’à Paksé et vraiment sublime. Le Mékong est magnifique, partout des plages et des îles recouvertes de jungle. Tout respire l’indolence et le paradis terrestre. En plus, j’ai une surprise : ça sent l’herbe partout. C’est légal ici, ils la cuisinent même ! Ils font des soupes de poulet à la beu par exemple. Nous passons notre temps à écouter du bon son et à nous reposer. Nous avons eu la chance de retomber sur Moustaflex, un joyeux Toulousain rencontré à Chiang Mai en Thaïlande. Il nous présente son pote, un artiste clown. On rit, on est désoeuvré, on mange indien encore, on dort, on réécoute du bon son, on regarde les pêcheurs sur le fleuve scintillant, on se balance dans les hamacs, on rit encore…

Aujourd’hui, nous avons loué des vélos pour explorer l’île de Don Khône. C’est un sentiment étrange de pédaler dans la jungle mais les chemins sont bien praticables dans l’ensemble, exception faite de certains coins.

Nous suivons l’ancienne voie de chemin de fer construite par les français de l’Indochine. Quelle déception pour eux de réaliser qu’il leur était impossible de rejoindre le Cambodge. Le Mékong est trop grand, les îles trop éloignées pour y étendre des ponts. La fin d’un rêve. Bien fait pour leurs ambitions coloniales. Nous déjeunons sur la plage une délicieuse soupe laotienne. Nous faisons la rencontre d’une famille adorable avec laquelle nous partageons de bons moments.

À chaque coup de pédale, ça sent de plus en plus la weed mais elle n’est pas visible. Elle nous arrive par grosses bouffées généreuses dans un air tropical chaud et doux. Les rares maisons sont toutes sur pilotis. La végétation est luxuriante, abondante, variée. Mais cette odeur ! Dommage qu’il nous soit impossible de capturer et de diffuser des odeurs sur internet car je pense que vous auriez été séduits par cet endroit. Et tout autour de l’île, les rivages aussi scintillants que ceux de mon Cap Sizun. Je mesure bien cette comparaison car presque rien, jamais, n’arrive à la cheville des beautés sauvages de ce coin perdu du Finistère sud. Et pourtant ici quelque chose de semblable est palpable, dans la majesté sauvage du site, dans la simplicité des éléments, dans la puissance de la lumière.

Heureusement, Merlin a pris de l’avance au Cned car les prises ne veulent pas de notre ordi. Tout n’est que bricolage, système D, tuyaux bizarres et chasse d’eau casseroles. Les hommes bercent les bébés tandis que les femmes travaillent au champ. Dès le lever de soleil nous entendons les coqs chanter et les gens cracher. L’autre nuit, nous avons subi une attaque des plus abominables. On allait dormir quand soudain, je vois un gros mille pattes avec une pince noire aussi grande que lui se diriger tranquillement vers nous. Je cherche à le faire dégager tellement ça nous dégoûte ce genre d’intrus mais…Il déploie deux ailes, oui c’est l’enfer, il s’envole vers nous, sa grosse pince ouverte. Et pas de chance, devant notre chambre squattaient des moustiques en masse à cause de la lampe du proprio donc je ne pouvais pas ouvrir la porte car sinon Merlin se faisait dévorer. On s’est mis à hurler, je pense que toute l’île nous a entendus. Je saisis une tongue et j’arrive à l’assommer partiellement. Je finis le travail en l’exécutant. Un monstre noir je vous jure. Ici, les Laotiens bouffent les insectes. Ils dévorent les oiseaux aussi…Les seuls que nous ayons vus sont en cage : un ménate génial qui faisait le porc, le chat, le coq et un bruit électronique de jeu vidéo et les pigeons de l’Indien très sympathique chez qui nous mangeons de succulents plats indiens, au « Banana Leaf ». C’est lui qui nous a expliqué que les Laotiens mangent les oiseaux. Au final, nous avons changé de chambre car il y a beaucoup trop d’insectes juste devant le fleuve. Et nous sommes insectophobes, comme vous l’avez compris.

La chambre maudite

Ça et là flotte encore le drapeau marxiste. On se croit à une autre époque. Les Laotiens n’ont rien d’acharnés du marteau pourtant. Ils travaillent très tranquillement, tout doucement, se reposent souvent dans leurs hamacs.

Nous nous préparons à passer la frontière du Cambodge d’ici un jour ou deux, si possible sans nous faire raquetter, c’est la coutume apparemment. Les douaniers ont même mis en place une fausse visite médicale, payante bien sûr. Je mets donc actuellement un stratagème au point avec l’aide de l’Indien qu’on adore et je cherche aussi le numéro de l’Ambassadeur de France au Cambodge pour les embrouiller un maximum (si vous l’avez, merci). J’aime pas les voleurs.

À suivre 👉💗

Phrases du jour 💥: « Écrire, pourquoi ? Écrire pour qui ? Est-ce vraiment si important ? Écrire l’activité des insectes que nous sommes ! » Normand Rousseau

💥« Chacun de nous porte en lui ses propres îles, refuges contre la bêtise, la laideur et la sourde contrainte d’un ordinaire non-désiré. » Jacques Chancel