Mams et Merlin on the road #6

Vendredi 26 janvier

C’est si bon que nous devenons accros aux massages. Pour trois fois rien, les Thaïlandais vous offrent un tel bien être que l’on s’y adonne volontiers, surtout après les balades à pied. Ici à Chiang Mai, il y a des salons de massages Thaï partout : du ventre, des pieds, du dos, de tout le corps, avec éventuellement un petit sac chaud d’herbes médicinales qu’ils vous appliquent en massant les points énergétiques, les muscles et les articulations. La masseuse est douce, ce que j’apprécie énormément car certaines personnes peuvent repartir avec des bleus tant le pétrissage est rude…Ce que je déplore car le but n’est pas de souffrir.

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Notre salon de massage à Chiang Mai

Les techniques se basent sur les points énergétiques d’acupuncture chinois. Merlin adore se faire masser les pieds, moi, plutôt le dos. C’est si agréable que je vais m’inscrire à des cours officiels de massage aux herbes afin de compléter ma formation de naturopathe. Lire la suite

Mams et Merlin on the road #5

Mercredi 24 janvier

Nous voilà dans le train, pour Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande. Nous sommes avec une équipe de jeunes sportif très joyeux. Il y a des insectes genre cafards qui nous reluquent et du coup les filles sont montées sur leurs sièges. Moi aussi j’ai horreur de ces insectes et je suis montée sur le fauteuil en écrivant ces lignes. On est terrifiés, il y en a plusieurs dans une rainure. Merlin est en panique complète, on a crié mais les cafards s’en fichent. Un homme passe la serpillière dans les 3 wagons, déjà deux fois en 5h mais il ne lave jamais les rainures, ni les carreaux d’ailleurs. Lire la suite

Mams et Merlin on the road #4

Lundi 22 janvier – Bangkok 💨 Lopburi

Aujourd’hui, nous prenons le train pour Lopburi, une ville très ancienne à environ 140 km de Bangkok. Du temps de Louis XIV, le chevalier de Chaumont fut reçu dans cette ville en tant qu’ambassadeur de France. J’ai toujours préféré les trains aux bus, on peut circuler, ouvrir les fenêtres, rencontrer plus de monde, c’est aussi beaucoup moins dangereux que les bus (en Inde aussi…) et souvent les paysages sont plus intéressants que sur une route. Les rails se glissent avec élégance et lenteur dans les jungles et les rizières alors que les routes sont pleines de véhicules et polluées… Quitter Bangkok va bientôt nous ouvrir aux royaumes de nord et du triangle d’or. Nous aurons rencontré beaucoup de gens de toutes nationalités dans notre chouette maison d’hôtes : des Russes, un étudiant allemand en chimie, des Anglais insupportables (comme d’habitude), des Américains adorables (plus rare), etc. Dans le taxi qui nous amène à la gare centrale, le chauffeur retire ses rares poils de barbe avec une pince à épiler XXL, tout en conduisant bien sûr.

La gare est belle et colorée avec de petits personnages « Kawaï » comme dit Merlin (mot japonais utilisé pour quelque chose de « mignon »).

Oui ça fait niais cette déco mais au moins les enfants sont ravis.

Un garde nous indique notre quai et comme j’ai tendance à être souvent en retard, j’avais pris mes dispositions pour arriver à l’heure mais nous étions quand même en décalage car il fallait encore attendre 45mn dans la chaleur moite (32° à 13h)…

On peut même se faire couper les tifs à la gare, je fais un clin d’oeil spécial à Miki notre cher ami coiffeur du Cap Sizun avec cette photo.

Notre compagnon de route est un bonze. Il n’arrête pas de geeker, il a installé un support afin d’y placer son Samsung dernier cri, les oreillettes sont enfoncées vers les tympans, il s’est plongé dans une série thaïlandaise sans broncher.

Son crâne est tatoué comme les spiral tribe qui nous avaient impressionnés avec ça.

Nous observons un paysage en construction. Nous mesurons encore mieux la notion russe de la « Technosphère ».

Merlin dessine pendant que j’observe le paysage urbain. Peu à peu il se transforme en rizières et bananeraies.

Je crache mes pépins de clémentine par la fenêtre, on dirait de petites dents. J’explique à Merlin à quel point c’est précieux les dents et pas de chance, un pépin rebondit sur le bord de la fenêtre et vient se répercuter sur le crâne de mon voisin de devant. Je fais comme si ce n ‘était pas moi tellement je suis gênée.

Nous arrivons enfin à Lopburi. Partout des collégiens en uniforme, c’est la sortie des classes. Les garçons sont en short avec de très longues chaussettes en laine, oui en laine. On étouffe de chaleur. On cherche notre hôtel mais je me trompe et pousse la porte d’une salle remplie d’ados en train de geeker sur de grands écrans d’ordinateur, Merlin affiche un sourire jusqu’aux oreilles, ils jouent tous à « Country Strike », un call of duty opérationnel à 100% qu’on ira tester demain. L’hôtel est juste à 2 pas plus loin, un truc de hippies comme j’aime, simple et chaleureux. On se jette sous la douche. On a pris l’habitude de laver nos vêtements en même temps puisqu’ils sèchent presque instantanément.

On sort sans aucun objet brillant à cause des singes qui peuvent nous sauter dessus pour les voler. En marchant, on tombe sur un cours de gym collective assez drôle. Une trentaine de femmes remuent sur une musique dance atroce et la prof hurle des mots dans un haut-parleur. Nous sommes totalement fascinés et sans voix, nous observons ce spectacle accablant.

Nous avons essayé de suivre le rythme mais on riait trop

Derrière ce parc, on aboutit à une rue encore plus fascinante : des singes partout, sur les scooters (à l’arrêt hein, ils ne savent pas encore conduire), sur les fils électriques, les trottoirs, dans les magasins…On a un coup de stress et on reste sans bouger près d’une coiffeuse.

Nous sommes totalement scotchés par les singes et soudain deux collégiennes veulent nous prendre en photo avec elles, j’en profite pour leur demander ce qu’elles aiment comme musique : « Shame on you » qu’elles me sortent…On est encore plus horrifiés quand on voit deux singes copuler sur le trottoir juste devant nous…Aucune pudeur, je vous jure.

Les singes sont sacrés en Thaïlande. Ils sont considérés comme les descendants du dieu indien Kala. Donc tout le monde les tolère, les laisse passer sur la route, parfois on voit valser une bobine de fil ou une bouteille de laque, ils sont les maîtres des lieux.

Nous sommes tombés sur les ruines d’un temple Hindou d’influence Khmère, tout en grès et latérite et peuplé de singes lui aussi.

Un Thaïlandais a donné des graines à Merlin pour qu’il leur passe, c’est drôle comme ils se saisissent de la graine avec leurs petits doigts presque humains.

Allez, Merlin va faire son français, une évaluation sur « La petite fille aux allumettes » d’Andersen, un conte larmoyant ou la petite fille meurt de froid, dehors, seule, la nuit de Noël (ce qui me confirme qu’il faut agir de toute urgence contre le caractère dépressif de nos pauvres profs 😂).

Phrase du jour : « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur ». Albert Camus

À suivre 🐵🐒🌝

Anna

Mams et Merlin on the road #3

Dimanche 21 janvier – Bangkok

Aujourd’hui, après un samedi très relax, nous décidons d’explorer la partie ouest de la ville et vous allez halluciner sur les Klongs.

Il s’agit d’un quartier construit sur l’eau. Toutes les maisons et les petites baraques sont construites sur pilotis.

Au départ, on pensait se rendre au musée des barges, on l’a trouvé en suivant 2 filles qui le « googlisaient » car cela faisait 1h qu’on le cherchait. On s’était perdus dans un quartier populaire au milieu des marchés graffés et des temples.

Les délicieuses clémentines sont partout.
Un temple Bouddhiste

Nous sommes entrés dans ce temple et nous avons écouté les prières Bouddhistes, quelle paix mais aussi quelle fraîcheur…

Le musée quant à lui n’était pas très passionnant franchement.

C’est devenu un peu plus palpitant quand on s’est rendus compte qu’on était enfermés à l’intérieur dudit musée…On se voyait déjà escalader la grille quand un jeune est venu ouvrir…Je pense que le musée etait fermé car nous n’avons rien payé en entrant et il n’y avait que nous dans cet endroit…Bref, on sort et on se retrouve sur les pilotis et là, le spectacle est devenu étrange et horrible. Pas un seul touriste bien sûr. Au début, tout allait bien, nous déambulons entre les maisons minuscules.

Une petite décoration « pas piquée des hannetons » comme dirait Amixem notre Youtubeur préféré

Cependant, on se rend vite compte que les déchets se mélangent salement au décor quasiment partout.

Vous remarquerez la cuvette de chiottes au premier plan.
L’eau de la rivière se trouve sous cette couche de déchets.

Une vieille jetait ses sacs en plastique dans la rivière sans hésiter. Les gens se débarrassent de leurs ordures sous leur maison. C’est atrocement laid et heureusement pour vous que les odeurs ne se prennent pas en photos…On avait limite la nausée. On se rend compte de façon évidente du poids de l’humain sur la planète. Les déchets constituent un vrai problème d’autant plus que nous sommes de plus en plus nombreux sur terre. Je vous renvoie à mon article sur la technosphère, où j’explique l’urgence d’agir au plus vite car c’est carrément notre espèce humaine qui est menacée, et plus seulement des espèces animales, végétales ou les cours d’eau et les océans. C’est Hubert Reeves, l’astrophysicien, qui le hurle. Mais tout le monde préfère continuer à geeker peinard ou suivre le cours tranquille de sa vie, sans se soucier de ce problème gigantesque. Article sur la technosphère

Pourtant l’endroit aurait pu être merveilleux vu la beauté de la végétation mais hélas, les immondices entachaient complètement le paysage…

Ganesh a toujours été mon dieu indien préféré et étrangement, je le vois tous les jours quelque part. 🌟🌟🌟

À un moment, on s’est complètement perdus dans le klong…

On ne voyait pas du tout comment sortir et soudain, comme par miracle, une très jolie jeune fille est apparue et nous a dit tout bas : « Follow me, follow me », avec un grand sourire. Elle portait la tenue des collégiennes et écoutait de la musique avec son téléphone. Je lui ai demandé d’écouter, c’était les « Black eyed peas » qu’on écoutait à fond la caisse avec Merlin à un moment quand il était tout petit. Elle m’a expliqué qu’elle allait à l’école le lendemain mais qu’elle quittait le klong le soir pour dormir près de son école chez une tante ou une amie je n’ai pas compris. Une fois sortis du dédale fascinant, elle a hélé un taxi et lui a demandé d’aller à notre hôtel. Adorable petite chérie, nous l’avons remerciée chaleureusement.

Un nouveau visage de la cité des anges nous est apparu aujourd’hui. Chaque personne que nous avons croisée s’était montrée très gentille et souriante. Nous avons appris à saluer les Thaïlandais comme eux le font, en joignant les mains devant la poitrine.

Merlin a un succès fou. Les habitants lui touchent le bras et lui sourient franchement. Ils semblent beaucoup aimer les enfants et du coup nous aussi nous aimons les Bangkokois qui sont toujours doux, agréables, respectueux.

Demain nous quittons Bangkok par le train pour aller à Lopburi, une ville vers le nord, à 2h de route, envahie par les singes…

Allez place aux devoirs du Cned sur fond de ventilo.

Sérieux, non ? 👌

Phrase du jour : « Notre temps est limité alors ne le gaspillez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Ne laissez pas le bruit des opinions des autres avoir le dessus sur votre voix intérieure. Et, le plus important, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Tout le reste est secondaire. » Steve Jobs

À suivre 🈵🈷🈚💞

Anna

Mams et Merlin on the road #2

Jeudi 18 janvier – Bangkok

Ah oui ! Au fait, en Thaïlande nous ne sommes plus en 2018 mais en 2558…Merlin réalise que tout est relatif…

Vu la longueur de ses cheveux, nous allons dans l’un des nombreux salons de coiffure de la rue principale près de notre maison d’hôtes. Une charmante dame nous accueille. Heureusement, Merlin avait enregistré la photo d’un BG coiffé comme il le souhaitait car allez expliquer à un allophone la coupe de vos rêves…Le voilà casé sur un siège, très détendu jusqu’à ce que la tension monte quand il s’est rendu compte que la coiffeuse ne s’arrêtait plus. Elle traquait le moindre petit cheveu qui dépassait mais cela en faisait dépasser d’autres…Au final, je me suis exclamée : « Great ! Niiice ! Cool ! » pour sauver sa coupe car deux minutes plus tard, il aurait ressemblé à un bonze avec la boule à zéro. Mais il faut avouer qu’elle a été très appliquée et nous l’avons remerciée. Cette coupe nous a valu 70 baths, c’est à dire même pas 2 euros ! Au final, Merlin se trouve coupé trop court mais au moins, il se sentira léger !

Suite à cette expérience, nous nous rendons dans un restaurant en terrasse, le « In Love », recommandé par les guides car on y savoure des spécialités de poissons et parce qu’il est situé dans le quartier agréable de Thewet, face au fleuve. Les poissons sautent sans arrêt face à nous et ils ressemblent à des diamants mouvants face au soleil. Tout est calme, agréable, atemporel…Sauf quand un bateau arrive, les sifflets nous défoncent les tympans. La vue sur le pont à haubans Rama-VIII est merveilleuse. Nous goûtons à de délicieux beignets de poissons. J’espère que ce ne sont pas ceux qui étaient à vendre juste à côté de cet établissement…

Ensuite, nous n’avons eu plus que 10 mètres à parcourir pour nous rendre à l’embarcadère et descendre le fleuve vers les temples que nous avions décidé de visiter.

Le beau pont à haubans Rama-VIII

Nous avons été saisis par la beauté du temple de Wat Arun…L’ambiance semble mystique et étrange, des moines prient avec une voix grave et belle. Le temple est idéal, monumental…Avec ses 82 mètres de hauteur, il est l’un des emblèmes de Bangkok.

La céramique recouvre le temple

Wat Arun, le temple de l’aube, a été conçu pour être le premier à recevoir les rayons du soleil (Aruna est la déesse de l’Aurore en Inde). Il représente le mont Méru, centre du monde pour les Bouddhistes. Nous avons rencontré deux françaises très sympathiques dont l’une avait aussi emmené sa fille de 12 ans en voyage en Asie pendant trois mois mais il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui, sa fille garde un merveilleux souvenir de cette expérience hors du commun. J’écris ceci à l’intention des gens désagréables qui se sont permis de juger mon projet pour mon fils…Mais leur avis ne m’intéresse pas. Et ils sont très peu nombreux par rapport aux gens qui m’ont soutenue, y compris des gens très évolués. Merlin est bien trop heureux de vivre ces expériences loin d’un quotidien répétitif et « exaspérant » comme il le dit lui-même.

Ensuite, nous n’avions qu’à emprunter un autre bateau pour traverser la rive et nous retrouver dans un autre temple à tomber par terre : le Wat Pho.

Cet ensemble de temples saisissants contient notamment le célèbre Bouddha couché de 45 mètres de long et 15 mètres de haut…Imaginez le gigantisme de cette statue recouverte d’or. Son sourire paisible est celui qu’il arborait avant de rejoindre le nirvana.

Tout autour se trouvent de très beaux jardins permettant le repos dont nous avons joyeusement profité. Nos cathédrales sont renversantes de beauté mais ces temples asiatiques nous semblent encore plus beaux, plus majestueux, et plus vivants aussi. Je précise que le Bouddhisme n’est pas une religion mais une philosophie.

Non, cette divinité n’est pas sur un skate

C’est au sein de ce temple que se trouve la fameuse école de massage où les étudiants se font la main sur vous…

Au retour, nous avons tenté de prendre le bus mais on ne comprenait rien à rien.

Donc on a testé le fameux Touk-Touk…J’ai demandé au conducteur de ne pas rouler trop vite car je sais bien qu’ils sont parfois hyper dangereux. Au final, c’est drôle comme tout mais on respire toute la pollution et vraiment ça pue…

Les chauffeurs ainsi que les habitants portent d’ailleurs souvent des masques de protection.

Vendredi 19 janvier – Bangkok

Un « taxi meter » thaï
Départ au travail des ouvriers, c’est détendu niveau sécurité mais il y a beaucoup de morts sur les routes thaï…
Trajet pour l’école à trois sur le scooter, oklm

Je demande à un taxi de nous déposer au coeur du quartier indien que nous avions loupé auparavant. Merlin a besoin de bermudas et ce prétexte nous fait parcourir les petites allées remplies de Saris, d’encens, de tissus, de boutons et de statues de Ganesh, le dieu éléphant, mon favori des dieux indiens que l’on retrouve aussi dans la culture religieuse thaïlandaise. Merlin trouvait fascinant ces étalages multicolores et ce joyeux bazar nous a semblé hallucinant.

Une entrée du marché indien

Les canaux de part et d’autre du quartier indien
Tentative d’approche du chat jaune au noeud papillon

Le quartier indien rassemble surtout des Sikhs.

Les Sikhs se reconnaissent à leur grand turban

Il y a aussi un marché aux fleurs où les indiennes façonnent des guirlandes destinées aux offrandes dans les temples personnels ou public

***

Merlin étudie l’électricité en sciences physiques, il comprend tout instantanément et se plonge ensuite dans son étude quotidienne de l’anglais et de l’allemand. Je l’aide parfois à apprendre ses mots de vocabulaire ou d’autres choses mais dans l’ensemble, comme il est autonome, j’écris pendant qu’il étudie ou bien je lis. J’aimerais le faire aller une demi journée dans un collège Thaï pour vivre une expérience d’instruction locale. Affaire à suivre. 👕👔💼

Nous avons repris la phrase du jour, comme je faisais avec mes élèves adorés, qui permet de réfléchir à un sujet souvent philosophique tout en progressant en orthographe.

Phrase du jour : « Mieux vaut un ami chéri qu’un mauvais parent. » Proverbe malgache.

À suivre 😻🐙

Comment expliquer l’ Aventure ?

J’ai toujours aimé partir à l’aventure, que ce soit sur un chemin de Bretagne ou dans un désert aride. Seule avec mon sac, en couple ou avec des amis, à chaque fois c’est une expérience magique, l’aventure…

L’aventure, étymologiquement « ad ventura » en latin, c’est ce qui peut arriver, à tout instant, et cela rend l’existence magique et pétillante.

Marcher et découvrir des gens incroyables, laids à pleurer ou beaux à tomber, des paysages inconnus, des situations cocasses et autres délices insoupçonnables, en voilà un projet sans fin.

Pisser au milieu du désert de Gobi, en plein vent, entourée d’autochtones qui font pareil n’a pas de prix…

L’aventure n’est jamais la même, elle est comme une histoire d’amour, elle est unique.

En voyage, on se sent léger, neuf, innocent et frais comme un enfant, débarrassé du superflu ou au contraire bien lourdingue avec ses dix assurances, ses 2 sacs et ses préjugés.

PROVB TIBETAIN SKATE

Tous les sens sont encore plus développés et on prend un plaisir inouï à capter les joies, les beautés, les couleurs, les senteurs, les goûts…On rencontre aussi à l’inverse les peines et les horreurs, les problématiques liées à un lieu, à des situations, comme la pauvreté extrême en Inde qui peut vous prendre aux tripes. Voyager permet de se recadrer, de relativiser, de prendre de la hauteur. Voyager développe notre conscience et rabat aussi notre égo. On se rend compte que nous sommes bien peu de choses mais que nous sommes aussi tous reliés par les mêmes espoirs et les mêmes craintes.

J’ai écrit mes récits de voyage au jour le jour, sur de petits carnets de bord. Ce que vous lirez (Aventures en Russie & Aventures en Inde) est à peine retouché, ce sont des réflexions, de la narration au jour le jour, des expériences parfois tordantes mais aussi malaisantes comme quand je me retrouve dans des bus indiens conduits par des chauffeurs défoncés au  bang qui mettent une brique sur l’accélérateur…

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J’espère que vous prendrez plaisir à lire ces récits de voyage autant que mes amis mais je vous préviens :  Motherindia par exemple est un récit déclencheur ! Certains sont partis en Inde après sa lecture…

Enfin, je vous rassure, même confortablement installé dans votre canapé, vous partirez aussi, je vous décollerai de votre sofa pour vous faire découvrir mille beautés et autant d’horreurs…

Bientôt je reprends la route pour quelques mois avec mon fils de 12 ans, ce sera une première de partir aussi loin avec lui, mais j’ai hâte de lui faire vivre cela, l’Adventura…

On part à l’aventure en musique ?road-sign-1210038_960_720

 

cropped-logo-carrc3a9-inspi-2.jpg© Anna Scheele

Un voyage en Asie ? Ecoutez « Data Asia » – Music by Anna Scheele & Asher (Endokrin Records)

Un morceau fait en duo avec mon frère de coeur. On vous parle d’amour inconditionnel, à l’aide d’outils technologiques dont la fameuse Roland 303 manipulée avec brio par Asher (Endokrin records). De mon côté, j’ai géré les rythmiques et les samples de chants diaphoniques mongols. Vous n’avez plus qu’à fermer les yeux et vous laisser porter vers des sphères célestes.