3 jeunes Suisses traversent la France en skate !

« Viens on va en Bretagne en skate !

− What ! Mais il y a 1000 bornes ! »

Ils s’appellent Cisco, Matt et Robin. Ils sont Suisses et ont décidé de rallier la Bretagne…en Skate ! Ces 3 jeunes souhaitent montrer que tout est possible pour qui veut réaliser quelque chose, même sans budget conséquent. Ils ont leur sac à dos, des hamacs, des bâches (en guise d’abri), leur planche de skate et leur motivation en bandoulière.

Ils ont aussi l’objectif de récolter des dons financiers, les plus minimes soient-ils, afin de soutenir une association qui s’occupe des ados en difficulté, ciao.fr. Association de soutien aux ados.

Voici un extrait de leur blog, quand ils arrivent à Quimper, puis à Douarnenez, c’est épique vous allez voir !

« Day 69 – « Océan en vue ! »

Le givre est encore présent sur les trottoirs de Quimper que déjà nous reprenons notre route en direction de Douarnenez. Alors que l’on roulait sur la route, j’ai (à vous d’imaginer la scène) appuyé sur l’arrière de mon skate pour qu’il gicle dans ma main pour que je puisse marcher sans avoir perdu une seconde. Le problème est que mon pied retombe sur une plaque de glace.. l’instant qui va suivre va marquer ma deuxième chute folklorique. Patinage artistique puis, à nouveau à cause du poids du sac, je perds l’équilibre et je tombe sur le cul.. moment de silence.. rire.. et on repart ! Deux rues plus loin c’est cette fois-ci une personne âgée qui est tombée sur la tête. On lui demande si ça va, on demande à un passant où est la pharmacie la plus proche, et on l’y envoie pour qu’elle y reçoive un pronostic un peu plus professionnel que le nôtre.

Après avoir tracé une quizaine de kilomètres, on retrouve Mathieu et son fils qui sont venus à notre rencontre en pick-up. Mathieu est aussi un sportif, et sait ce que c’est que de partir en expédition en dormant dehors. Après avoir reçu la générosité des gens, il a bien compté en faire de même avec nous ! Un beau geste. Ils nous préparent donc un repas bien revigorant et nous offre même une galette bretonne en dessert ! Parfait ! Un immense merci à vous deux !

Une fois le ventre plein nous terminons notre étape du jour en arrivant à Douarnenez. Plusieurs voitures nous klaxonnent pour nous féliciter. Sûrement des lecteurs du Télégramme.

Nous resterons donc dans cette charmante petite ville portuaire pour deux jours. Connaissant déjà les lieux, je pourrais donc les faire visiter à Matt et Robin. À noter qu’aujourd’hui a été une journée importante ! C’était la première fois depuis le début de Ride To Breizh que nous voyions l’océan ! Enfin !

Ce soir nous sommes allés manger à la crêperie chez Nadine. Et comme à son habitude, notre appétit se faire remarquer. En même temps il faut dire que des bonnes galettes/crêpes ça passe toujours ! »

Moi qui adore la route, j’ai tout de suite été charmée par leur projet qui allie esprit d’aventure, rencontres improbables et solidarité. Je me suis reconnue dans leur volonté de montrer que si l’on a envie de faire quelque chose, on peut y arriver.

On peut les suivre et les soutenir dans leur projet ici : Le blog des vagabonds.

vagabonds suisses skate
Et oui, il n’est pas toujours possible de rouler 🙂

J’habite en Bretagne avec mon jeune fils ado et je les ai invités sur la route du retour, au cas où ils passent du côté de Lamballe, ils seront vraiment la bienvenue le temps d’un repos.

Franchement, je leur tire mon chapeau, bravo les gars, vous donnez une lueur d’espoir à beaucoup de gens en mal de joies simples…

Anna Scheele (3 décembre 2017)

 

On part à l’aventure ? Ecoutez « Adventura » – Music by Anna Scheele

Parce que la vie entière est une aventure…

De Moscou à Pékin : journal d’un esprit libre – Fariste – Mon périple en Transsibérien, un amour russe et l’ivresse de l’Orient

🌏 Et si vous partiez seule, sac au dos, traverser la Russie, la Sibérie, la Mongolie et la Chine par la voie terrestre ?

Ce récit est une pulsion de vie. Celui d’une femme libre, qui claque la porte de la routine pour prendre le large. Pas vers un club de vacances, non — vers l’inconnu. À travers la Russie, la Sibérie, les steppes mongoles et le désert de Gobi. Jusqu’à Pékin.

À pied, en train, en bus, en voiture. Avec pour seules boussoles : l’intuition, le désir, et un vieux carnet de notes.

Ce n’est pas une fiction. C’est une traversée vraie. Une expérience brute, drôle, intense.
Un livre court, mais profondément vivant.

🚉 Du Transsibérien aux terres mongoles

Dans ce voyage, Anna embarque d’abord dans le Transsibérien, en solo. Elle partage son compartiment avec des Russes généreux, des militants, des aventuriers, et un regard russe magnétique qui va bouleverser sa trajectoire.

Puis, après la Sibérie, c’est la traversée de la Mongolie et du désert de Gobi jusqu’à Pékin, par des moyens de fortune. Et toujours cette pulsion d’aller plus loin. De ressentir plus fort.

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👀 Des rencontres inoubliables

Lénine, des babouchkas en acier trempé, Kalachnikov Woman, un chercheur d’or ukrainien, des douaniers plus que suspicieux, Pékin l’immense…
Le voyage devient une galerie d’âmes puissantes et d’instants suspendus. On y dort peu. On y vit intensément.

💫 Une écriture sans filtre

Anna ne joue pas un rôle. Elle parle vrai. Elle rit, elle doute, elle s’enflamme. Son style est cru, poétique, drôle et toujours vivant.
On lit ce livre comme on avale un verre en pleine tempête : d’un trait, les joues rouges, le cœur ouvert.

📖 Extrait

« C’est dans l’underground moscovite que je réalisai soudain que j’étais enfin en Russie. Le métro n’a pas les odeurs crasseuses de Paris, au contraire, il est particulièrement luxueux.

Comme pour l’Inde, je crois que j’avais préparé ce voyage depuis l’enfance. Mon grand-père, enrôlé de force par l’armée allemande, s’était rendu aux Russes. C’est là, dans un camp, qu’une femme russe lui donna à manger.

Je n’ai pas cherché le camp. Ce sont les Russes qui m’attiraient. Les bouleaux à perte de vue. La neige. Le soleil.

J’ai visité le mausolée de Lénine. Les gardiens du tombeau avaient un air spectral. On aurait dit des figures de cire, figées dans une loyauté d’un autre siècle…

Je courus ensuite m’acheter des cannettes. Peut-être suis-je folle d’aimer l’alcool alors que je n’en ai jamais été dépendante. Mais il faisait une chaleur à rendre fou. Et j’étais vivante. »

🧳 Pourquoi lire ce livre ?

  • Pour ressentir ce que c’est que partir seule, libre, vivante
  • Pour explorer les confins du monde… et de soi-même
  • Pour s’évader avec une lecture brève (67 pages), mais marquante
  • Pour comprendre ce que ça veut dire : vivre intensément

✍️ À propos de l’auteur

🌿 Anna Scheele
Naturopathe, auteur, musicienne, exploratrice du sensible.
Elle a voyagé seule en Inde, en Asie, en Europe, carnet à la main. Aujourd’hui, elle partage ses récits et son regard sur le monde avec une voix unique, libre et inspirante.

📚 Retrouvez toutes ses ressources ici :
👉 https://technosphere.live/toutes-mes-ressources/


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Un Alsacien prisonnier de guerre en Russie de Marcel Frédéric Weber – Récit –

Ce récit raconte la détention de mon grand-père alsacien, enrôlé de force dans l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale alors qu’il n’était qu’un tout jeune homme. Envoyé sur le front russe, il est fait prisonnier puis emmené dans un camp de travail, à Tambow, au sud-est de Moscou. Ce qu’il raconte est difficile bien sûr car il relate les privations, la cruauté, la bêtise sans fond de l’espèce humaine mais c’est aussi un récit de dignité et de courage qui peut parler à chacun aujourd’hui. C’est un pan de l’histoire, celui des « Malgré-Nous », ces Alsaciens, Lorrains et Luxembourgeois qui furent obligés de se battre dans le camp ennemi.

J’ai toujours admiré mon grand-père pour son sens de l’humour et la façon qu’il avait de se moquer gentiment des idiots. Avec lui, je me sentais toujours en sécurité, ma petite main dans la sienne, grande et chaude. Souvent il me donnait des leçons de vie. Par exemple, une fois, à Mulhouse, devant la prison, il m’a dit : « Tu vois ce mur ? Dis toi bien qu’il y a toujours un moyen de le passer… » Il m’a offert la liberté et la liberté d’esprit…Merci Marcel Frédéric Weber. Ah ! Comme j’aime son rire, son indépendance d’esprit, son courage, sa dignité, sa force, sa créativité, sa peinture merveilleuse ! Il est mort mais c’est comme s’il soufflait encore des choses à mon oreille. Par ce récit, qu’il avait lui-même écrit ( je n’ai fait que mettre en forme) il est aussi encore vivant. Que son expérience puisse donner espoir en l’humain, à l’image de ces femmes russes qui glissaient des carottes à travers les barbelés à un jeune forçat affamé…


PAPI
Mon grand-père alsacien Marcel Frédéric Weber

Début du récit : « Je me rendis aux Russes après avoir appris que Paris était libéré grâce à un tankiste alsacien qui accédait à des informations par radio. Je me disais alors que la guerre allait bientôt se terminer. La sixième armée dont je faisais partie de façon involontaire était engagée dans de violents combats en Bessarabie (région aujourd’hui partagée entre la Moldavie et l’Ukraine). Je décidai de me protéger dans un trou et de laisser passer le déluge d’artillerie. Puis, la situation s’étant calmée, je me risquai à sortir la tête pour voir comment se présentait la situation. A cinquante mètres de moi, je vis un Russe qui lui aussi observait le champ de bataille. Il me fit signe de venir. C’était un Blanc. Habituellement, en face de nous, il y avait des Asiates. Je répondis à son signe et courus les mains en l’air jusqu’à lui. Je compris alors qu’ils étaient trois. Ils me fouillèrent sommairement puis m’envoyèrent à l’arrière où d’autres me prirent en charge. Ils braquaient constamment sur moi le canon d’un M. P. »

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Sur le camp de Tambov, où était mon grand-père, voici un livre très complet pour lequel il a participé : La tragédie des Malgré-nous de Pierre Rigoulot.

tambov 2

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