Mams et Merlin on the water #9

Thaïlande-Laos 📰✒📷 12/16 février 2018

Passer une frontière est parfois simple, souvent complexe. Pour passer au Laos, le bus s’arrête quelques kilomètres avant, ensuite il faut prendre un tuk-tuk, trouver des dollars car les Laotiens n’acceptent que cette maudite monnaie pour payer le visa, reprendre un bus. Montrer les passeports, se faire vérifier le visage avec une caméra, remplir plein de papiers remplis de requêtes pointilleuses (numéro du bus qui nous a amenés, adresse de l’hôtel où nous irons, son téléphone, etc.). J’invente la moitié des infos car nous les ignorons, puis je les refile à nos nouveaux potes de route, un colombien avec sa chérie Barcelonnaise et un couple de viticulteurs français du Gard, débordants de gentillesse, avec lesquels nous sommes encore aujourd’hui, le lendemain du passage de frontière. En plus, ils connaissent le Vietnam où nous irons après le Cambodge donc ils nous filent des tas de tuyaux.

Je passe à la banque du village.

« How much do you want ?

– One million please. »

Oui, vous avez bien lu, pour la première fois de ma vie je demande à retirer 1 million. Je me crois dans un film ou à la tête d’une mafia opulente de l’opium. Mais un million de kips cela ne vaut que 100 euros…On se retrouve avec une liasse improbable dans l’un des 10 pays les plus pauvres du monde. Merlin reçoit les sourires des laotiennes de son âge. Une petite obèse qui n’en finissait plus de sucer des saucisses en sucre le yeutait sans fin en lui envoyant des sourires timides. Merlin lui en renvoyait autant mais il était tellement mal à l’aise que je n’ai pas pu m’empêcher de rire dans mon sac sous la table du petit resto.

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Mams et Merlin on the road #6

Vendredi 26 janvier

C’est si bon que nous devenons accros aux massages. Pour trois fois rien, les Thaïlandais vous offrent un tel bien être que l’on s’y adonne volontiers, surtout après les balades à pied. Ici à Chiang Mai, il y a des salons de massages Thaï partout : du ventre, des pieds, du dos, de tout le corps, avec éventuellement un petit sac chaud d’herbes médicinales qu’ils vous appliquent en massant les points énergétiques, les muscles et les articulations. La masseuse est douce, ce que j’apprécie énormément car certaines personnes peuvent repartir avec des bleus tant le pétrissage est rude…Ce que je déplore car le but n’est pas de souffrir.

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Notre salon de massage à Chiang Mai

Les techniques se basent sur les points énergétiques d’acupuncture chinois. Merlin adore se faire masser les pieds, moi, plutôt le dos. C’est si agréable que je vais m’inscrire à des cours officiels de massage aux herbes afin de compléter ma formation de naturopathe. Lire la suite

Mams et Merlin on the road #5

Mercredi 24 janvier

Nous voilà dans le train, pour Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande. Nous sommes avec une équipe de jeunes sportif très joyeux. Il y a des insectes genre cafards qui nous reluquent et du coup les filles sont montées sur leurs sièges. Moi aussi j’ai horreur de ces insectes et je suis montée sur le fauteuil en écrivant ces lignes. On est terrifiés, il y en a plusieurs dans une rainure. Merlin est en panique complète, on a crié mais les cafards s’en fichent. Un homme passe la serpillière dans les 3 wagons, déjà deux fois en 5h mais il ne lave jamais les rainures, ni les carreaux d’ailleurs. Lire la suite

Mams et Merlin on the road #1

« – Madame !

– Moi ?

– Oui, vous ! Avancez là, à droite ! Contrôle aléatoire » !

À peine arrivés à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, les aventures démarrent. Je me retrouve jambes et bras écartés, sur une sorte de podium qui me met encore plus la honte car je suis bien visible de tous les gens qui font la queue derrière. Merlin me regarde d’un air amusé, rien ne semble jamais l’inquiéter.

 » – Pourquoi moi ? » lui lançai-je d’un air stupide et désespéré.

Je réalisai en même temps que le portillon de contrôle avait sonné lors de mon passage juste après Merlin. La contrôleuse ressemblait au Cerbère et je me pliai au contrôle.

« – Écartez mieux les bras et les jambes s’il vous plaît ». Lire la suite

Qu’est-ce qu’un massage énergétique ? Interview de Delphine Lamy, praticienne de shiatsu

On prononce « chiatsou » et ça booste votre énergie vitale. Interview de Delphine Lamy, praticienne Shiatsu à Nantes. Image-1-7

Le mot Shiatsu est Japonais mais certains parlent d’une origine chinoise de ce massage, pouvez-vous nous éclairer sur les pratiques originelles du Shiatsu ?

« Le shiatsu est une discipline énergétique manuelle, qui se fonde sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise, vieille de plusieurs millénaires.

Le shiatsu, tel qu’on le pratique aujourd’hui, tient son origine du début du XXe siècle, élaboré par des médecins et thérapeutes japonais.

Il est reconnu médecine à part entière en 1955 au Japon.

Il apparaît dans les années 70 en Europe et aux États-Unis. »

Que signifie ce mot en japonais ? Et donc en quoi consiste le Shiatsu ?

« Le Shiatsu est composé des termes japonais « Shi » et « Atsu » qui signifie « pression des doigts ».

Le Shiatsu, c’est un ensemble de pressions pratiquées sur tout le corps, suivant des trajets bien précis (les méridiens), afin de dénouer les tensions physiques et psychiques, et ainsi de rééquilibrer énergétiquement le corps et le maintenir en bonne santé.

Du coup, c’est un soin qui peut être utilisé à titre préventif, dans une démarche de bien (ou mieux) être, ou à titre thérapeutique. »

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Y-a-t-il une philosophie du Shiatsu ?

« On peut dire que la philosophie du shiatsu réside en ces 2 termes : l’humilité et l’ouverture à l’autre.

Pour être un bon praticien, il est primordial de ne pas être dans le vouloir mais dans le laisser faire. Lire la suite

Technosphère : URGENCE, le pantalon craque, 30 000 tonnes quand même !

La Technosphère est un concept qui analyse l’impact de l’être humain sur la planète Terre.

Son concepteur est un Russe, Vladimir Vernadski, (1863-1945). Il était chimiste et minéralogiste.

Allez une petite définition : la TECHNOSPHERE représente les constructions humaines bâties pour notre survie, « en très grand nombre maintenant, sur la planète : les maisons, les usines, les fermes, les mines, les routes, les aéroports et les ports d’expédition, les systèmes informatiques et leurs déchets… » (Science et avenir).

Ce poids de l’humanité, avec ses déchets, a été évalué par une équipe internationale de scientifiques à « 30.000 milliards de tonnes » (source AFP).

ATTENTION ! À ce stade, si cet article vous fait peur, descendez pour juste voir le projet. Même si je vous incite à mort pour TOUT lire.

Pour se repérer dans les concepts de Vladimir, sachez qu’il définit aussi la notion de BIOSPHERE (l’ensemble des écosystèmes de la Terre) et de NOOSPHERE (l’ensemble des pensées humaines. [« noos » = « esprit » en grec]. Cela est l’équivalent de la notion de conscience collective, d’inconscient collectif, ou d’idéosphère).  Ces concepts nous permettent de nous repérer dans la pensée de ce Russe qui avait bien pressenti que l’humain avait un impact sur la planète. Toujours est-il qu’on pèse beaucoup trop lourd, et c’est surtout ça qu’il faut bien comprendre…On en est à l’obésité même, c’est le craquage de pantalon qui a commencé.

Ce visionnaire, comme beaucoup de Russes il faut le dire, a été le premier à envisager scientifiquement l’impact de l’activité humaine sur le climat. Il fut cependant peu écouté à une époque où l’on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération inépuisables.

Aujourd’hui, on ne peut nier l’impact négatif de l’Homme sur la planète Terre. De grands penseurs et scientifiques, tels Albert Jacquard, Jean-Marie Pelt ou l’astrophysicien Hubert Reeves, nous disent très clairement et régulièrement qu’une « fin » semble inévitable et proche vu l’état de notre planète. Et arrêtez de faire comme si de rien n’était car vous savez maintenant !

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Hubert Reeves, astrophysicien et militant écologiste, né en 1932 à Montréal. Photo Loïc Venance, archives AFP.

Hubert Reeves parle d’un délai de 30 ans maximum si rien n’est fait. D’ici «dix, vingt ou trente ans maximum, on pourra se demander [ce] qu’on va manger ce soir», avertit le scientifique sur le site canadien press.ca.

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Autrement dit, si nous n’agissons pas, nous aurons tous disparus d’ici peu. Nous aurons tout saccagé, tout pompé, tout vidé, tout détruit. Notre intelligence nous aura amenés à notre propre destruction…Non c’est plus de la S.F là.

Je suis désolée de vous miner, ce n’est pas mon style mais il faut se rendre à l’évidence, l’humain a totalement merdé depuis le début de l’ère industrielle. Cependant, il est encore temps de retourner cette situation. Mais ça URGE…

Il faut sortir de nos habitudes de consommations inutiles, de nos élevages intensifs, de nos abattoirs à la chaîne, de nos montagnes de déchets, de nos pollutions de toutes sortes. Il faut arrêter de croire qu’on est faibles ou qu’on a peur. Il faut cesser les supermarchés, les pesticides, l’aveuglement des pubs et des médias officiels. Il faut tout ralentir et retrouver notre dignité et notre pouvoir sur la santé, sur l’alimentation, sur notre travail, sur l’éducation de nos enfants.

Il revient à chacun, tel le petit colibri dont parle le grand Pierre Rabhi, d’oeuvrer à son échelle, si petite soit-elle, afin qu’ensemble, nous sortions de cette impasse puante.

Voilà pourquoi j’ai créé ce site « TECHNOSPHERE » : son but est d’ouvrir les esprits, d’élever les consciences. J’essaye d’inspirer mes lecteurs, d’ouvrir des pistes, sans se lamenter. Il est inutile de se désespérer en gémissant au milieu de la verdure salopée par le glyphosate…

Au contraire, imagine comment tu peux agir à ta façon, en n’espérant rien des politiques. Juste en comptant sur toi. Et ensuite, on peut être très forts ensemble, beaucoup plus que la poignée d’individus qui détiennent toutes nos richesses. (Pardon j’ai un côté anar mais je ne suis reliée à aucun parti, ni religion. En effet, « Il n’y a que les sots et les huîtres qui adhèrent », dîtes-moi en comm’ de qui est cette citation pas si ancienne ^^).

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Je partage sur ce site  des inspirations scientifiques et artistiques, liées à des modes de vie, des phénomènes de société, au voyage, à la musique, aux fêtes libres, à la nature, à la ville, à la santé…VOUS POUVEZ AUSSI PUBLIER SUR CE SITE si vous avez un sujet inspirant (constructions, mode de vie, médecine alternative, physique quantique, géobiologie, spiritualité…) En espérant que les humains favoriseront l’être au lieu de l’avoir très rapidement, et sauront se reconnecter avec la simplicité et la nature sans renoncer à leur bien être.

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© Sasint

Personnellement, je vais bientôt exercer en tant que coach naturopathe pour aider les gens à reprendre le pouvoir sur leur santé, leur corps et leur esprit et les soigner avec des méthodes naturelles, simples, antiques parfois ! Mais aussi des méthodes énergétiques et vibratoires basées sur la sonothérapie et le magnétisme ( Voir l’article sur la naturopathie). Je m’inspire de ma passion pour la musique et d’un jardin, créé à partir d’un champ jamais traité, que je cultive sans pesticides ni engrais, et que j’espère développer à son plein potentiel avec les techniques de la permaculture (et peut-être des trolls, s’ils pouvaient se montrer enfin).

Beaucoup de plantes médicinales y poussent comme la mélisse, le romarin, la sauge officinale, le jasmin, l’absinthe ou la lavande, ma préférée.

Je souhaite aussi ouvrir ma maison via le « MOUVEMENT COLIBRIS » de Pierre Rabhi (https://www.colibris-lemouvement.org/) et par ailleurs, accueillir des gens en co-working ou / et en co-homing qui pourraient être initiés à un mode de vie simple et naturel.

Je vis dans une maison en bois que j’aimerais rendre la plus autonome possible en me coupant des réseaux eau et EDF (en plus dans l’eau du robinet, il y a des pesticides) mais en me reliant à la pluie et au soleil. On n’est pas demeurés, il y a bien des façons plus simples de générer son énergie ! Et arrêter de payer parfois aussi cher un abonnement qu’une conso. Des articles seront consacrés à cette évolution toute en décroissance.

Je vais aussi créer, dès que possible, un SAUNA mobile avec un CHILL OUT qui va tout déglinguer, (parenthèse CV : expérience salon de plein air, surtout dans des fêtes techno totalement underground, oui je le confesse). Cette structure me permettra d’ouvrir le dialogue sur la santé et l’écologie, chez moi, sans forcément manger des graines (vous pourrez ramener des aliments moins secs hein) mais aussi dans des endroits populaires ou publics. Je m’adresserai en priorité à…à…à qui veut m’entendre en fait (sauf si vous êtes en danger immédiat, je vous attacherai sur une chilienne en vous parlant avec un haut parleur).

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Inspi & transpi in the air, affaire à suivre, dans la passion toujours, y’a de la joie, biz up tout le monde !

© Anna Scheele

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Sources :

Sciences et avenir

https://lasocietesolidaireetdurable.com/2012/08/01/noosphere-et-technosphere-deux-nouveaux-concepts-cree-par-vladimir-vernadsky/

Alerte de l’astrophysicien et écologiste Hubert REEVES in www.lapresse.ca/sciences

Le site de Pierre Rabhi

Dictionnaire Larousse

3 jeunes Suisses traversent la France en skate !

« Viens on va en Bretagne en skate !

− What ! Mais il y a 1000 bornes ! »

Ils s’appellent Cisco, Matt et Robin. Ils sont Suisses et ont décidé de rallier la Bretagne…en Skate ! Ces 3 jeunes souhaitent montrer que tout est possible pour qui veut réaliser quelque chose, même sans budget conséquent. Ils ont leur sac à dos, des hamacs, des bâches (en guise d’abri), leur planche de skate et leur motivation en bandoulière.

Ils ont aussi l’objectif de récolter des dons financiers, les plus minimes soient-ils, afin de soutenir une association qui s’occupe des ados en difficulté, ciao.fr. Association de soutien aux ados.

Voici un extrait de leur blog, quand ils arrivent à Quimper, puis à Douarnenez, c’est épique vous allez voir !

« Day 69 – « Océan en vue ! »

Le givre est encore présent sur les trottoirs de Quimper que déjà nous reprenons notre route en direction de Douarnenez. Alors que l’on roulait sur la route, j’ai (à vous d’imaginer la scène) appuyé sur l’arrière de mon skate pour qu’il gicle dans ma main pour que je puisse marcher sans avoir perdu une seconde. Le problème est que mon pied retombe sur une plaque de glace.. l’instant qui va suivre va marquer ma deuxième chute folklorique. Patinage artistique puis, à nouveau à cause du poids du sac, je perds l’équilibre et je tombe sur le cul.. moment de silence.. rire.. et on repart ! Deux rues plus loin c’est cette fois-ci une personne âgée qui est tombée sur la tête. On lui demande si ça va, on demande à un passant où est la pharmacie la plus proche, et on l’y envoie pour qu’elle y reçoive un pronostic un peu plus professionnel que le nôtre.

Après avoir tracé une quizaine de kilomètres, on retrouve Mathieu et son fils qui sont venus à notre rencontre en pick-up. Mathieu est aussi un sportif, et sait ce que c’est que de partir en expédition en dormant dehors. Après avoir reçu la générosité des gens, il a bien compté en faire de même avec nous ! Un beau geste. Ils nous préparent donc un repas bien revigorant et nous offre même une galette bretonne en dessert ! Parfait ! Un immense merci à vous deux !

Une fois le ventre plein nous terminons notre étape du jour en arrivant à Douarnenez. Plusieurs voitures nous klaxonnent pour nous féliciter. Sûrement des lecteurs du Télégramme.

Nous resterons donc dans cette charmante petite ville portuaire pour deux jours. Connaissant déjà les lieux, je pourrais donc les faire visiter à Matt et Robin. À noter qu’aujourd’hui a été une journée importante ! C’était la première fois depuis le début de Ride To Breizh que nous voyions l’océan ! Enfin !

Ce soir nous sommes allés manger à la crêperie chez Nadine. Et comme à son habitude, notre appétit se faire remarquer. En même temps il faut dire que des bonnes galettes/crêpes ça passe toujours ! »

Moi qui adore la route, j’ai tout de suite été charmée par leur projet qui allie esprit d’aventure, rencontres improbables et solidarité. Je me suis reconnue dans leur volonté de montrer que si l’on a envie de faire quelque chose, on peut y arriver.

On peut les suivre et les soutenir dans leur projet ici : Le blog des vagabonds.

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Et oui, il n’est pas toujours possible de rouler 🙂

J’habite en Bretagne avec mon jeune fils ado et je les ai invités sur la route du retour, au cas où ils passent du côté de Lamballe, ils seront vraiment la bienvenue le temps d’un repos.

Franchement, je leur tire mon chapeau, bravo les gars, vous donnez une lueur d’espoir à beaucoup de gens en mal de joies simples…

Anna Scheele (3 décembre 2017)

 

Pourquoi l’huile de chanvre c’est de l’or ?

Depuis 1990, la culture de chanvre est de nouveau autorisée en France (je parle du chanvre à très faible teneur en THC).

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Originaire d’Asie centrale, le chanvre, aussi appelé chènevis, est utilisé depuis des millénaires.
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L’obtention de l’huile de chanvre se produit en écrasant ses jolies petites graines, qui sont par ailleurs comestibles et tout aussi excellentes pour l’équilibre du corps.

L’huile obtenue par pression des graines à froid est très précieuse. En effet, cette huile alimentaire se montre puissamment active sur différents points :

Pour la peau, c’est merveilleux

En usage externe sur votre peau, elle est extrêmement hydratante et anti-rides. Sa composition est celle qui se rapproche le plus de la composition lipidique de notre peau avec un équilibre entre omégas 3 et 6. Elle booste la micro-circulation mais calme aussi les rougeurs, les irritations, les brûlures. Elle peut servir facilement d’after-shave par exemple pour ces messieurs qui prennent de plus en plus soin d’eux au naturel.

Elle est aussi remarquable pour traiter l’eczéma (1), la dermatite atopique, l’acné, la couperose, le bouton de fièvre ou le psoriasis grâce à ses vertus anti-inflammatoires.

Pour les cheveux, c’est un miracle

  • Elle agit sur les cheveux secs, cassants, crépus, dreadés, dévitalisés en les nourrissant et en les lissant. En plus, sa texture légère et non grasse pénètre rapidement le cuir chevelu ou les longueurs.
  • Pour les cheveux fins, elle est aussi très efficace car elle redonne du volume.
  • Pour les chutes de cheveux, elle peut activer la repousse en oxygénant le cuir chevelu.
  • Elle règle les problèmes de pellicules et de démangeaisons du cuir chevelu.

Pour le corps, c’est de l’or

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L’huile de chanvre est obtenue en écrasant ses jolies petites graines. ©Pinterest

L’huile de chanvre contient des acides gras essentiels : des oméga-3 et 6 mais aussi beaucoup de protéines, des vitamine E, B1, D (une des seules plantes à détenir de la vitamine D, qui fixe le calcium sur nos os), des acides aminés, et bien d’autres composants très intéressants. Donc l’huile de chanvre est bénéfique pour :

  • Lutter contre le développement de maladies cardio-vasculaires.
  • Lutter contre l’inflammation des organes vitaux.
  • Lutter contre l’inflammation des articulations.marijuana-2766338_1280
  • Aider à la régulation du taux de mauvais cholestérol dans le sang (2).
  • Diminuer les syndromes prémenstruels et réguler le système hormonal (utile pendant la ménopause).
  • Participer au développement du cerveau et des yeux des fœtus pour les femmes enceintes ou allaitantes.
  • Réguler la cortisol, une hormone stéroïde qui est responsable du stress.

À noter :

L’huile de chanvre est adaptée aux régimes alimentaires en raison de sa faible teneur en calories et fait par ailleurs office d’écran solaire naturel.

Aucun effet indésirable n’a encore été signalé. Cependant si vous souffrez d’allergie à l’un des composants, il faudra bien sûr vous abstenir de l’utiliser.

Il est recommandé de consommer environ une cuillère à soupe d’huile de chanvre par jour (il existe beaucoup de recettes sur Internet à ce sujet, moi j’en ajoute dans la vinaigrette tout simplement). Ne la chauffez jamais car cela détruirait les oméga-3.

Conservez-là au frais (frigo, cellier, cave), à l’abri de la lumière. Elle est à consommer dans les 3 mois suivant son achat afin de limiter le risque d’oxydation.

Pour couronner le tout, avec son petit goût de noisette elle est délicieuse.

Vous l’avez compris, l’huile de chanvre est une vraie bénédiction. Mais ce n’est pas une découverte, en Inde et en Chine, cette huile est utilisée depuis des millénaires pour ses multiples vertus.

Anna Scheele

Notes et sources

(1) Callaway J, Schwab U, Harvima I, Halonen P, Mykkänen O, Hyvönen P, Järvinen T. «Efficacy of dietary hempseed oil in patients with atopic dermatitis». J Dermatolog Treat. 2005 Apr;16(2):87-94.

(2) Prociuk MA, Edel AL, et al. «Cholesterol-induced stimulation of platelet aggregation is prevented by a hempseed-enriched diet». Can J Physiol Pharmacol. 2008 Apr;86(4):153-9.

http://www.santescience.fr

http://www.downtoearth.org

http://www.huiledechanvre.fr/

Berlin mon amour #StreetArt (ou comment rendre une ville moins moche)

Berlin offre une variété folle de créativité à ciel ouvert. La « ville grise » n’en est pas une. Elle possède au contraire toutes les tonalités. Elle est même un immense musée gratuit pour qui sait regarder la rue. Presque partout, des débauches artistiques et souvent engagées recouvrent les murs. C’est donc parti pour une « visusphère » spécial Berlin avec des graffs et des collages.

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© Anna Scheele – 2017

Faut-il faire la guerre pour avoir la paix ? Focus sur « La Ligne Maginot » – 2WW –

L’ouvrage de Schoenenbourg en Alsace

Certains ont accusé d’inutilité les constructions de la Ligne Maginot en Alsace alors qu’en réalité, c’est grâce à elles qu’Hitler est passé par la Belgique.

L’ouvrage de Schoenenbourg en Alsace, dans le Bas-Rhin, a été construit dès 1931. Il est le plus grand édifice de la ligne Maginot à être ouvert au public dans la région. Il représente à l’époque un boom technologique car l’ouvrage produit sa propre électricité. Ce sont les ingénieurs du génie militaire qui ont mis au point cela ainsi que de véritables machines de guerre (le bloc mitraillette est très impressionnant car monumental et très précis). Lire la suite

23 nuances de craies – Guide de communication pour professeurs débutants

 

Pour une éducation bienveillante et pour en finir avec le sado-masochisme à l’école.

Je vous explique dans cet e-book ce qu’aucun formateur ne m’a officiellement transmis, ce qu’aucun manuel ne m’a délivré.

Attachée de presse, chargée de communication et prof de lettres très appréciée par ses élèves et leurs familles, je vous donne des clefs afin de communiquer aisément avec un public jeune.

Pas de théories pompeuses…Rien que du concret pour les profs débutants : le premier jour, l’intention, l’attitude, la parole, l’école, les rebelles, les passifs, les collègues, la tenue vestimentaire, passionner un public…

23 thèmes qui vous seront de la plus grande utilité afin que vos cours se déroulent de la meilleure façon possible, pour les jeunes, pour vous (et pour l’avenir de l’humanité…).

Vous comprendrez après lecture que l’attitude de bienveillance qui est préconisée est l’une des clés de voûte d’un enseignement réussi, humain, généreux.

Je vous offre le premier chapitre de mon livre, actuellement en vente sur Amazon

1. Se montrer bienveillant

Bienveillance : capacité à se montrer indulgent et attentionné envers autrui d’une manière désintéressée et compréhensive.

Rebecca Waller, psychologue de l’université d’Oxford, a publié la synthèse de 30 études sur des éducations sévères et punitives.

Lien vers les Références des articles de Rebecca Waller

Elle montre qu’en violentant un enfant ou un adolescent, verbalement ou physiquement, l’adulte aboutit au résultat inverse de celui escompté. L’enfant devient « insensible, dur, sans empathie» comme l’explique la pédiatre Catherine Guéguen, grande dame de l’éducation bienveillante.

L’école des parents, Revue publiée par la FNEPE, article de Catherine Guéguen, Neurosciences, le cerveau de l’enfant, janvier 2017, n°622

Inversement, quand l’adulte porte un regard compréhensif sur l’enfant et lui parle gentiment, il permet la maturation de son cerveau. L’enfant devient lui même empathique et social. Plus l’enfant reçoit de bienveillance, plus il sécrète de l’ocytocine (hormone du lien social, de l’amour, du plaisir), plus il devient comme nous le souhaitons, calme, lui même bienveillant, etc.

C’est la base de tout bon enseignement. Les jeunes sont très réceptifs, ils sentent très facilement si vous êtes bien intentionné. Tâchez d’être quelqu’un de bienveillant. Soyez un exemple de bonté, de gentillesse. De l’accueil, à l’entrée de la classe, jusqu’à la fin du cours, soyez quelqu’un de bien. Soyez sympathique, ouvert.

Bien sûr, dans la vie courante, nous ne sommes pas toujours des modèles. Nous pouvons parfois nous montrer impatients, jaloux, nerveux, égoïstes et j’en passe, mais quand vous entrez dans une classe, je vous en prie, revêtez le rôle d’une personne bienveillante, posez sur eux un regard doux et juste.

Concrètement, venez dans votre établissement vierge de toute émotion. Le trajet permet éventuellement de se mettre en condition, et même en voix parfois, pensez, en effet, à l’échauffer. Personnellement, avant d’ « entrer en scène », j’écoute toujours des musiques que j’adore, ça me remplit d’énergie positive, et je suis partie pour quelques heures. Imaginez-vous léger, disponible, de bonne humeur, prêt à tout entendre…Ayez votre esprit ouvert sans jamais ressentir de peur. Au besoin entraînez vous à prendre de la distance par rapport à votre rôle. Dites vous que rien de grave ne peut arriver et qu’au pire vous serez probablement mort de rire…

« La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté. »  Michel de Montaigne, Les essais, 1580.

Oui, il faut entrer dans le rôle du prof, il faut mettre un masque avant d’entrer en scène. Mais attention, je ne parle pas d’incarner ce que vous n’êtes pas, je vous dis de vous montrer sous votre aspect le plus lumineux, le plus beau, le plus inspirant. Les jeunes sentent tout, ils vous démasqueront vite si vous jouez un rôle trop éloigné de ce que vous êtes. De toutes façons, il est trop difficile d’enseigner si nous éprouvons des émotions négatives car elles empiètent sur la communication, la recouvrant d’un voile sombre. Sachant que nous sommes maîtres de nos pensées, dirigeons-les vers les meilleurs aspects de nous-mêmes.

Je suis persuadée que l’une des clefs principale pour bien communiquer avec votre public est celle-ci : disposez votre esprit à être entièrement bien intentionné et posez un regard bienveillant sur les jeunes que l’on vous confie.

Considérez la jeunesse comme un précieux trésor à chérir de toutes vos capacités. Vous êtes passionnés par une matière mais vous allez œuvrer au-delà, vous allez agir dans la sphère de l’espèce humaine, très concrètement.

Cette bienveillance que j’évoque est une attitude générale, un état d’esprit qui va se manifester de différentes manières. Par exemple, dans le respect que vous aurez en écoutant un jeune ou dans votre système de fonctionnement avec eux. Autant de thèmes que nous développerons dans ce guide.

Pour davantage d’informations scientifiques sur la bienveillance et le cerveau, je vous renvoie à mon article sur l’éducation bienveillante : En route vers l’éducation bienveillante sur Technosphere.live, rubrique Société : https://technosphere.live/2017/04/06/en-route-vers-leducation-bienveillante/

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Anna Scheele

Un bon réflexe santé : la naturopathie

La naturopathie est une médecine non-conventionnelle qui aide chacun à conserver ou retrouver la santé grâce à des méthodes naturelles. Elle a donc recours à l’alimentation, aux plantes (aromathérapie, phytothérapie), à l’eau, aux massages, à la relaxation, à l’hypnose, au yoga, à la sonothérapie, etc. Chaque naturopathe se spécialise en fonction de ses goûts et de ses aptitudes. Certains naturopathes peuvent aussi travailler avec les énergies, je pense au magnétisme par exemple.
L’intérêt de consulter un naturopathe est qu’il est complémentaire du médecin classique et qu’il vous apporte des soins personnalisés, liés à votre style de vie, votre personnalité et vos problématiques.On trouve des ressemblances avec plusieurs courants plus anciens, comme certains principes de la médecine posés par le Grec Hippocrate en Grèce antique, ou encore plus loin avec l’Ayurveda originaire d’Inde ou bien encore la médecine traditionnelle chinoise.

Un naturopathe est forcément passionné

Le naturopathe est passionné par la nature bien sûr et son mode de vie est le reflet de son métier. Mais il est aussi performant sur tout ce qui touche au bien-être et au développement personnel. Aussi, il peut vous aborder sous plusieurs angles complémentaires car il considère que le corps et l’esprit sont liés.

La naturopathie peut donc vous aider sur les plans suivants :

  1. Physique (biologique)
  2. Psychologique
  3. Spirituel

Ce métier n’est pas encore reconnu en France, contrairement à l’Australie, au Canada et à beaucoup de pays européens. Du coup, comme chacun peut s’installer de façon libre, attention aux incompétents. Je pense qu’un bon bouche à oreille saura vous rassurer si vous tentez la consultation en naturopathie.

Souvent le naturopathe est un autodidacte qui a développé de nombreuses capacités. Il peut faire valider cela dans une école ; il existe des écoles de naturopathie en France mais le diplôme qu’elles délivrent n’a aucune valeur institutionnelle du fait de la non-reconnaissance par l’état de cette profession.

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Préparation de soins à base d’huiles essentielles

Personnellement, cette profession me tente beaucoup car bien sûr j’adore la nature depuis toujours, je cultive mes plantes médicinales, mes fruits et légumes, j’ai développé depuis des années mes connaissances des huiles essentielles et mon fils, cobaye, n’est jamais malade car je peux lui traiter tous ses « bobos » sans courir chez le médecin (verrues, problèmes de sommeil, stress scolaire, éruptions, transit, etc.). Nous sommes devenus peu à peu végétariens, notre alimentation est saine, équilibrée et je développe mes capacités énergétiques actuellement, parallèlement à l’élévation de mon degré de conscience…(magnétisme et clair-audience). Affaire à suivre…

Anna Scheele

Mams et Merlin on the road #8

Semaine du 3 au 11 février

Avant de partir de Chiang Mai en direction du triangle d’or, on se retrouve à attendre assez longtemps un bus. Heureusement, on tombe sur un café juste à côté d’un étrange temple hindou sous bâche dédié à Ganesh. Un moine bouddhiste hyper jovial reçoit des gens pour leur donner des conseils : « We never die » crie-t-il en riant. J’ai à peine le temps de me dire que je suis d’accord avec lui qu’arrive une jeune femme aux allures de princesse. Nous apprenons qu’il s’agit d’une chanteuse superstar écoutée par des millions de gens. Elle s’assoit à côté de nous, elle est très jeune, ni belle, ni laide, j’observe ses grandes lunettes rondes et la dentelle de son chemisier. Elle offre une liasse de billets à un moine, avec séance photo dans la foulée. Enfin, le bus se pointe. Pas de chance, il est pourri et l’air froid sort de l’ouverture cassée au dessus de nous. Pas de problème, le system D s’active et on fourre un gâteau pile de la bonne taille dans le conduit. Ensuite, ce furent 5 heures de fous rires pour diverses raisons et notamment nos reflets dans la vitre d’en face qui nous renvoyaient des images horribles.

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#System D

On arrive après la tombée de la nuit tout près de la frontière birmane, à Mae Sai. La ville est désertique mais on tombe sur un gars qui joue de la guitare devant son magasin, il nous appelle son fils qui nous trouve une chambre à louer pour la nuit. On est dans une pièce minuscule, les draps sont sales. On allume la télé pour voir leurs conneries et on tombe sur L’honneur des guerriers avec Morgan Freeman en thaïlandais, juste au moment où il doit se faire couper la tête…C’est drôle pour le langage et affreux en même temps. Le lendemain, on reprend la route, on s arrête dans un café, personne au comptoir. On attend, on attend encore mais on a si faim qu’on entame des cookies à vendre, on se dit qu’on le signalera au retour du gérant. Toujours personne au bout d’un bon quart d’heure. Je laisse un billet et on se remet à marcher avec nos sacs. Personne sur les trottoirs. Des grands magasins vides. Des façades délavées, laides. Ça ressemble à une post fin du monde. Une quatrième dimension. Tout semble décrépi, mort. Et juste cette longue route type Route Nationale. Je réalise que nous ne sommes pas à Mae Saï mais dans sa banlieue. On choppe un taxi collectif. Heureusement car il nous restait encore 4 km avant Mae Saï. C’est la ville la plus au nord-ouest de la Thaïlande et nous voulions voir son bazar et son temple duquel on voit la jungle birmane. Enfin nous arrivons au marché qui regorge de pipes à opium et de pierres plus ou moins précieuses.

 

En face, la Birmanie dans laquelle je voulais bourlinguer avant que les Rohingas subissent le pire. Nous apprenons qu’il faut payer assez cher pour ne passer que quelques heures du côté birman et n’avoir le droit de ne rester qu’à Tachilek, la ville frontière côté birman qui dispose du même marché que côté thaï. Du coup, on juge inutile le passage mais on rêve devant la limite…Une simple rivière et c’est la Birmanie…

Une petite rivière, « Mae Saï », sous ce pont, et c’est la République du Myanmar ou la Birmanie de l’autre côté.

On monte au temple en scooter, ma valise est comme les « Transformers », elle passe du mode roulettes au sac à dos et nous voilà sur les hauteurs de Mae Saï en train d’admirer la jungle birmane et thailandaise.

La jungle birmane derrière Mae Saï

Après un copieux déjeuner local, on saute dans un taxi collectif direction Sop Roak au coeur du triangle d’or.

Ça monte sec et la voiture est obligée de toussoter sur la bande d’arrêt d’urgence. Enfin, la ville apparaît et on découvre tout joyeux le fleuve mythique qui est aussi une frontière naturelle, le Mékong. Au dessus se dresse un immense Bouddha en or qui en jette. 20180206_152433.jpgDes musées à Sop Roak expliquent la culture du pavot, son business et sa façon de le consommer qui était légale jusqu’au milieu du 20ème siècle. On apprend que ce sont les Chinois mais aussi ces faux culs de français et ces anglais insupportables qui ont encouragé sa production et son commerce puisqu’ils percevaient des taxes sur le produit…

Dans les fumeries d’opium, le fumeur est allongé pour rester rêver des heures ensuite.

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux pipes à opium et autres instruments de mesure s’ajoute une belle collection de « bong » (mot chinois) et non pas « bang », qui sont les pipes à eau servant à la consommation de Marijuana.

 

C’est le bonheur à Sop Ruak, voir glisser le Mékong gracieux et avoir une région mythique à nos pieds, constituée des 3 pays visibles d’un seul regard : Le Laos (tout à fait à droite du Mékong sur la photo ci-dessous), la Birmanie (au centre de la photo) et la Thaïlande où nous sommes encore. 20180207_112251.jpg

On s’arrache matinalement vers Chiang Rai, en Greenbus. Mais soudain, il s’arrête et deux policiers montent. Ils nous font un signe amical mais se jettent sur les deux passagers thaïlandais à côté de nous. Ils doivent montrer leurs papiers. Ils vérifient quelques sacs. Je rappelle que la Thaïlande est un royaume où le roi exerce une immense autorité. Le critiquer peut vous amener à la prison ou à de très fortes amendes. Cette démonstration policière nous fait froid dans le dos. Elle me rappelle les contrôles aléatoires en banlieue parisienne. Elle me fait de la peine pour les Thaïlandais qui n’ont aucune liberté d’expression.

Un moment d’intrigue artistique se présente quand nous arrivons au temple noir, environ 10 km avant Chiang Rai. Il nous impressionne par sa multitude de sexes masculins en rut, ses peaux d’animaux morts, ses ossements et coquillages vides. Partout un goût de mort et de sexe malsain.

Détail d’un intérieur du « Temple Noir »
L’une des constructions du temple
L’un des multiples pénis du Temple…
Une déco peu rassurante

Peu après, un joyeux petit bus local nous attrape presque au vol et nous dépose à Chiang Rai, petite ville douce pleine d’artisanat tribal. On s’installe au « Chat House » qui est un paradis de verdure encore une fois et où une chatte obèse farniente sous les tables en quête de câlins et de nourriture.

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Merlin la kidnappe dans notre chambre, elle s’enroule contre nous, profitant de notre fort amour pour ceux de sa race. 😻😽😺

Les chinois sont partout. Il y a quelques années, j’avais vraiment apprécié un voyage en Chine, leur culture millénaire, leur gastronomie, la découverte de leur médecine. Mais les Chinois, en tant que touristes, j’ai vraiment du mal à les supporter. Ils se jettent sur les monuments comme des assoiffés au bar. Ils dégainent leurs téléphones sur perches pour se prendre immédiatement en photo alors qu’ils n’ont même pas encore vraiment vu où ils venaient d’atterrir. Ils bousculent tout le monde, doublent dans les files d’attente, hurlent…Un sentiment de pitié inouï m’envahit quand j’observe ce tableau. On pensait leur échapper au Laos mais ils colonisent tout le nord. Un chinois touche 100 000 dollars s’il s’installe au Laos. Sa femme aussi. Leur enfant également. Du coup, ils exploitent les terres version agriculture intensive avec pesticides et engrais qui tuent les enfants. Voir l’article du journal « Libération » sur ce sujet : « Le gouvernement a vendu le nord du Laos à la Chine »

On arrive en taxi collectif devant le « Temple Blanc », sans doute le plus beau de la Thaïlande. Il est aussi l’oeuvre d’un artiste. Ce temple nous subjugue par sa démesure et sa blancheur parfaite. Il représente le paradis. À l’intérieur, des visuels peints de « mignons », la voiture de « Fast and furious », « Pikachu » Image associée, un « transformer », Zidane avec son crackage de tête à la coupe du monde, etc. Et les dominant tous, Bouddha avec son zen exemplaire. À un moment, on entend un type qui hurle dans un haut-parleur : « the girl, stop it ! Stooop iiiit ! » Soudain, je comprends que c’est moi qu’on engueule si fort. Je réalise qu’il est interdit de photographier les figures moderno-kitch type pikachu, je m’excuse et le garde ne me lâche pas tant que je n’ai pas effacé les deux autres photos. Par contre les Bouddhas on peut les flasher. Bref je ne comprends rien. On sort vannés par l’ambiance selfie, tous les 50 centimètres, les chinois et les touristes en général se prennent en photo, on ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer mais on étouffe. Pauvre humanité… Out !

Détail du « Temple Blanc »
Le « Temple Blanc », symbole du paradis
La souffrance avant d’accéder au temple
Une image de la détresse devant le temple

Chiang Rai est une petite ville bien sympathique, chaleureuse même, modestement belle mais authentique et propre, à l’image de la plupart des rues thaïlandaises (à part les klongs de Bangkok !). Un mégot jeté par terre peut vous coûter vraiment cher. Ici il y a beaucoup moins de touristes qu’à Bangkok ou Chiang Mai. Enfin, « on se sent libéré » comme le dit justement Merlin.

En flânant, nous avons découvert un parc splendide dans lequel se préparait un concert. Nous sommes passés dans un tunnel en forme de coeur, tout l’arrangement floral était très minutieusement pensé et réalisé, j’ai encore cru qu’on avait débarqué au paradis. Merlin me pince, non j’ai mal, nous sommes bien sur Terre.

On se retrouve à côté au « Hilltribe museum » qui nous explique la culture des tribus installées en Thaïlande. La plupart viennent de Chine et de Birmanie. Nous avions rencontré des Karens dans la jungle vers Chiang Mai, ils représentent la tribu la plus nombreuse. Nous refusons de visiter d’autres tribus car en fait, aujourd’hui, cela ressemble à des zoos humains. Les fameuses femmes girafes sont en perdition, les plus jeunes ont 40 ans…20180206_161122.jpg

Les coutumes s’épuisent avec la globalisation culturelle. Bientôt, on sera tous en jean en train de faire des selfies.

De nos jours, les tribus ne cultivent presque plus le pavot depuis que des programmes de remplacement ont été imposés (fraises, chous, etc.). Mais les revenus sont beaucoup moins intéressants que le pavot / l’opium…). Je n’oublie pas certains de mes anciens amis qui sont devenus accros à l’héroïne cette horreur et pire, à son substitut inventé par le médecin d’Hitler, la méthadone dont je crois qu’on ne se défait presque jamais quand les doses sont fortes.

« L’opium est le latex qu’exsude le pavot somnifère. Il est récolté en le laissant couler le long d’incisions sur la capsule de la plante, après perte des fleurs. Il contient une grande concentration d’alcaloïdes comme la morphine ou la codéine, dont elle est extraite. »(Wikipédia)

Juste en dessous se trouve un restaurant associatif « Cabbages and Condoms » qui agit pour le planning familial et qui prône l’utilisation des préservatifs, tous les bénéfices sont reversés à cette structure. Nous avons déjeuné indien, un peu trop épicé malgré nos demandes… 😨

« Non, non ça ne pique pas »…

Non vous ne rêvez pas sur la déco.

Pour finir cet épisode, je partage avec vous ces instruments traditionnels qui existent dans tous les temples bouddhistes, le gong, le tambour et les cloches.

 

Demain, c’est le départ pour le Laos, à quelques kilomètres, mais les formalités à la frontière peuvent prendre du temps. Nous descendrons une partie du pays sur le Mékong (à moins que je me remette à cracher mes boyaux).

@Anna Scheele  20180210_120754-1.jpg  Tous droits réservés – 2018

Phrases du jour : « Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique. » Platon

« Pour être irremplaçable, il faut être différente. » Coco Chanel

 

Mams et Merlin on the road #7

Nous étudions beaucoup en ce moment : Merlin ses cours de maths, de français et d’histoire, allongé à l’école de massage qui est un vrai paradis fleuri, au milieu des masseuses pros et moi en tant qu’élève en massage thaï traditionnel et massage avec les boules d’herbes médicinales.

Les cours sont intensifs mais très constructifs. Le massage Thaïlandais provient d’Inde et date d’il y a 2500 ans. Il a été inventé par un médecin yogi, un ami de Bouddha. Au départ, il était réservé à la famille royale et était dispensé par des ermites, des moines qui se délivraient ce savoir de façon orale.

Les cours commencent par une prière bouddhiste pour respecter son professeur. Je dois me mettre à genoux puis répéter des paroles thaïes que je ne comprends pas, ce que je trouve un peu stupide mais je m’y soumets platement. De toutes façons, je respecte ma prof car elle est pro et cool. J’ai une prof juste pour moi sur laquelle je peux m’entraîner. Elle est une cobaye formidable, très patiente. Le corps n’a rien de tabou ici. Elle m’apprend comment masser chaque partie du corps, des doigts de pieds au crâne, en passant par les fesses, sans aucun complexe. Au bout de plusieurs jours d’apprentissage, j’ai obtenu un agrément mais je dois pratiquer beaucoup et régulièrement pour devenir une pro. Merlin, qui adore les massages, va être très heureux. À la fin de cette session d’apprentissage, j’étais vannée et j’ai passé la dernière soirée à vomir à cause de cette fatigue à moins que les vapeurs des plantes que l’on met dans les boules de massage n’en fussent responsables. Justement, les plantes que les Thaïlandais mettent dans les balles sont le kaffir, le tamarin, le curcuma et d’autres encore.

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Le tamarin vient d’Inde. Il favorise la digestion, est laxatif, expectorant, stimule le système hépatique, rénal et nerveux, calme la douleur, donne du tonus, est anti-viral, anti-inflammatoire et antioxydant…Rien que cela !

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En balade au marché du coin de la rue, voilà ce que l’on peut y trouver : beaucoup d’herbes et d’épices mais aussi des savons aux formes inattendues.

Ce sont … des savons bien sûr 😉

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Le festival des fleurs à Chiang Mai (2 & 3 février)

Une vraie splendeur nous attend ce premier week-end de février avec une débauche hallucinante de fleurs de toutes sortes dans le parc…et aux alentours. Ce festival existe depuis plus de 40 ans et signe la fin de la saison fraîche. Il a lieu au moment où les fleurs atteignent leur fleurissement maximal. Nous voyons surtout des orchidées, des roses, des chrysanthèmes mais aussi d’époustouflantes expositions de bonsaïs. Rien est à vendre, tout est offert aux regards émerveillés.

C’est surtout au parc public « Buak Had », au sud-est de la vieille ville de Chiang Mai que se trouvent la plupart des arrangements floraux. On se croyait au jardin d’Eden tellement c’est beau. Partout des entrelacs de couleurs et d’odeurs, sous un soleil généreux mais jamais insupportable. Ici et là des libellules, des papillons, de tous petits enfants qui s’entraînent à leur spectacle de chants du week-end, des maîtresses qui semblent douces avec eux, des policiers sur leurs smartphones…Des hamacs fleuris, des carrés de fleurs flottantes, des tapis de cosmos roses, des hortensias, et au loin les cocotiers et les bananiers…Tout est soigneusement mis en scène dans ce parc somptueux pendant les quelques jours qui précèdent l’évènement.

 

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Deuxième jour du festival (samedi 3 février)

Nous assistons à une parade de chars fleuris où trône une ravissante Thaïlandaise (ou pas) dans chaque char. C’est assez kitch franchement mais ébahissant quand même pour l’imagination dont les créateurs ont su faire preuve.

À la suite du char se succèdent le sound-system avec son groupe électrogène parfois surplombé d’un parasol protecteur, puis des gens habillés en tenue traditionnelle qui marchent, dansent ou jouent d’un instrument. Avec Merlin, on s’étonne de leurs tenues ou de leurs instruments dont la plupart nous sont inconnus. Des gens de tous les âges défilent mais il y a surtout des jeunes.

Le soir, nous sommes retournés au parc pour assister aux danses et concerts de l’ancien royaume Lanna et nous avons été gâtés par le hasard puisque des places VIP s’étaient libérées au premier rang. 🌠

La musique est répétitive avec des sonorités souvent aiguës et il y a bien trop peu de rythme à mon goût mais nous avons découvert d’autres instruments et les danses sont très gracieuses.

Nous avons pu observer leurs mains et leurs ongles qui dansent autant que leurs corps.

Malheureusement, il y avait une danseuse à la limite de l’obésité. Pourtant, elle bougeait elle aussi avec une légère once de beauté. Par ailleurs je pense que nous pouvons remercier la majesté de son costume ainsi que son maquillage et sa coiffure. Enfin le fait d’assumer son corps tel qu’il est rend forcément plus beau.

Nous avons encore pris plaisir à admirer dans le détail les chars fleuris qui sont le reflet d’une patience angélique de la part des gens qui ont fixé chaque fleur dessus.

Détail d’un char
Char-chat fleuri ❤

Entre temps, Merlin s’est fait de nouveaux amis chinois à la piscine qui jouxte notre guest-house et ça y est nous mangeons 100% Thaï sans problème sauf quand on a la mauvaise idée d’ajouter des sauces pimentées, là on saute au plafond. Nous trouvons leur cuisine savoureuse, elle est pleine d’herbes et de plusieurs ingrédients différents coupés en tout petit, comme le font les chinois. Merlin a même pensé devenir cuistot sur des croisières (son projet précédent était de devenir architecte).

A midi, ils mangent souvent une soupe, ici un mélange de pâtes, de poulet, de plantes aromatiques, de petits légumes râpés type carottes, etc.

Hier, nous nous sommes retrouvés dans un garage-cuisine très incongru où la femme cuisinait une excellente soupe aux noodles (aux pâtes). À côté sur l’arbre, pendait son compteur électrique et à quelques pas, on aurait pu « poser nos miches » comme disent les Brestois dans un bar à chats, si les proprios avaient été là.

Dans Chiang Mai, nous avons toujours cet enchantement de tomber sur des temples bouddhistes, qui nous appellent au repos et à la réflexion.

Un nāga (नाग ou serpent en sanskrit) est un être mythique de l’hindouisme qui protège l’entrée de presque tous les temples bouddhistes.

 

Les Nâgas, dans la tradition Bouddhiste Thaïlandaise, sont les esprits des eaux, gardiens de trésors immenses et mystérieux. On les représente le plus souvent sous la forme de serpents.

Demain matin, nous allons prendre le bus et quitter cette ville dans laquelle nous avons passé 10 jours intenses en apprentissages et en émerveillements pour aller tout au nord, à l’endroit où le regard embrasse à la fois la Thaïlande, la Birmanie et le Laos : la ville de Sop Ruak, au confluent du Mékong et de la rivière Mae Nam Ruak. 🔀

Quelques phrases du jour pour Merlin 🌼 « La danse est la langue cachée de l’âme ». Martha Graham

🌸 « Rien n’arrête un peuple qui danse. » Anonyme

À suivre 🌏💦😀🙅🙆

Merlin et Anna

Cult Berlin Vs Omidox VS 20 (Lever du soleil, vibes profondes, love and peace) Février 2018 – SoundCloud

Un bon mix techno : Cult Berlin Vs Omidox VS 20 (Lever du soleil, vibes profondes, love and peace) Fevrier 2018 par Cult Berlin #np sur #SoundCloud

Image d’en-tête prise dans une rue du 10 ème arrondissement à Paris. 🏢

La Nature dans la ville #Chiang Mai en Thaïlande

 

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La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Charles Baudelaire, Correspondances, 1857.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

@Anna Scheele – 2018