Le miracle de la cohérence cardiaque

Le concept de la Cohérence Cardiaque est issu des recherches médicales dans les neurosciences et la neurocardiologie.

Cette méthode est apparue aux Etats-Unis il y a environ 10 ans, au moment où son impact bénéfique sur la gestion du stress a été mis en lumière par l’Institut HeartMath®, en Californie. Cet organisme étudie depuis 25 ans la communication entre le cœur et le cerveau. Les découvertes de l’Institut ont montré qu’il existe 40.000 neurones dans le coeur et qu’ils forment « le cerveau du coeur ». C’est suffisant pour que ce système nerveux agisse parfois de manière autonome (je rappelle au passage que nous avons aussi un troisième cerveau, dans nos intestins, appelé « cerveau viscéral » et qui contient 200 millions de neurones, plus que dans le cerveau d’un chien).

Les recherches à l’Institut HeartMath® ont montré que le facteur le plus important qui affecte le rythme cardiaque correspond à nos sentiments et à nos émotions. Donc en respirant calmement et de façon régulière, nous obligeons notre coeur à avoir une « cohérence » qui retentit positivement sur toute notre psycho-physiologie !

Pourquoi pratiquer la cohérence cardiaque ?

D’une façon générale, la cohérence cardiaque accroît notre potentiel intellectuel, nous donne des pensées plus claires, nous permet de prendre les décisions les plus évidentes et les plus simples, nous offre un meilleur équilibre émotionnel, une meilleure logique et davantage d’organisation et de sérénité. Et en particulier, je vous ai résumé ci-dessous tout ce que nous offre la pratique de la cohérence cardiaque qui n’est finalement qu’une simple respiration sur environ 7 temps ! (les yogis et les bouddhistes le savent et la pratiquent depuis des millénaires !)coherence cardiaque by technsophere cf David Servan Schreiber, livre guérir

Où ? Et quand ?

N’importe où ! En marchant, assis, debout, en voiture, sur un chameau ! Dès que vous en ressentez le besoin OU en routine 3 fois par jour. Cette pratique est utile dans toute situation de stress, par exemple avant de parler en public, avant de dormir, avant un entretien, avant un examen, en accompagnement d’autres thérapies, avant d’aborder quelque chose de désagréable, votre pile de paperasse ou une discussion avec votre ennemi n°1 🙂

Comment ?

C’est archi simple, nul besoin de se mettre en position yogi. De préférence vous inspirez par les narines et expirez avec la bouche, le temps de compter jusqu’à 7. Bien sûr les labos pharmaceutiques préfèrent vendre des hypotenseurs, des anxiolytiques, des antidépresseurs. Il est si simple le secret, n’est-ce pas ?

Il existe de nombreuses applications mobiles gratuites et sans publicité pour vous accompagner en toute simplicité, je pense à Respirelax mais il en existe beaucoup d’autres ! (Cette appli vous permet de fermer les yeux et de respirer au son d’une clochette). Quand vous aurez l’habitude, l’appli sera inutile. Personnellement, je n’en ai jamais eu besoin mais je pense qu’elle peut être un support très plaisant, un repère rassurant. You Tube aussi propose beaucoup de vidéos de cohérence cardiaque avec en plus des visuels et des sons aux fréquences relaxantes ce qui peut constituer un bénéfice plus grand pour votre détente.

Vous essayez ? ⇒ vidéo You Tube de cohérence cardiaque

3 vidéos très courtes pour clarifier davantage la cohérence cardiaque :

Pour aller plus loin :

Guide de cohérence cardiaque jour après jour
De Dr David O’Hare, Edition Thierry Souccar, 2012

Cohérence cardiaque : Nouvelle technique pour faire face au stress
De  Dr Charly Cungi et  Dr Claude Deglon, Edition RETZ, 2009

Maigrir par la cohérence cardiaque
De Dr David O’Hare, Edition Thierry Souccar, 2012

Les premiers pas avec la cohérence cardiaque
Dr Claude Deglon, Pi-Conseil avec Heartmath France, 2006

Relaxation et méditation : trouver son équilibre émotionnel
Dr Dominique Servant, Ed. Odile Jacob, 2007

La relaxation : nouvelles approches, nouvelles pratiques
Dr Dominique Servant, Edition Masson, 2009

Savoir se relaxer en choisissant sa méthode
Dr Charly Cungi, Retz, 1996

Guérir le stress, l’anxiété et la dépression
David Servan-Schreiber, Edition Robert Laffont, 2003
david servan schreber Guerir-le-stre-l-anxiete-et-la-depreion

Amicalement, Anna Scheele ©Technosphere 2019

heart-2750395_1280

Publicités

Vaincre l’eczéma grâce à la naturopathie

L’eczéma touche une personne sur cinq dans le monde, surtout les enfants (15 à 30% des enfants dans les pays industrialisés). Une consultation en dermatologie sur trois concerne cette inflammation de la peau non contagieuse.

Il existe plusieurs sortes d’eczémas, les 2 plus courantes étant l’eczéma atopique et l’eczéma de contact. Nous trouvons intéressant de lister les différents types d’eczémas car en naturopathie, trouver l’origine d’une pathologie est primordial.

  • L’eczéma atopique : la peau est sèche et elle tire. Cet eczéma peut être à la fois d’origine génétique et allergique : il peut apparaître à cause d’un système immunitaire déficient ou qui surréagit, à cause d’un défaut de la barrière de défense cutanée ou d’un manque de lipides cutanées. De plus en plus, on réalise l’importance de la flore digestive (le microbiote) dans l’atopie. En effet, c’est dans la sphère digestive que se créent les défenses immunitaires. L’atopie ne se manifeste pas uniquement de manière cutanée mais aussi à travers des rhumes, rhinites, conjonctivites et autres allergies alimentaires.
  • L’eczéma allergique de contact : il est dû à une hypersensibilité locale au contact de substances allergisantes comme les caoutchoucs, les métaux, les biocides et les cosmétiques. Cet eczéma apparaît environ 3 jours après le contact mais il peut aussi se manifester des mois ou des années après !
  • L’eczéma dishydrosique : il apparaît sur les mains et les pieds. Son origine est souvent nerveuse mais peut aussi être provoquée par une mycose ou une sudation trop importante.
  • L’eczéma séborrhéique : ce type d’eczéma touche particulièrement le cuir chevelu. Il  provoque souvent des croûtes jaunâtres à cet endroit et des pellicules chez les personnes qui en souffrent. Il peut être lié à des problèmes immunitaires mais c’est le stress qui le favorise souvent.
  • L’eczéma photosensible : une exposition aux UV, même très courte peut provoquer une inflammation du derme. Souvent c’est la prise de certains médicaments, couplée au soleil qui déclenche une crise d’eczéma.
  • L’eczéma nummulaire : il provoque des petites plaques circulaires semblables à des pièces de monnaie. Il s’agirait plutôt d’allergies.
  • L’eczéma impétiginisé : apparaît à cause d’une bactérie, un virus ou un champignon. Par ailleurs, « une personne qui fait déjà de l’eczéma (de n’importe quel type) peut voir ses lésions s’aggraver si elles entrent en contact direct avec une bactérie. Par exemple, cela peut être une bactérie contenue dans l’eau du lac dans lequel on se baigne ». source : e-santé
  • L’eczéma variqueux : apparaît sur les jambes. Il est lié à une mauvaise circulation du sang au niveau des membres inférieurs. Il est parfois accompagné de varices ou d’oedèmes et peut s’infecter si on gratte trop. Il faut aller voir au minimum un dermatologue dans ce cas, voire même un phlébologue. Pour contrer cet eczéma, tout ce qui améliore la circulation sanguine est conseillé : marche (aquatique si possible), vélo et vélo aquatique, aquagym, bas de contention et pieds surélevés en position assise ou couchée.

Le dermatologue prescrit généralement des pommades à base de corticoïdes et des antihistaminiques contre l’allergie. Cependant, cela ne va pas régler le problème de façon durable.

Des pistes de soins au naturel :

Bien sûr, il convient de prime abord de supprimer l’allergène (des tests afin de trouver l’allergène existent) mais aussi tous les produits pouvant irriter la peau : vêtements synthétiques, savons trop détergents, produits parfumés, cosmétiques et crèmes (attention certaines crèmes naturelles sont allergisantes, faire un test au creux du coude).

La prévention par les probiotiques, même pour les bébés

On a vu plus haut que la flore intestinale intervenait dans les mécanismes immunitaires et inflammatoires. Ainsi, en assurant la diversité du macrobiote et en rétablissant l’équilibre des lymphocytes (globules blancs) on obtient de bons résultats. Ce rééquilibrage « se fait progressivement jusqu’à l’âge de deux ans avec de préférences les souches suivantes : lactobacillus rhamnosus (diminution du TNF alpha), lactobacillus acidophilus (moins d’éosinophiles), bifidobacterium lactis et lactobacillus paracasei (pour l’ensemble des réactions allergiques). (Source : Plantes et bien être, n°57, février 2019, p. 3).

La supplémentation en acides gras oméga-3

De la naissance à 6 mois, il est possible de donner au bébé un lait maternisé enrichi en oméga-3 ou d’enrichir l’alimentation de la mère en oméga-3 : poissons gras ou capsules d’oméga-3 « à raison de 1g le soir, 3 fois par semaine. Ensuite, la posologie variera en fonction de l’âge :

  • 70 mg de DHA (un oméga-3 essentiel) par jour de 6 mois à 3 ans ;

  • 125 mg de DHA et 250 mg d’EPA (un autre oméga-3 anti-inflammatoire) par jour de 3 à 9 ans ;

  • 250 mg de DHA et 500 mg d’EPA par jour de 10 à 18 ans et même après.

Que dit la phytothérapie ?

  • Il faut protéger la peau grâce à une alimentation riche en :

– Provitamines A comme le bêta-carotène ou l’alpha-carotène que l’on trouve surtout dans les carottes, les oranges, les brocolis…

– Lutéine et lycopène présents dans les épinards, les kiwis, les tomates, les pastèques, les algues…

  • Il faut drainer les déchets du corps surtout grâce aux reins, au foie et à la peau (à partir de 15 ans et à ne pas faire chez la femme enceinte ou allaitante).

La peau est un organe émonctoriel qui sert à éliminer des déchets organiques, elle est donc, dans une certaine proportion, le reflet de nos souffrances organiques et affectives. Il est donc très utile de ne pas traiter un simple symptôme visible. Nous ne sommes d’ailleurs qu’au tout début des découvertes sur ces liens étonnants entre peau et psychée. Désormais, les recherches sont regroupées au sein d’une même discipline : la neuro-endocrino-psychodermatologie. (cf : ce bon article du magazine Psychologies)

Les plantes drainantes pour les reins sont nombreuses mais la meilleure est sans doute la prêle (Equisetum arvense) car elle est en plus reminéralisante (5 à 8 % de silice organique) ; par ailleurs, elle améliore l’élasticité de la peau et facilite la cicatrisation des peaux ayant souffert de l’eczéma (à utiliser sous forme de poudre totale afin d’être certain de profiter de son excellent silicium). Lire la suite

N’achetez plus de tabac, des dizaines de plantes se fument…

Non je ne vais pas seulement parler du cannabis. Des dizaines de plantes se fument depuis l’antiquité sauf que nous l’avons oublié à cause de l’industrie féroce du tabac. Personnellement, j’ai commencé à ne plus supporter leurs paquets immondes recouverts de tumeurs cancéreuses. J’ai essayé de fumer de la sauge officinale mais c’est un peu fort je trouve. Cependant, j’ai remarqué que cela m’avait sevrée du tabac et j’ai pu voyager 3 mois en Asie sans fumer et sans aucun manque (je ne fume que des joints habituellement et j’ai donc expérimenté le fait que ce qui rend dépendant ce n’est pas le cannabis mais le tabac que l’on met avec). Puis, récemment, en étudiant l’ortie, j’ai appris que nos ancêtres la fumaient ainsi que sur d’autres continents comme en Amérique, des tribus indiennes en faisaient des calumets. Donc je viens d’essayer et…c’est merveilleusement doux et agréable. Comment vous décrire la joie que l’on ressent quand on sait qu’on se débarrasse une fois pour toutes du tabac industriel ? On se sent libre, autonome, léger, heureux.

Évidemment, je me suis beaucoup documentée suite à cette découverte fracassante et je vous livre ici une liste exhaustive de toutes les plantes qui se fument…Vous allez être aux anges en découvrant toutes les possibilités qui s’offrent désormais à vous. Bien sûr, cela reste dangereux de fumer à cause de la combustion. L’OMS estime que le tabac a tué 100 millions de gens au XXème siècle…Cependant, quand on est raisonnable sur sa consommation et que l’on se limite à une ou deux « tiges » par jour, avec des périodes sans rien fumer, les risques sont nettement moindres. Pour moi, fumer n’est pas une habitude, c’est un acte presque spirituel qui favorise la réflexion, la méditation et le partage, un peu comme les indiens d’Amérique avec la fameuse cérémonie du calumet de la paix.

Plantes SANS NICOTINE (et oui !) qui se fument et qui peuvent même vous faire arrêter de fumer ! Ces plantes ont été testées en laboratoire et approuvées par des médecins :

  • FEUILLES : Armoise, aspérule odorante, bananier, bouillon blanc, cassis, chanvre d’eau, coleus, fraisier, framboisier, gaillet gratteron, herbe aux chats, houblon, ipomée, laitue sauvage, mûrier, noisetier, pissenlit, sauge officinale, sureau noir, trèfle, tussilage, maïs (la barbe).

Plantes qui se fument (toujours sans nicotine) selon différents témoignages et traditions :

  • PLANTES : Achillée, aigre moine, ajonc, arnica, aubépine, avoine, aulnée, bardane, basilic, bétoine, betterave, bouleau, bourrache, brunelle, busserolle, camomille, carotte, céleri, cerisier, chanvre, châtaignier, chêne, chicorée, chou, ciste cotonneux, cognassier, consoude, coquelicots, cyclamens, cytise, endive, épinard, eucalyptus, fenouil, figuier, flouve odorante, fougère, frêne, goémon (là j’hallucine), guimauve, griotte, groseillier, haricot, hêtre, hysope, laitue scarole, lavande, lierre terrestre, lobélie enflée, marjolaine, marronnier d’Inde, mauve, mélilot, mélisse, menthe, menthe poivrée, merisier, noyer, origan, orme, orties, papaye, pavot, pêcher, peuplier, pin sylvestre, plantain, poirier, pommier, populage, prunelier, rhubarbe, ronce, ronce arbrisseau, rosier, sarriette, serpolet, scutellaire, sphaigne, soja, souci d’eau, sumac glabre,  thé, thym, tilleul, topinambour, tournesol, verveine, vigne, vigne vierge, violette.
  • FLEURS : aubépine, calendula, lavande, magnolia, mauve, mélilot, millepertuis, muguet, rose rouge, sureau.
  • ÉCORCES : bouleau, charme, cornouiller mâle , saule, viorne.
  • AUTRES : clématite (la tige), iris (le rhizome), marrons d’Inde (la coque).

Plantes qui se fument contenant de la NICOTINE :

  • FEUILLES: pomme de terre, tabac, tomate…

Ensuite, selon vos goûts, vous pourrez créer votre propre mélange, par exemple un peu de menthe avec de l’ortie et quelques fleurs de calendula ? Ou du trèfle avec du framboisier et un peu de goémon ? Il suffit d’être créatif et de se connaître. N’hésitez-pas à me faire part de vos expériences.

En espérant vous avoir ouvert l’esprit sur ce sujet, amicalement,

Anna ©Technosphere 2019

Sources :

La caravane des cueilleurs

Passeport santé

Encyclopédie des plantes médicinales, Larousse, 2001.

Zamnésia, les alternatives au tabac pour les joints

Cet article vous a été utile  ?

Soutien pour l’écriture de mes articles

Merci pour votre participation ❤

€1,00

 

Idée gratuite pour semer ses graines

Vous récupérez vos coquilles d’oeufs cassées en deux et vous les laissez bouillir 3mn afin d’éliminer les bactéries. Percez ensuite un petit trou de drainage au fond de la coquille à l’aide d’une aiguille ou équivalent et placez-les dans une boîte d’oeufs vide. Quand la boîte est pleine, vous remplissez de terreau de semis ou de terre légère aux 2/3 vos demi-coquilles. Il ne vous reste qu’à y placer votre petite graine qui sera heureuse de germer bien à l’abri. Bien sûr vous respectez les conseils de germination liés à chaque variété et vous arrosez régulièrement vos petites coquilles que vous aurez placées à la lumière.

Écrivez sur la coquille avec un feutre indélébile le nom du plant que vous avez semé.

Les coquilles contiennent des nutriments utiles à la jeune pousse comme du calcium et des sels minéraux donc les plants seront plus costauds que ceux qui auront germé dans un simple petit godet.

Il ne vous restera qu’à « planter » la coquille à l’emplacement souhaité en prenant soin d’écraser légèrement le fond afin que les racines trouvent leur chemin dans le sol. Enfin, la coquille est complètement biodégradable donc totalement écologique. C’est simple, efficace et gratuit.

Merci la nature 🙂 agatha omg

Coeurdialement, Anne Scheele ©Technosphere 2019

Vaincre la fatigue grâce à la naturopathie

La fatigue est l’une des causes les plus courantes qui pousse les gens à consulter. D’ailleurs, il n’y a jamais eu autant de « burn out » ( épuisement physique et nerveux) qu’aujourd’hui. Un médecin traditionnel « ne trouvera pas l’origine de votre fatigue dans plus de la moitié des cas » (cf. « Plantes et bien être » n°55, décembre 2018) or, sans savoir pourquoi vous êtes si éreinté, vous aurez beaucoup moins de chances d’aller mieux. Heureusement, la fatigue disparaît souvent mais quand elle s’installe durablement, que faire ?

Il faut savoir que la fatigue n’est pas une maladie à proprement parler, elle est : « un état physiologique consécutif à un effort prolongé, à un travail physique ou intellectuel intense et se traduisant par une difficulté à continuer cet effort ou ce travail. » (dictionnaire Larousse). Mais se sentir harassé peut aussi être lié à d’autres causes comme :

  • Le stress : grand mal de nos sociétés capitalistes…et c’est avec lui que le « burn out » est à redouter. Le stress vous empêche de bien dormir, monopolise votre énergie vitale, il vous épuise.
  • Un dysfonctionnement organique comme un dérèglement de la thyroïde.
  • Une carence alimentaire : un manque de fer, une carence en vitamine D ou une hypoglycémie.
  • Des effets secondaires de médicaments (surtout les antidépresseurs, les anxiolytiques et…les somnifères !)
  • Des apnées du sommeil : « 4 à 5% de la population seraient concernée » ( (cf. « Plantes et bien être » n°55, décembre 2018).
  • Une intolérance alimentaire, en effet, l’inflammation chronique des intestins entraîne une stimulation excessive des défenses immunitaires qui nous fatigue ! Des tests sanguins (bilan des IgG) peuvent être réalisés chez le médecin ou le naturopathe ainsi que chez des micronutritionnistes.

Quand l’origine de la fatigue est identifiée, vous avez la possibilité de soutenir votre rétablissement à l’aide de plantes. Certaines vont être mieux adaptées à une fatigue physique, d’autres à une fatigue plus intellectuelle, psychique ou nerveuse. Pour éviter de choisir, 2 plantes sont idéales : la RHODIOLE et l’ÉLEUTHÉROCOQUE.

LA RHODIOLE permet de résister à toutes sortes de stress avec une adaptation rapide (plante dite « adaptogène ») sur les deux plans physiologique et psychique. La légende dit qu’elle offrait leur force aux Vikings…Des études ont aussi montré sa grande efficacité en cas de « burn-out ». Elle rend l’humeur bien meilleure aussi car elle favorise la production de dopamine et de sérotonine dans le cerveau. Attention cette plante est contre-indiquée en cas de bipolarité et chez les femmes enceintes ou allaitantes. La rhodiole existe en comprimés secs. Ne jamais la prendre après midi car elle pourrait vous empêcher de dormir.

L’ÉLEUTHÉROCOQUE est aussi une plante adaptogène, utilisée en Chine depuis des millénaires. On l’appelle aussi le « ginseng de Sibérie ». Ses racines ont de très grandes propriétés thérapeutiques : elles permettent à l’organisme de se défendre contre toutes sortes d’agressions physique, psychique, climatique ou microbienne. Particulièrement intéressante chez les personnes âgées. Cette plante est déconseillée aux enfants de moins de 12 ans, aux femmes enceintes ou allaitantes et en cas d’hypertension artérielle. Comme la rhodiole, ne pas la consommer l’après-midi.

Par ailleurs, d’autres plantes vous correspondent peut-être plus spécifiquement :

LE GINSENG, « panax ginseng » signifie carrément « la panacée » : autant dire qu’il est royal pour combattre la fatigue. Également utilisée depuis des millénaires en Chine, il est connu pour prolonger la vie et conserver une bonne santé. C’est aussi une plante adaptogène qui saura donc s’adapter à vous et à vos besoins spécifiques. Elle est anti-fatigue et rééquilibre le système nerveux. Elle permet de retrouver assez vite du tonus ainsi qu’une meilleure concentration. le ginseng protège les neurones et améliore la mémoire. Attention le ginseng peut avoir une action hormonale de type oestrogénique, il est donc à éviter chez l’enfant, la femme enceinte ou allaitante ainsi que chez les gens qui souffrent d’un cancer hormono-dépendant. Attention aussi car le ginseng peut ouvrir l’appétit et pris de façon trop importante ou longue, il peut créer des poussées artérielles. Comme les plantes précédentes, il faut éviter de le prendre en seconde partie de journée.

Racines de ginseng

Le BACOPA est très connu en Inde dans la médecine ayurvédique, qui est l’équivalent de notre naturopathie européenne. Il dispose de propriétés neuroprotectrices qui améliorent donc les fonctions du cerveau et il est aussi actif sur le plan de la fatigue physique provoquée par un effort intense. Ses effets apparaissent au bout de quelques semaines donc il faut être patient…Cette plante est déconseillée au femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu’en cas d’obstruction des voies urinaires.

LE GINKGO est le plus ancien arbre existant. Il a survécu à toutes les extinctions de masse. Les Chinois là aussi ont compris depuis 2000 ans l’intérêt de le consommer.

Le ginkgo dispose de propriétés antioxydantes puissantes sur la paroi vasculaire et améliore le flux sanguin (surtout au niveau de la microcirculation). Puisqu’il améliore la transmission nerveuse, il est souvent employé dans le cadre de démences et de déclin cognitif. De plus, « en 2002, une étude russe a précisé ses propriétés antiasthéniques chez des sujets atteints de troubles psychogènes post-traumatiques » ( (cf. « Plantes et bien être » n°55, décembre 2018).

Des solutions pour la convalescence

Après une maladie nous ressentons une fatigue qui peut être vaincue par l’ingestion de microalgues et de plantes médicinales. Les microalgues idéales sont la CHLORELLE et la SPIRULINE

Ces algues sont des organismes vivants qui existent depuis des milliards d’années et qui étaient devenues les aliments de base des Aztèques en Amérique centrale ou des Kanembous au Tchad qui avaient compris leur puissance énergétique. En effet, les analyses contemporaines confirment leur richesse incroyable en protéines, oligo-éléments, vitamines, minéraux, pigments protecteurs et acides gras essentiels. Ces algues viennent donc aider grandement les fatigues physique, mentale et le stress oxydatif ! Attention au lieu de provenance des algues car elles captent toute la pollution ambiante dont les métaux lourds ! Par souci de précaution on évite les microalgues chez les enfants et les personnes ayant des problèmes rénaux.

Enfin, il existe une plante magique, ma préférée : L’ORTIE (urtica dioica), très riche en vitamine C et en fer bio assimilable, elle contient en plus presque tout ce dont le corps a besoin en micronutriments pour une convalescence positive. Je pense que c’est une plante miraculeuse. Optez pour une cure de 3 semaines de jus ou d’infusions d’orties à boire régulièrement tout au long de la journée. Allez voir mon article sur l’ortie, vous allez halluciner devant tous ses bienfaits et je vous explique aussi comment la consommer ici https://technosphere.live/2019/04/03/lortie-merveilleuse/

N’oubliez pas aussi les produits de la ruche, miel, propolis, gelée royale ou pollen ainsi que la consommation d’ail et de fruits secs qui font des merveilles lors d’une période de fatigue ou de convalescence. Et attention aux baies de goji qui sont douteuses quant à leur origine.

Amicalement, Anna Scheele ©Technosphere 2019

L’ortie merveilleuse : une magicienne de la santé #2mn

L’ortie (« urtica dioica ») est une plante aux mille vertus, adorée de tous les herboristes et des gens qui la consomment. Je vais vous dire pourquoi j’en bois tous les jours au moins une tasse en infusion : elle est divinement savoureuse et riche (bien sûr, rien ne pique une fois qu’elle est passée sous l’eau chaude). Quand vous connaîtrez toutes ses vertus, vous ne la regarderez plus pareil, jamais ! Et je parie que vous ne pourrez plus vous en passer. Certes, elle pique mais une plante qui sait se défendre possède souvent beaucoup de pouvoir. Et c’est le cas :

  • Elle contient plus de vitamine C que le citron.
  • Elle est pleine de minéraux : calcium, fer, magnésium.
  • Elle est diurétique, elle nettoie votre corps de ses toxicités.
  • Elle est très riche en protéines (idéale pour les végétariens).
  • Elle soutient la femme enceinte et allaitante.
  • Elle adoucit la période des règles et de la ménopause.
  • Elle favorise la production d’un sperme de qualité.
  • Elle est une aide intéressante lors de sevrages de drogues (couplée avec la rhodiola, l’ashwagandha, le ginseng ou la griffonia simplificonia).
  • En période de régime, elle évite les carences.
  • Elle stimule la croissance des enfants.
  • Elle restaure l’équilibre acido-basique du corps (elle est alcalinisante).
  • Très intéressante pour les personnes en burn-out, en convalescence, en situation de fatigue physique et psychique, en dépression (lui associer le millepertuis ou l’aubépine).
  • Elle soutient la thyroïde en cas d’hyper ou hypothyroïdie (elle est une plante dite « adaptogène », elle s’adapte à votre situation !)
  • Elle améliore les capacités physiques.
  • Elle prévient les tumeurs cancéreuses (associée au curcuma et au gingembre).
  • Elle diminue l’hypertension.
  • Elle stimule le système immunitaire.
  • Elle protège les poumons.
  • Elle a une action anti-scorbut (présence de beaucoup de vitamines C).
  • Elle soulage grandement les troubles de la prostate de tous genres.
  • Elle est très utile au système digestif (diarrhée virale, acidité de l’estomac, syndrome de l’intestin irritable, nettoyage du colon, ulcères de la sphère digestive…)
  • Elle soulage l’énurésie (pipi au lit).
  • Très utile aux cheveux, à la peau, aux ongles (elle contient de la silice). Elle soulage l’eczéma et toutes sortes de problèmes dermatologiques.
  • Elle est anti-inflammatoire et donc très utile pour toutes sortes de soucis d’arthrite, arthrose, sciatique, goutte, fracture, ostéoporose, décalcification, rhumatismes…
  • Elle améliore la circulation sanguine en fluidifiant le sang.
  • Certains la fumaient autrefois (des tribus indiennes notamment).

Nos ancêtres consommaient cette plante-aliment. Elle en a sauvé plus d’un de la famine grâce à ses protéines et ses vitamines. Elle a aussi servi à fabriquer toutes sortes de choses comme du papier ou des cordages, des voiles, des filets de pêche. Aujourd’hui, elle est aussi utilisée comme engrais dans les cultures ou sert à nourrir les animaux des éleveurs.

Comment la consommer ?

Le plus simple est d’en cueillir des feuilles (et des racines si vous pouvez) et d’en faire une grande infusion (une bonne poignée dans 1 litre d’eau chaude pendant au moins 5 mn) que vous filtrerez et pourrez siroter toute la journée (la mettre dans une thermos éventuellement, vous ferez des économies d’énergie). Vous pouvez aussi en ajouter à vos soupes mais en fin de cuisson pour qu’elle conserve ses vertus. Il est aussi délicieux de la consommer comme des épinards avec de l’ail. Certains la consomment crue : vous cueillez une feuille que vous roulez et glissez dans votre bouche (n’ayez pas peur, le piquant de l’ortie n’attaque pas les muqueuses) : cela donne un coup de fouet un peu comme la coca que mâcherait un Péruvien ! Cette technique est bien connue des randonneurs par exemple.

Bon à savoir : il n’existe aucune contre-indication à la consommation d’orties.

Cueillette : Cueillez-la toujours du bas vers le haut pour éviter d’être piqué ou portez des gants. Si vous êtes piqué, vous pouvez frotter du plantain sur la zone douloureuse qui pousse souvent à côté mais voici un lien sur ce sujet précis : http://laventureaucoindubois.org/parutions/enlibreacces/93-orties-comment-les-cueillir-presque-sans-se-faire-piquer.html

Sources :

Amicalement, Anna Scheele ©Technosphere

Le Gui, une plante pleine de promesses

« Pas de gui, pas de chance » assuraient les Gaulois réfractaires. Symbole de l’immortalité, le gui ( « viscum album » = « glue blanche ») s’épanouit entre ciel et terre, pompant la sève de l’arbre qui l’accueille tout en produisant lui-même ses propres sucres à partir de sa chlorophylle (il n’est donc pas un parasite à 100%).

Dans l’Antiquité, les Grecs associaient le gui au Dieu Hermès (ou Mercure chez les Romains) grand messager mais également dieu de la santé. Les peuples celtes considéraient cette plante comme sacrée grâce aux nombreuses vertus qu’ils lui attribuaient : « Le gui était un talisman chassant les mauvais esprits, purifiant les âmes, guérissant les corps, neutralisant les poisons, assurant fécondité aux troupeaux, et même permettant d’entrer en contact avec l’au-delà ». http://www.humanite-biodiversite.fr/temoignage-oasis/le-gui.Le gui cueilli sur un chêne était spécifiquement recherché car cet arbre symbolisait la force et le soleil, tandis que le gui symbolisait la lune :
« Le gui était appelé ‘plante qui guérit tous les maux’ par les druides. Il était cueilli avec une serpe d’or, puis : « les druides le déposaient dans un linge pour qu’il ne touche pas le sol, afin de respecter sa vocation aérienne. Tout cela se passait lors de cérémonies accompagnées de chants incantatoires. On l’utilisait alors surtout pour ses propriétés antispasmodiques dans l’épilepsie, les crampes et l’hystérie. Son emploi thérapeutique s’est ensuite perdu et l’on n’en trouve plus trace dans les traités médicaux du Moyen-Âge. » https://www.plantes-et-sante.fr/articles/plantes-medicinales/1709-le-gui-un-poison-qui-guerit

Cette plante, qui semble se situer à la jonction corps-esprit, est aujourd’hui utilisée en Suisse et en Allemagne en traitement de soutien des cancers.

En 1920, Ita Wegman, doctoresse hollandaise, applique la théorie du philosophe Rudolf Steiner pour créer Iscador, un médicament à base d’extrait de gui. Aujourd’hui, c’est notamment en Allemagne que cet extrait est employé dans les traitements cancérologiques sous la forme d’ampoule sous-cutanée.

Le Dr Stephan Baumgartner, physicien et chercheur à l’institut de médecine complémentaire de l’université de Berne en Suisse, a contribué à une étude en 2001 ayant pour but de déterminer si l’Iscador prolonge significativement le temps de survie des patients atteints de différents types de cancers. Cette étude conclut que l’efficacité de l’Iscador est avérée : “survival time of patients treated with Iscador was longer for all types of cancer studied (…) mean survival time in the Iscador groups (4.23 years) was roughly 40% longer than in the control groups “(source : Grossarth-Maticek R. use of iscador, an extract of european mistletoe (VISCUM ALBUM), in cancer treatment : prospective non randomized and randomized matched-pair studies nested within a cohort study).

Le gui prolonge donc bien la durée de vie des patients de 40% en ralentissant l’évolution de la maladie et en stimulant le système immunitaire : « La feuille de gui contient en effet de nombreuses substances à fort effet curatif : des triterpènes, des stérols, des amines (choline, acétylcholine, tyramine, histamine), des phénols, des lignanes et des flavonoïdes. Mais aussi et surtout certaines molécules spécifiques, comme la viscotoxine, la lectine, mais aussi des alcaloïdes qui possèdent des activités anticancéreuses. »(https://www.plantes-et-sante.fr/articles/plantes-medicinales/1709-le-gui-un-poison-qui-guerit).

Le gui soigne aussi les leucorrhées, les symptômes liés à la ménopause, la néphrite, la migraine, les douleurs liées aux rhumatismes, la sciatique, l’athérosclérose, l’épilepsie, la goutte, l’albumine et l’hypertension.


ATTENTION : La viscine, substance extraite du gui, est toxique à forte dose ! Elle peut ralentir dangereusement le rythme cardiaque, causer des convulsions, accroître la pression artérielle et même provoquer un avortement. Je vous déconseille fortement d’élaborer vous-même vos préparations, allez plutôt voir un pharmacien.

Sources :

Anna Scheele ©Technosphere mars 2019