« Tu as démissionné de l’Éducation nationale ? Mais pourquoi ? »
La réponse est assez simple : j’adorais mes élèves, mais je ne supportais plus l’institution.
Pourtant, rien ne me destinait à devenir professeure.
Avant cela, j’avais travaillé dans la communication, l’événementiel, la radio et les festivals, comme attachée de presse, chargée de communication ou chargée de diffusion. C’étaient de très beaux postes, souvent très bien rémunérés, mais, au fil des années, je ne m’y retrouvais plus.
Je cherchais quelque chose de plus humain, de plus réel, de plus authentique.
Le véritable déclic est arrivé lors d’un voyage en Inde, celui que je raconte dans mon récit MotherIndia.
Là-bas, en observant une jeune prof indienne de mon âge avec ses élèves, j’avais ressenti une évidence : ce métier de coeur pouvait me correspondre ! Au moins un temps…
À cette époque, je savais aussi que je souhaitais devenir maman. L’enseignement offrait un rythme de vie compatible avec ce projet. J’ai donc préparé le CAPES en suivant mon intuition.
Pendant quinze ans, j’ai enseigné dans dix-sept établissements et accompagné près de deux mille élèves.
Je n’ai jamais été une simple professeure de français.
Ce qui me faisait vibrer, c’était la transmission, les échanges, les regards qui s’ouvrent, les jeunes qui découvrent qu’ils sont capables de réfléchir par eux-mêmes, de se connaître, de se faire confiance.
J’adorais mes élèves.
Très vite, certains m’ont même surnommée « la psy ». Ils venaient naturellement me parler de leurs difficultés, de leurs peurs, de leurs parents, de leurs histoires d’amour, de leurs doutes ou de leurs projets. J’aimais profondément ces échanges. J’aimais écouter, poser les bonnes questions, aider chacun à retrouver confiance ou simplement à y voir plus clair.
Avec le recul, je réalise que j’avais déjà une posture de thérapeute, sans la nommer ainsi.
En parallèle, une autre réalité s’imposait peu à peu.
Je réalisais à quel point certains établissements fonctionnaient comme un univers carcéral : les grilles, les mises en rang, les surveillants qui finissent par jouer le rôle de gardiens, les sanctions, toute une organisation tournée davantage vers le maintien de l’ordre que vers l’épanouissement d’êtres humains.
Il y avait aussi des logiques hiérarchiques qui ne me correspondaient plus et certains collègues persuadés d’être brillants alors qu’ils avaient surtout appris à très bien restituer ce qu’on leur avait demandé de mémoriser.
Au fil des années, j’avais réellement le sentiment d’évoluer dans une taule, un univers infernal, où, en prime, je devais supporter des collègues souvent suffisants, orgueilleux, voire stupides. Le pire, pour moi, était d’observer leur sentiment de supériorité alors que, selon moi, ce n’était pas l’intelligence qui les distinguait, mais surtout leur mémoire et un statut leur permettant de dominer, ce que beaucoup faisaient d’ailleurs très bien au vu du degré de frustration ambiant. Heureusement, il y avait aussi de belles exceptions. J’ai croisé quelques enseignants, souvent issus de la génération soixante-huitarde, profondément humanistes, ouverts, cultivés et animés par une véritable passion de la transmission. Ce sont eux qui m’ont montré qu’une autre manière d’enseigner était encore possible.
Ma démission n’a jamais été une fuite, mais plutôt une évolution. Ces quinze années passées dans l’Éducation nationale m’ont énormément apporté. Elles m’ont permis de mieux connaître l’être humain, d’observer les mécanismes relationnels, les blessures, les forces, les fragilités et les stratégies que chacun met en place pour avancer dans la vie. Cette expérience me sert encore aujourd’hui quotidiennement dans mon métier de thérapeute.
Je n’ai donc pas changé de nature en quittant l’Éducation nationale, j’ai simplement continué le même chemin avec davantage de liberté.
J’avais d’ailleurs déjà mes propres projets. Je savais que je voulais construire une activité libérale qui me ressemble davantage, où je pourrais transmettre autrement, écrire, chercher, créer, expérimenter et accompagner des personnes avec une liberté que je n’avais plus.
Aujourd’hui, je réalise que tout est parfaitement cohérent et s’inscrit dans un cheminement alchimique dont je vous parle régulièrement.
La transmission, l’écoute, l’écriture, la recherche, puis la naturopathie, l’énergétique, la musique, la création de mes propres protocoles… Tout cela raconte finalement une seule et même histoire.
Le fil rouge n’a jamais changé.
Depuis mes premiers métiers jusqu’à aujourd’hui, ce qui me fait vibrer reste exactement la même chose : transmettre, ouvrir des portes, favoriser toujours plus d’autonomie et permettre à chacun de devenir pleinement acteur de sa propre vie avec le maximum de liberté.
Quelques mois plus tard, j’ai aussi fait un autre choix qui n’a pas été approuvé par tout le monde, notamment par le père de Merlin. Cette décision me vaudra par la suite des difficultés juridiques.
Mais j’observais que mon fils était en train de perdre sa confiance en lui. Je le voyais souffrir dans le système scolaire. Pour moi, il était hors de question de rester spectatrice.
Je l’ai donc sorti du collège.
J’avais aménagé ma Chrysler Voyager afin que nous puissions dormir, manger et vivre à bord en toute simplicité. Nous sommes d’abord partis plusieurs semaines sur les routes d’Europe. Comme Merlin était passionné par la Seconde Guerre mondiale, nous avons visité la ligne Maginot, puis Berlin, la République tchèque, l’Allemagne et la Suisse.
Quelques semaines plus tard, nous décollions pour Bangkok afin de parcourir une partie de l’Asie du Sud-Est : la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam, en suivant le Mékong autant que possible.
Au fond, je ne lui offrais pas simplement un voyage. Je voulais lui transmettre quelque chose de beaucoup plus précieux : la vibration de la liberté et de l’autonomie. Si vous voulez lire nos aventures, elles sont ici sur le blog sous le nom de « Mams et merlin on the road ». Voici le premier chapitre : https://technosphere.live/2018/01/21/mams-et-merlin-on-the-road-1/
Quitter l’Éducation nationale n’a jamais signifié renoncer à transmettre. Bien au contraire. Après ma démission, j’ai voulu mettre à profit tout ce que quinze années passées auprès de la jeunesse m’avaient appris sur la communication, la motivation, la gestion des conflits, la confiance en soi et les relations humaines. C’est ainsi qu’est né Le guide essentiel de communication pour les profs – Outils concrets pour enseigner avec humanité, clarté et impact. J’y ai rassemblé des outils simples, concrets et immédiatement applicables pour aider les professeurs à créer un climat de confiance, à désamorcer les tensions et à communiquer avec davantage d’humanité. Ma page s’est tournée, mais j’avais à cœur de transmettre une dernière fois tout ce que cette expérience m’avait appris, afin que d’autres puissent, peut-être, exercer ce métier dans de meilleures conditions.
Dans la partie 2, un vinyle atterrissait dans le soleil comme un oracle.
Happy Days d’un côté. Deconstruction de l’autre.
On ne peut plus lire le texte et désormais un petit pissenlit a poussé au centre, la déconstruction est bien en cours.
Je savais alors qu’une suite allait s’écrire. Que la déconstruction appelait forcément d’autres révélations.
C’est l’esprit qui écrit.
Toujours avant moi et tout a commencé ce soir.
Juste avant que j’écrive cette troisième partie.
Par un nom, une entreprise hollandaise : Phipower.
Ils viennent d’accepter notre partenariat pendant que j’écris cet article et bien sûr…ils sont hollandais, comme le nom Scheele ! Pas de hasard !
Ils fabriquent un appareil de thérapie par fréquences dans la lignée de Royal Rife et Hulda Clark, deux références au cœur de mon travail de thérapeute.
C’est en cherchant à rejoindre leur programme d’affiliation que j’ai réalisé…
Phi.
La lettre grecque.
Le nombre d’or.
1,618.
Ce rapport « divin » que l’on retrouve dans les spirales des coquillages, dans l’ADN, dans les proportions du corps humain, etc.
Power.
Le pouvoir.
Phipower.
Le pouvoir de l’or.On revient sur la thématique de l’alchimie !
Phi est partout dans ma vie depuis toujours.
Ces spirales que je dessinais intuitivement sur des tentures il y a vingt ans. Cette verticalité créée dans mon jardin sans savoir que c’était un principe alchimique. Ce nombre d’or qui structure la nature.
Et leur logo contient un yin yang sublimé, les contraires en équilibre parfait.
Ce symbole, je le retrouve partout chez moi.
Dans mon extracteur de jus. Gravé en doré sur une petite boîte en bois rapportée d’Inde, dans mon respect pour le Taoïsme, etc.
💥 Autre éclaircissement : je m’appelle Anna Scheele.
Un pseudonyme choisi à dix-neuf ans dans un roman d’Agatha Christie, Rendez-vous à Bagdad, pour une espionne élégante.
Rien de plus. Enfin, c’est ce que je croyais.
Ce soir, j’ai regardé la couverture de ce livre autrement.
Fond jaune or.
Un scarabée géant en plein centre.
Une toile d’araignée en spirale au bas de la page, comme un mandala, comme le nombre d’or.
Des taches de sang rouge, couleur de la Rubedo.
Un avion, un bateau, l’appel du large.
Et en bas à droite, manuscrit : Anna Scheele.
Et au milieu de tout ça : un immense point d’interrogation.
Mon nom était déjà là, posé sur l’or, à côté du scarabée sacré, sous un point d’interrogation géant.
Avant même que je sache qui j’étais.
Avant même que je sache où j’allais.
Je frissonne en écrivant cela.
Je suis née l’année de la mort d’Agatha Christie.
Christie.
On y entend Christ.
Selon la gnose, le Christ n’est pas un homme mais un principe, l’esprit pur qui a percé une brèche dans ce gigantesque mensonge matriciel pour montrer qu’on peut en sortir !
C’est précisément ce que je cherche.
Et ce que j’accomplis.
L’un de mes logos
Je ne savais pas alors que Carl Wilhelm Scheele était l’un des plus grands chimistes du 18ème siècle, découvreur de l’oxygène.
Je ne savais pas que Johann Scheel est considéré comme le père fondateur de la naturopathie.
L’inconscient, lui, savait déjà ce que je deviendrai.
Après plusieurs années à ramer dans ma pratique naturopathique démarrée en plein délire « coronavirus », à écrire, transmettre, créer des protocoles dans l’ombre, à composer des fréquences thérapeutiques et publier le seul livre français sur la résonance de Schumann, c’est maintenant que l’or se révèle.
ImmunoPur qui se vend. Phipower qui arrive. Le blog qui atteint 300 000 lecteurs.
Scheele le chimiste explorait les mystères de la matière dans ses laboratoires.
Et moi, sans le savoir, je faisais la même chose : purifier les corps avec mes protocoles. Élever les consciences avec les fréquences.
Même lignée. Même quête.
L’or était dans le nom depuis le début.
Mais il y a plus troublant encore.
Mon protocole de santé naturelle, celui que je propose pour purifier le terrain, éliminer les parasites et renforcer l’immunité, je l’ai toujours écrit ainsi : ImmunoPur.
Avec le I du début et le P majuscule au centre.
Ce n’est que ce soir, en écrivant ce texte, que je vois ce que j’avais encodé sans le savoir.
immunO…puR.
Le O. Le R.
OR PUR.
Le résultat final du Grand Œuvre.
Inscrit là.
Depuis le début.
Dans mon propre protocole.
Sans que je le sache.
Et ces mêmes majuscules.
Le I et le P.
Retournés : PI.
3,14159 qui rejoint 1,618 le nombre d’or
Le cercle infini enfermant qui cotoie la spirale évolutive.
Phipower qui rejoint ImmunoPur.
Tout se referme sur lui-même comme un ouroboros. L’ouroboros, ce serpent qui se mord la queue, est l’un des symboles les plus puissants de l’alchimie. Il représente le cycle infini, la totalité, le temps qui se referme sur lui-même. Jung y voyait l’archétype fondamental du processus d’individuation : l’intégration de l’ombre, la réconciliation des contraires, l’assimilation de ce qu’on refusait de voir en soi.
Mais l’ouroboros n’est pas qu’un symbole de continuité. Pour les alchimistes, il était aussi l’obstacle ultime. Le briser, c’était atteindre l’immortalité. Sortir du cycle. Se libérer de la répétition.Ce qui est précisément mon but ultime !
Et la Prima Materia, la matière première de tout le Grand Œuvre ?
Les alchimistes les plus lucides l’avaient compris depuis longtemps.
C’est l’humain lui-même.
Je n’avais pas cherché cela.
Je ne le savais pas.
C’est tombé ce soir, d’un coup.
Comme tous les signes dans ma vie.
Je reprends ce texte le lendemain, je tourne la tête et bien sûr je vois le nid de PIE ! Correspondance sonore, vibratoire parfaite
En alchimie, le Grand Œuvre traverse trois grandes phases.
La Nigredo, dissolution et putréfaction, le face à face avec l’ombre.
L’Albedo, purification, remontée vers la lumière.
Et enfin la Rubedo, la phase finale, rouge comme le feu, rouge comme le sang, rouge comme la vie qui triomphe.
C’est l’obtention de l’or pur.
Et Rubedo ressemble à rubis.
Et j’ai un rubis.
Monté sur une petite bague d’enfant, au milieu de très peu de bijoux.
Un rubis offert par ma mère, que j’ai gardé malgré tout, malgré la rupture nette et définitive que j’ai dû opérer il y a quelques mois avec elle.
La bague en or, elle, est brisée.
Le rubis, lui, est intact.
Ma mère m’a offert sans le savoir le symbole de ma propre Rubedo.
En face d’elle, mon père.
Cap Sizun, Finistère sud, le bout du monde occidental, un homme intellectuel, rigoureux et silencieux, qui cherche parfois de l’or dans les ruisseaux bretons.
Il en trouve souvent et j’ai de vraies paillettes dans un tube à essai, toujours sur mes étagères aujourd’hui.
L’Atlantique contre le Rhin.
Deux pôles opposés qui m’ont fabriquée.
En alchimie, les noces alchimiques désignent l’union de l’âme et de l’esprit.
Mes parents ne le savaient pas.
Mais c’est exactement ce qu’ils ont accompli en me faisant.
Et c’est ce que j’accomplis moi-même en ce moment.
Moi, AnnA, née au centre.
Point de jonction.
Pont vivant entre deux mondes.
À Maison-Laffitte d’abord, puis à Pierrelaye.
Pierre, la matière brute, le point de départ alchimique.
Laye, on entend le laid, la laideur.
Et là je dois m’arrêter.
Pierrelaye a reçu pendant plus d’un siècle les boues et les eaux d’égout de tout Paris.
Victor Hugo lui-même avait nommé cet endroit l’or-fumier.
La fange absolue qui contient de l’or en puissance.
C’est là que j’ai grandi.
Littéralement dans la Nigredo de tout un peuple.
J’habitais au 77, rue Victor Hugo.
Au fond d’une impasse.
Après ma maison, il n’y avait plus rien.
Qu’un immense mur gris.
Le 77.
7 + 7 = 14.
Le nombre d’années que j’allais passer dans le Labo.
Je n’avais jamais fait ce calcul avant ce soir.
Autre chose de très symbolique : dans ma chambre bleue d’enfant, la nuit, des scarabées sortaient d’un trou dans le faux plafond.
Ils me terrifiaient.
Je fuyais dormir sur le fauteuil du salon, dans le froid.
Ce que je ne savais pas.
Le scarabée est Khépri dans l’Égypte ancienne, le dieu du soleil levant, de la renaissance, de la transformation.
Celui qui roule la boule de fumier pour en faire de la lumière.
Et Jung.
Le plus célèbre exemple de synchronicité de toute l’histoire de la psychologie implique précisément un scarabée d’or.
Les scarabées de mon plafond n’étaient pas des insectes.
Ils étaient des messagers.
Et la couverture du livre où j’allais trouver mon nom quelques années plus tard en portait déjà un.
Géant. Doré. Au centre.
Sur les murs de cette même chambre bleue : un papier peint couvert de papillons bleus.
Partout.
Rien d’autre.
Bleue comme la chambre de Merlin aujourd’hui au Labo.
Le papillon, symbole universel de métamorphose.
Et le bleu, couleur de l’esprit, de la conscience, du passage vers les plans subtils.
Les murs de mon enfance étaient couverts de l’image de ce que j’allais devenir.
Je ne l’avais jamais réalisé avant ce soir.
Et ces papillons, je les fabriquais aussi.
Je passais mon temps à plier des accordéons de papier, des pages arrachées à des magazines de mode, pour créer des papillons de toutes les couleurs.
Mon père, le cadre supérieur rigoureux, le mathématicien sérieux, en avait épinglé dans son bureau de banquier.
L’homme de chiffres qui accrochait les papillons de sa fille. Et devinez ce qu’il fait cet après midi de 2026 pendant que j’écris ces lignes ? Il est invité dans une école pour expliquer aux enfants le processus de transformation du papillon grâce à ses belles photos de naturaliste !
L’or-fumier de ma ville d’enfance contenait déjà la beauté.
Moi, AnnA, Balance ascendant Scorpion.
La Balance qui cherche l’harmonie parce qu’elle a connu le chaos.
Le Scorpion qui descend aux enfers non pour y rester mais pour en ramener de l’or.
Ces deux signes en tension permanente, et entre eux une vie entière consacrée à transmuter les contraires en cohérence.
J’ai été mise en internat à 10 ans, arrachée à mon monde.
J’étais douée, il n’y avait pas de bon lycée autour.
C’est ce qu’on m’a dit.
J’ai vécu ça comme un abandon.
Et j’ai survécu avec trois choses : la littérature, la musique, et l’horizon de l’océan que j’allais retrouver chaque été au Cap Sizun chez mon père.
Depuis ce cap, je regardais l’Amérique sans savoir encore ce que cela signifiait.
Ces trois choses m’ont sauvée.
Et elles sont devenues exactement ce que je suis : auteure, compositrice, et quelqu’un qui appelle le large.
Parce que oui, j’appelle le large.
Le Labo a accompli sa fonction.
Quatorze ans d’athanor, de transmutation, de purification.
Sur mes étagères trônent encore les petits coffres au trésor Playmobil de Merlin, semi-ouverts.
Ni fermés ni grands ouverts.
Et un splendide petit coffre en bois turquoise rapporté d’Inde, tapissé de violet à l’intérieur.
Je réalise ce soir que le violet est précisément la couleur de la transmutation spirituelle en alchimie, la fusion du rouge et du bleu, le feu et l’esprit réunis.
Je frissonne en écrivant cela.
En prime, à l’entrée de la maison, cette immense tenture exotique, majoritairement violette, avec deux perroquets rouges.
À côté, le tube de paillettes d’or initialement offert à Merlin mais oublié ici.
L’or circule dans ma lignée sans que personne ne l’ait vraiment nommé avant aujourd’hui.
Trois générations.
Un mental rigoureux qui cherche de l’or dans les ruisseaux.
Un enfant alchimiste qui fabrique des parfums à cinq ans.
Et moi, entre les deux, qui transmute les fréquences et les corps depuis le Labo.
Et hier, « comme par hasard », j’ai retrouvé trois épées de Merlin.
Une en bois fabriquée par un ami, David, qui ressemble exactement à une spatule.
Une épée laser de Star Wars qui s’illuminait et faisait un bruit d’épée, aujourd’hui en piteux état.
Et une troisième en bois au manche bleu, cassée.
Toutes trois abîmées, usées, brisées.
En alchimie et dans la tradition ésotérique, l’épée tranche le mensonge matriciel, dissout l’ego, balaie l’orgueil et ouvre la porte de l’autre monde.
Et la spatule de David, outil du même métal, blesse et guérit à la fois.
Tuer et ressusciter. Détruire et régénérer. Mortifier et transcender.
Trois épées brisées de l’enchanteur Merlin, restées chez moi.
Comme un legs initiatique.
La bataille intérieure accomplie.
L’ego dissous.
Le mensonge matriciel tranché.
Et puis il y a Albi.
Mon chat.
Albert de son vrai nom.
AL = Dieu dans les langues sémitiques.
Albus = blanc en latin, couleur de l’Albedo, la phase de lumière et de purification.
Albi est arrivé dans ma vie exactement au moment où Merlin la quittait pour voler de ses propres ailes.
Je n’avais pas fait le lien avant ce soir.
L’enchanteur parti, la lumière blanche est venue mais il était blessé, maltraité par un maître stupide et je l’ai rétabli.
Attendez, ce n’est pas fini ! Sur ma bibliothèque presque vide, épurée à force de trier le bon grain de l’ivraie, j’ai placé récemment un miroir que ma mère m’avait donné.
Je l’ai repeint en vert.
Il ressemble à un grand soleil.
Je l’ai mis tout en hauteur, devant une lampe, pour qu’il rayonne.
Et là je me fige.
Soleil Vert.
Le film.
Je viens de réaliser.
Cette dystopie qui dénonce la grande supercherie du monde, l’humanité emprisonnée dans le mensonge matriciel qui ignore la vérité sur ce qu’elle consomme.
C’est exactement ce dont je parle depuis des années.
Et c’est ce miroir soleil vert repeint de mes propres mains que j’ai placé au sommet de tout, face à la lumière.
Sans le savoir.
Le vert en alchimie c’est le vitriol, principe de transformation profonde.
V.I.T.R.I.O.L : Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem.
Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée.
Et juste à côté, sur cette même étagère : Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.
Un livre que j’ai depuis l’enfance
V.I.T.R.I.O.L mis en roman.
Je frissonne, chers lecteurs.
Je frissonne vraiment.
Rien de tout cela n’a été prémédité.
Je le découvre maintenant, en temps réel, à chaque objet remarqué, à chaque nom relu autrement.
Tout est là depuis toujours.
Et tout se révèle maintenant.
Ce vinyle lancé comme un frisbee avait tout prédit.
La déconstruction était la dernière étape avant la Rubedo.
Ce qui émerge c’est l’or.
Celui qui était caché dans les noms, dans les lieux, dans les lignées.
Dans les coffres semi-ouverts.
Dans un tube à essai breton.
Dans les lettres d’un protocole écrit dans l’ombre.
Dans les scarabées d’une chambre bleue d’enfant.
Dans les papillons bleus d’un papier peint de banlieue.
Dans trois épées brisées.
Dans un miroir vert repeint face à la lumière.
Mais il y a un or que personne ne voit et que personne ne peut prendre.
Celui qui ne figure sur aucun tableau périodique.
Qui ne se fond pas.
Qui ne se brise pas.
Mon double solaire.
Ma substantifique moelle.
Mon esprit.
Cet or-là se révèle quand on dégage les déchets.
Les pensées parasites.
Les mémoires douloureuses.
Les parties souffrantes de soi que l’on a portées trop longtemps.
Ce que j’ai fait, consciemment ou non, pendant quatorze ans dans ce Labo.
L’esprit ce n’est pas une abstraction.
C’est vivre l’instant.
C’est agir.
C’est sortir de son inertie.
C’est se révéler à soi-même et au monde, dépouillé de tout ce qui n’est pas soi.
C’est percer sa propre brèche dans le mensonge matriciel.
L’alchimie ne se fait plus autour de moi.
Elle se fait en moi.
Je ne transforme plus une matière extérieure.
Je suis la matière.
C’est l’une des voies alchimiques les plus difficiles.
L’alchimie humaine.
Cet or-là était là avant le Labo, avant les synchronicités, avant les signes.
Il est la source de tout le reste.
Je ne sais pas encore où je vais.
Ce point d’interrogation géant sur la couverture d’Agatha Christie correspond parfaitement à mon incapacité à déterminer une destination fixe.
Je tourne.
Entre plusieurs pays.
Entre plusieurs vies possibles.
Et c’est peut-être exactement là où je dois être.
Dans le mystère.
Dans le prochain virage qui ne se révèle que quand on avance. Je m’attends à tout, y compris à changer de dimension ou même à rester là dans une autre vibration, un autre moi
Cette belle plante à l’aura exceptionnelle guérit par sa simple présence. Elle est l’une des plantes solaires et sacrées de cette période du solstice d’été. Je vous donne les moyens de vous guérir et de vous protéger grâce à cette plante merveilleuse.
Anna Scheele, naturopathe et énergéticienne. RDV à distance ou en Bretagne. Mail : inspifree@protonmail.com
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Quand j’étais prof de lettres je faisais lire beaucoup de science fiction à mes jeunes élèves adorés. Pourquoi ? Par intuition. Du coup, ils ont lu Barjavel, Orwell, Huxley, Bradbury… et tant d’autres auteurs, en intégralité mais surtout en extraits et films (vu le degré de difficulté de lecture pour beaucoup de jeunes, ce qui m’intéressait c’était de les ouvrir à ces auteurs sans les forcer à les ingurgiter mot à mot). En réalité, ce ne sont pas des romans de science fiction, mais plutôt des livres d’anticipation.
Cet interview d’Huxley en 1958 montre qu’il avait bien conscience des Libertés menacées dans un avenir proche. Il venait alors de terminer une série d’essais nommés : « Ennemis de la liberté« . Il évoque des « forces impersonnelles » qui nous nuisent ainsi que des « dispositifs technologiques » exerçant des contrôles.