Parfois on danse pour d’autres

Steve, petit frère, tu nous a entendus et tu nous a rejoints même, nous étions rassemblés pour toi. Nous avons avalé les kilomètres pour danser en ton honneur. Nous t’avons envoyé tout l’Amour, toute la Lumière et tous les Sons que tu mérites.

Nous n’oublierons jamais.

Nous sommes les derniers gardiens de la fête, la vraie, la fête totale, la fête libre, en lien avec la Terre et les étoiles. Nous savons rassembler et générer des fêtes idéales. Pourtant, nous avons toujours subi des répressions, des violences et des saisies de matériel. Steve qui meurt, c’est la musique qui saigne, c’est la sécurité qui attaque, au secours, on claque. Steve qui meurt c’est la défaite de l’état qui ne mesure même pas ses actions. C’est la signature d’un état meurtrier en faction. Un état qui mutile et raquette ses citoyens. Un état qui violente, Un état qui ment, un état qui tue sa jeunesse innocente et belle.

Paix à ton âme petit frère

Le mouvement Free est beau, vrai et légitime, avec des racines profondes et des implantations mondiales : pas un politique ne pourra jamais s’en saisir. Le mouvement Free est si mobile, si rapide, si organisé qu’il effraye les « autorités » depuis toujours. Notre force c’est notre liberté, notre ouverture d’esprit, notre indépendance, notre solidarité, notre créativité. Ensemble, nous pourrions bloquer tout un pays. Ensemble, nous repensons la société, nous avons réalisé depuis longtemps que d’autres modèles de fonctionnement sont possibles et souhaitables…

Il n’y a pas de barrière sur le quai

On nous criminalise, on dit qu’on se défonce, qu’on doit être un peu tous cons quand même d’écouter cette musique de sauvages, du boom boom, de la merde en fait. Margaret Tatcher avait bien pondu la criminal bill en interdisant les rassemblements de plus de 10 personnes sur un son répétitif. Un peu comme si un chef sioux était verbalisé avec sa tribu pour avoir dansé en rythme sur des tambours. Ce que certains semblent ignorer, c’est que le rythme, c’est le coeur vivant de la Terre que l’on fait résonner du fond des zones industrielles pourries ou des forêts enchantées. Le rythme est femme et vie. Viennent s’ajouter les harmonies, les mélodies, les samples, des sons si variés que le champ de création semble sans cesse infini. Et c’est aussi pourquoi cette musique, à la fois tribale, ancestrale et ultra technologique, électronique, représente bien une humanité qui ne veut pas perdre son âme et qui grâce à la beauté éclatante de ses sons merveilleux génère des soirées forcément totales, sublimes, où les gens se rassemblent sans distinction d’origine, dans la gratuité et la simplicité. Bien sûr, cela dérange.

Sur le quai de Nantes, le dj passait son dernier disque

« Ouais des cons que vous êtes à écouter votre musique de tarés, bande de sales drogués »… Voilà la rengaine que l’on nous sert depuis 20 ans…Cependant, je pense que des gens bien plus drogués se promènent en toute impunité. Par exemple, des millions de gens défoncés au témésta ou au valium prennent le volant. De même, des millions de gens avalent, addicts, leurs programmes télés pendant que nous avons vendu les nôtres depuis bien longtemps et qu’au lieu de ramollir notre cerveau déjà bien ruiné par tout le sucre qu’il a bouffé parfois sans s’en douter, et bien on réfléchit. Et en effet, quoi de plus beau que la liberté ? La joie ? La musique ? La danse ? Le partage ? L’amour ? L’autonomie ? Et oui, c’est tout cela que véhiculent nos fêtes de dégénérés et encore plus. Je vais avouer que j’y ai aussi vu plus de tolérance, de politesse et de drôlerie que nulle part ailleurs. C’est un monde de passionnés avec des coeurs énormes, des gens précieux, déterminés, autodidactes, autonomes, inventifs (« Do it yourself »). Nous avons compris depuis longtemps qui est l’état : « L’état, c’est avant tout une bande d’hommes armés. » (Boris Vian).

Allez on charge ! Rage gazage matraquage

Et partout des êtres meurent injustement, assassinés par des « forces de l’ordre » au service d’états stupides et corrompus. « Ouais c’est vrai quoi vous dérangez tout le monde avec vos boum boum ». Mais vous aussi vous nous dérangez, vous nous gavez complètement même et à la limite maintenant on vous emmerde en prime, on vous attaque en justice en plus, on s’exile s’il le faut, on ne vous supporte pas avec vos manières de brutes stupides, de lécheurs de cul de bouseux capitalistes, vous insultez le vivant dans son intégralité et nous devons en plus maintenant se retrouver criminalisés ? Pardon ? Une loi pour nous condamner à de la taule ? ou des travaux d’intérêts généraux ? Avec bien sûr un racket d’amende ? Mais ils ont avalé Margaret ? Ohé ! Qui pollue notre vie ? Les sols ? Qui asservit les peuples et les animaux ? Qui fait voter des lois sur le secret des affaires ? Qui ment sans arrêt ? Qui nous rend esclaves ? Qui ruine nos acquis sociaux ? Qui est insultant ?

Plusieurs personnes dans le grand fleuve noir

Je voudrais que justice soit faite et qu’à défaut de justice humaine que l’on sait presque totalement corrompue, je demande aux forces de l’Univers de faire sentir leur karma à ces stupides lâches qui partout dans le monde tuent des innocents et ruinent l’âme du monde. Je demande justice aux forces infinies de la nature et des énergies de Vérité et de Justice ! Entendez la voix de ceux qui savent ce que le mot LIBERTÉ veut dire et qui toujours lui feront honneur !

Merci de rendre JUSTICE à Steve, Adama, Rémi, Zineb, pour n’évoquer que notre pays ………………………. Rendez JUSTICE aux justes.

Je remercie l’Univers et espère de tout coeur une évolution des consciences.

Repose en paix Steve.

Anna Scheele ©Technosphere 2019

 

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Le Livre tibétain des morts OU Le Bardo Thödol : le grand livre de la libération naturelle par la compréhension dans le monde intermédiaire

Découvert par Karma LINGPA, traduit et commenté par Robert Thurman – Collection « De l’Esprit », édition Christian de Bartillat, 1995

Ce livre totalement édifiant peut être comparé à un guide de voyage pour l’après vie terrestre et en effet, personne n’irait à l’autre bout du monde sans se documenter un minimum n’est-ce pas ? Ce livre constitue justement un guide afin de suivre le bon chemin une fois notre dernier souffle expiré. Beaucoup s’imaginent que le néant les attend mais ils seront surpris de s’apercevoir que non.

Les conseils qui sont délivrés dans cet ouvrage exceptionnel sont issus des écrits et de la science tantriques. Ils permettent d’éviter de renaître dans une vie de souffrances, de confusions et dominée par la non maîtrise des émotions. C’est l’enseignement qui permet à ceux qui ne méditent pas de découvrir la voie secrète. Ce livre constitue donc un trésor inestimable.

Sa lecture est difficile et longue, c’est pourquoi j’ai décidé d’offrir les pistes de compréhension principale à mes lecteurs, tout en vous encourageant à tenter de le lire malgré tout.

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Ce livre a été écrit par Padma Sambhava, une émanation du Bouddha de la Vérité-Béatitude-Emanation qui, selon la légende, serait né dans une fleur de Lotus. Padma nous donne un accès pratique à notre liberté et à la liberté du « non-moi ». Ce livre révèle l’art de vivre une mort créatrice et nous invite à réaliser certaines choses bien précises :

    1. Se renseigner sur l’aspect scientifique du processus de la mort pour savoir à quoi s’attendre. Cela peut aussi  nous aider à mieux appréhender la mort d’un proche.
    2. Développer l’imagination afin d’envisager de façon positive nos futurs royaumes possibles : s’alimenter des descriptions visionnaires des paradis les plus délicieux, des beautés célestes les plus merveilleuses (par exemple lire Le Sukhatavi du Bouddha Amithaba, le pur pays de la félicité ou bien lire des auteurs anciens comme Homère et Hésiode, Aristophane, Platon, Cicéron, Virgile, Dante, d’Aubigné et Milton, on peut aussi se tourner vers les poètes et les romanciers de science fiction).
    3. Se préparer moralement : se détacher des choses qui nous obsèdent et des choses matérielles, développer la générosité, la sensibilité et la tolérance vis à vis des autres. Se rappeler que l’on pourrait être mort, relativiser les tracas.
    4. Se préparer par différentes sortes de méditations : buddhist-1807518_1920La méditation apaisante ou la concentration totaleLa méditation par la vision pénétrante qui permet de réaliser que nous n’avons pas d’identité fixe (le « non-moi » étant l’une des portes de la libération). ♥ La méditation thérapeutique : le but étant de former notre esprit à prendre une orientation positive ; par exemple, méditer sur l’amour et donner plus d’intensité à l’amour que l’on porte aux autres ou méditer sur la patience pour se débarrasser de ses attitudes coléreuses et donc augmenter notre tolérance, etc. ♥ La méditation de l’imagination : on visualise des lieux ou des évènements favorables car cela peut-être utile face aux situations inédites qui nous attendent après la mort physique. ♥ Méditation et sommeil : le sommeil peut être une répétition de la dissolution dans la mort, on peut s’imaginer franchir les 8 étapes qui nous conduisent de la claire lumière au sommeil profond et l’état de rêve peut être converti en pratique de l’état post-portem (ce que les Tibétains appellent « l’état intermédiaire »). Si en plus nous parvenons à conscientiser que nous rêvons, nous aurons une bien meilleure chance de reconnaître cette situation dans le monde intermédiaire après la mort. ♥ La méditation quotidienne en récitant un mantra (les tibétains récitent le « Om Mani padme hum » : Tout va bien dans l’univers, l’énergie du bien et de l’amour est partout ») mais on peut inventer toutes sortes de mantras (« j’aime tout », « merci pour tout », etc.), un mantra peut être d’une grande aide au moment de la mort et de la période intermédiaire. Enfin, la méditation quotidienne c’est aussi simplement imaginer se débarrasser de ses obsessions en faisant la vaisselle ou imaginer que quand on passe une porte, c’est celle de l’illumination, etc.
    5. La préparation intellectuelle : l’école ne nous fait qu’apprendre à étudier car l’étude doit durer une vie entière ! Apprendre des choses sur la nature de la vie, la nature de la libération du « moi » et de l’environnement, les enseignements sur la vacuité, le « non-moi » et la relativité, l’esprit d’illumination, de l’Amour et de la compassion. Apprendre comment développer ses qualités morales, intellectuelles (cf. le développement personnel très en vogue actuellement).
    6. La pratique du yoga tantrique inégalé : ce yoga est la discipline de formation qui transcende la mort. Ce yoga permet de condenser des éternités de vies en une seule existence. Ce yoga nous viendrait des grands initiés indiens tels que Padma Sambhava et les pratiquants du tantra ayant atteint la bouddhéité dans leur corps ordinaire mais qui sont restés pour aider les autres à atteindre la libération.

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« Qui est là ? – La Mort ! » 10 révélations spirituelles #Victor Hugo

Dans son fameux Livre des tables, Victor Hugo, avec famille et amis, retranscrit sous forme de procès-verbaux les dialogues qu’ils ont eu la chance d’avoir avec des esprits comme la Mort, l’Ombre du Sépulcre, Mozart, Shakespeare ou Molière (pour ne citer qu’eux). Le XIXème siècle s’était passionné par les tables tournantes et la venue d’une certaine madame de Girardin sur l’île de Jersey où Hugo s’était exilé a fait basculer sa vie en même temps que la table.

Hugo considérait ce livre comme une nouvelle Bible dont l’enseignement prolonge ceux de Moïse, du Christ, de Mahomet, de Bouddha, des chantres de l’Hindousime et des courants chamaniques. Ce livre regroupe toutes les Vérités annoncées par les grandes religions de ce monde et les Vérités qu’avaient pressenties les groupes humains tribaux.

Voici en résumé 10 révélations essentielles de ce livre de 800 pages :

  1. Les pierres, les animaux, les végétaux et les humains ont une âme.
  2. Cette âme est éternelle.
  3. Nous avons tous quelque chose à accomplir sur Terre, nous avons choisi de nous incarner dans un but précis. Cette mémoire nous est effacée à la naissance afin de nous offrir une entière liberté.
  4. De la même façon que l’on choisit de s’incarner, ce livre affirme la réincarnation à plusieurs reprises.
  5. Après notre mort physique, nous rejoignons notre famille d’âmes et nous ne cesserons de nous élever. L’atmosphère qui nous accueille correspond à notre qualité d’âme à la fin de la vie. Certains morts sont malheureux, d’autres sont dans l’extase. Les âmes qui se sont aimées sur terre se reconnaissent et se fondent l’une dans l’autre.
  6. Nous ne connaîtrons la Vérité suprême qu’au moment de notre mort terrestre. De même pour la Liberté.
  7. Nos morts nous voient et nous protègent. Penser à eux en bien leur procure de la joie. La télépathie suffit.
  8. Les morts peuvent nous parler en songe ou à travers différents supports dont un trépied léger (comme celui qu’utilisait Victor Hugo).
  9. Le langage ne peut nous révéler tous les mystères. L’humain doit douter, cela fait partie de notre condition, il faut se résoudre à l’accepter.
  10. La souffrance de l’Homme naît de son incapacité d’aimer. Or, nous n’avons qu’un seul but : aimer. Aimer le caillou, aimer la plante, aimer l’animal et aimer l’Homme, aimer le vent et les océans, les morts et les vivants, l’univers entier.

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Extrait ⇒ Révélation de l’Idée : « D’abord, les créatures des mondes punis ne sont pas absolument libres. […] La liberté c’est le Paradis, la liberté c’est le grand coup d’aile de l’éternité dans l’infini. Être libre c’est être heureux. L’échelle du châtiment a pour degrés la proportion de l’affranchissement. Le caillou est plus esclave que la bête, la bête est plus esclave que l’homme, l’homme est plus esclave que l’esprit. le châtiment commence à la racine et finit au parfum. Le châtiment commence à l’ongle et finit à l’aile. Le châtiment commence à la pierre et finit à Dieu. »(Hugo, Le Livre des Tables, Folio Classique, Gallimard, 2014, p. 448).

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©A. Scheele novembre 2018

La banquière en coupé-décalé

La banquière c’est sûr, elle a déjà réglé ses obsèques. Elle est là, toute moisie, toute puante derrière son bureau Ikéa. Je suis encore en retard mais j’arrive même pas à m’excuser tellement je me sens mal : l’atmosphère fausse et froide, les néons, les prospectus, la thune sans thune partout. Bref moi si je rapplique dans une banque c’est juste pour avoir de la thune justement.

« Voilà, j’ai besoin de 7000 euros madame Harpagon s’il vous plait, oui je sollicite ce prêt chère madâââme pour… » Lire la suite

Un Alsacien prisonnier de guerre en Russie de Marcel Frédéric Weber – Récit –

Ce récit raconte la détention de mon grand-père alsacien, enrôlé de force dans l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale alors qu’il n’était qu’un tout jeune homme. Envoyé sur le front russe, il est fait prisonnier puis emmené dans un camp de travail, à Tambow, au sud-est de Moscou. Ce qu’il raconte est difficile bien sûr car il relate les privations, la cruauté, la bêtise sans fond de l’espèce humaine mais c’est aussi un récit de dignité et de courage qui peut parler à chacun aujourd’hui. C’est un pan de l’histoire, celui des « Malgré-Nous », ces Alsaciens, Lorrains et Luxembourgeois qui furent obligés de se battre dans le camp ennemi.

 

J’ai toujours admiré mon grand-père pour son sens de l’humour et la façon qu’il avait de se moquer gentiment des idiots. Avec lui, je me sentais toujours en sécurité, ma petite main dans la sienne, grande et chaude. Souvent il me donnait des leçons de vie. Par exemple, une fois, à Mulhouse, devant la prison, il m’a dit : « Tu vois ce mur ? Dis toi bien qu’il y a toujours un moyen de le passer… » Il m’a offert la liberté et la liberté d’esprit…Merci Marcel Frédéric Weber. Ah ! Comme j’aime son rire, son indépendance d’esprit, son courage, sa dignité, sa force, sa créativité, sa peinture merveilleuse ! Il est mort mais c’est comme s’il soufflait encore des choses à mon oreille. Par ce récit, qu’il avait lui-même écrit ( je n’ai fait que mettre en forme) il est aussi encore vivant. Que son expérience puisse donner espoir en l’humain, à l’image de ces femmes russes qui glissaient des carottes à travers les barbelés à un jeune forçat affamé…


PAPI
Mon grand-père alsacien Marcel Frédéric Weber

Je me rendis aux Russes après avoir appris que Paris était libéré grâce à un tankiste alsacien qui accédait à des informations par radio. Je me disais alors que la guerre allait bientôt se terminer. La sixième armée dont je faisais partie de façon involontaire était engagée dans de violents combats en Bessarabie (région aujourd’hui partagée entre la Moldavie et l’Ukraine). Je décidai de me protéger dans un trou et de laisser passer le déluge d’artillerie. Puis, la situation s’étant calmée, je me risquai à sortir la tête pour voir comment se présentait la situation. A cinquante mètres de moi, je vis un Russe qui lui aussi observait le champ de bataille. Il me fit signe de venir. C’était un Blanc. Habituellement, en face de nous, il y avait des Asiates. Je répondis à son signe et courus les mains en l’air jusqu’à lui. Je compris alors qu’ils étaient trois. Ils me fouillèrent sommairement puis m’envoyèrent à l’arrière où d’autres me prirent en charge. Ils braquaient constamment sur moi le canon d’un M. P. Lire la suite