Le LABO, partie 4 : la clé d’or et les nouvelles transmutations

Dans la troisième partie de ce récit, j’arrivais à une évidence : la véritable matière de cette alchimie, c’était moi. Après ce temps et ces phénomènes à peine croyables dans le LABO, j’avais même cru que l’œuvre touchait à sa fin et que le moment de partir était arrivé.

Eh bien non. L’alchimie a continué…

🗝️ La clé en or

Et la suite commence par un objet minuscule, découvert dans un lieu plutôt inattendu : une petite clé dorée trouvée dans une déchetterie devant moi, au sol.

L’antithèse est déjà savoureuse : au milieu de ce dont les autres se débarrassent, je trouve une clé couleur d’or.

Le moment est d’autant plus saisissant que cette clé apparaît lorsque je parviens enfin à envoyer balader un proche qui me pesait par son irrespect.

Et là, nouvelle évidence : la clé de mes solutions, c’est moi. Simplement moi. Je n’ai pas à chercher sans cesse auprès de mes proches ou ailleurs ce que je peux trouver en moi-même.

Après avoir compris que j’étais la matière de l’alchimie, je découvre donc que j’en détiens aussi la clé.

🗝️ Le LABO poursuit sa mue

Pendant ce temps, le lieu lui-même continue à s’alchimiser. Là encore, rien n’est prémédité. Une idée surgit et je ressens aussitôt, de façon instantanée, qu’il faut la réaliser.

Ainsi, le mur noir derrière le poêle à bois est devenu entièrement blanc, tandis que des bulles blanches sont apparues sur un autre mur resté rouge. Difficile de ne pas y voir, après coup, les bulles d’une matière en pleine transformation dans un creuset alchimique. L’épuration est toujours en cours.

Je trie d’ailleurs très régulièrement tout ce que je possède, notamment mes livres. Beaucoup me paraissent désormais totalement inutiles, voire stupides, en particulier certains romans saturés d’émotions et de scènes larmoyantes. Alors, je les dégage.

Avec eux sont parties des étagères que je possédais depuis l’adolescence, fabriquées justement par mon père. Mais plutôt que de les jeter, je les ai transmutées : elles sont devenues des bacs à fraises dans ma serre.

Là encore, difficile de faire plus alchimique : des étagères chargées autrefois de connaissances, de récits et de vieux schémas servent désormais à faire pousser une alimentation bien réelle. On passe du stockage à la transformation, de l’ancien au vivant.

🗝️ La robe solaire

Un autre élément du LABO me ramène beaucoup plus loin en arrière, jusqu’à mon enfance. Vers neuf ou dix ans, alors que je passais mes vacances chez ma grand-mère alsacienne, couturière, une envie très précise m’est venue : je voulais qu’elle me fabrique une robe soleil.

Elle l’a réalisée dans un tissu jaune très léger, presque aérien, entièrement plissé, dont les plis évoquent les rayons du Soleil, avec une ceinture bleue comme le ciel. Là encore, l’impulsion avait été totalement intuitive. À cet âge-là, l’alchimie était évidemment bien loin de mes préoccupations.

Or le Soleil occupe une place majeure dans la symbolique alchimique : Sol est associé à l’or, à la lumière et à l’accomplissement de l’Œuvre. Et cette robe imaginée dans mon enfance a traversé toutes ces années pour se retrouver où ? Dans le LABO, soigneusement pliée sur ma tête de lit blanche, juste au-dessus de ma tête lorsque je dors.

Sa dimension solaire prend aujourd’hui pour moi un sens supplémentaire. Plus nous nous conscientisons vers le supramental, plus nous développons notre corps éthérique, ainsi que notre communication avec l’espace de l’éther. C’est ce développement qui permet de garder notre conscience intacte, de ne plus retourner dans le monde de la mort (dans l’astral) et d’accéder à l’éther. Cette robe peut ainsi facilement représenter la constitution de ce nouveau corps.

Cette robe jaune et bleu ciel était là depuis mon enfance. Je découvre seulement aujourd’hui à quel point elle avait déjà sa place dans l’histoire du LABO.

Moi, enfant, vêtue de ma robe soleil réalisée par ma grand-mère alsacienne, avec son bandeau assorti autour de la tête (je venais de me faire couper mes beaux cheveux, juste pour ressembler à une aventurière). Le bandeau ressemble à une couronne + une posture étonnamment souveraine pour cette petite fille qui ignorait encore tout de la symbolique qu’elle retrouverait bien des années plus tard. Il aussi étonnant que cette robe soit le seul vêtement que j’ai gardé de mon enfance…

🗝️ L’or prend une autre forme

Cette clé dorée trouvée au début de ce nouvel épisode me ramène aussi à un autre aspect de mon alchimie : mon rapport à l’argent et, surtout, à la valeur de mon propre travail.

Pendant longtemps, j’ai énormément donné, parfois gratuitement, parfois pour des sommes dérisoires au regard du temps et de l’énergie dépensés. Cette période est terminée. J’ai appris à poser des limites, à faire respecter mon temps et à assumer pleinement le prix de mon travail.

Finalement, l’or qui apparaît symboliquement dans le LABO trouve aussi sa traduction dans la matière. Reconnaître sa propre valeur, c’est aussi accepter de recevoir à la hauteur de ce que l’on donne.

Je réalise alors que je suis la clé de mon propre enrichissement, sur tous les plans : matériel, humain, intérieur et énergétique. Et en effet, j’observe l’abondance qui afflue de plus en plus depuis cette découverte.

🗝️ Et maintenant, Santiago…

Dans les épisodes précédents, le Cap-Vert était déjà apparu sur ma route, sans que je sache encore précisément où cela allait me mener. Depuis, une île s’est détachée des autres : Santiago.

Et là, l’histoire devient savoureuse. Santiago signifie Saint-Jacques (patron des alchimistes !) dont la symbolique était déjà présente dans le LABO. Mais je me rappelle aussi que Santiago est le nom du héros de L’Alchimiste de Paulo Coelho. Difficile, pour moi, de ne pas sourire devant un tel clin d’œil.

Puis vient Praia, la capitale de Santiago, où un quartier porte le nom de São António. Or San-Antonio est justement l’un de mes auteurs favoris, qui me fait toujours autant rire, et dont l’auteur me semble être également un initié. Et même mon intérêt pour la médecine chinoise trouve un écho sur l’île, où vivent de nombreux Chinois et où l’acupuncture est pratiquée.

Et puis il y a mon rythme. Depuis quelque temps, impossible de me coucher avant deux ou trois heures du matin. Et comme par « hasard », avec le décalage horaire, cela correspond à une heure de coucher tout à fait normale au Cap-Vert, autour de minuit. Comme si mon corps avait déjà commencé le voyage.

🗝️ Le LABO change d’échelle

Il y a quelques mois encore, dans le LABO n°3, j’étais sûre que l’œuvre touchait à sa fin et que le moment de partir était arrivé. Pourtant, je suis toujours là. Entre-temps, le lieu s’est encore épuré, la matière a changé, des objets ont été transmutés et, surtout, j’ai continué à m’alchimiser moi-même.

Les anciens alchimistes cherchaient à transformer le plomb en or. L’alchimie humaine est autrement plus difficile. Elle peut être l’œuvre d’une vie entière.

Et depuis quelques jours, un nouvel élément s’est installé devant la façade principale de ma maison : une échelle.

Cette façade en monopente, directement orientée vers le Cap-Vert, m’a toujours fait penser à une sorte de piste de décollage. Et voilà maintenant qu’une échelle se dresse devant elle.

Alors oui, le symbole m’amuse beaucoup : le LABO est peut-être tout simplement en train de changer d’échelle.

Le LABO est le nom de ma maison, de mon athanor, du lieu où se déroule une grande partie de ma propre transformation.

Et aujourd’hui, il devient en plus un moyen d’aider d’autres humains à accomplir leur propre alchimie.

La piste semble prête. L’échelle est là. Et Santiago se dessine à l’horizon.

Je vous en parle très bientôt.

Avec synchronicité vibratoire, Anna Scheele ©Technosphere ⚡🗝



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