« Qui est là ? – La Mort ! » 10 révélations spirituelles #Victor Hugo

Dans son fameux Livre des tables, Victor Hugo, avec famille et amis, retranscrit sous forme de procès-verbaux les dialogues qu’ils ont eu la chance d’avoir avec des esprits comme la Mort, l’Ombre du Sépulcre, Mozart, Shakespeare ou Molière (pour ne citer qu’eux). Le XIXème siècle s’était passionné par les tables tournantes et la venue d’une certaine madame de Girardin sur l’île de Jersey où Hugo s’était exilé a fait basculer sa vie en même temps que la table.

Hugo considérait ce livre comme une nouvelle Bible dont l’enseignement prolonge ceux de Moïse, du Christ, de Mahomet, de Bouddha, des chantres de l’Hindousime et des courants chamaniques. Ce livre regroupe toutes les Vérités annoncées par les grandes religions de ce monde et les Vérités qu’avaient pressenties les groupes humains tribaux.

Voici en résumé 10 révélations essentielles de ce livre de 800 pages :

  1. Les pierres, les animaux, les végétaux et les humains ont une âme.
  2. Cette âme est éternelle.
  3. Nous avons tous quelque chose à accomplir sur Terre, nous avons choisi de nous incarner dans un but précis. Cette mémoire nous est effacée à la naissance afin de nous offrir une entière liberté.
  4. De la même façon que l’on choisit de s’incarner, ce livre affirme la réincarnation à plusieurs reprises.
  5. Après notre mort physique nous rejoignons notre famille d’âmes et nous ne cesserons de nous élever. L’atmosphère qui nous accueille correspond à notre qualité d’âme à la fin de la vie. Certains morts sont malheureux, d’autres sont dans l’extase. Les âmes qui se sont aimées sur terre se reconnaissent et se fondent l’une dans l’autre.
  6. Nous ne connaîtrons la Vérité suprême qu’au moment de notre mort terrestre. De même pour la Liberté.
  7. Nos morts nous voient et nous protègent. Penser à eux en bien leur procure de la joie. La télépathie suffit.
  8. Les morts peuvent nous parler en songe ou à travers différents supports dont un trépied léger (comme celui qu’utilisait Victor Hugo).
  9. Le langage ne peut nous révéler tous les mystères. L’humain doit douter, cela fait partie de notre condition, il faut se résoudre à l’accepter.
  10. La souffrance de l’Homme naît de son incapacité d’aimer. or, nous n’avons qu’un seul but : aimer. Aimer le caillou, aimer la plante, aimer l’animal et aimer l’Homme, aimer le vent et les océans, les morts et les vivants, l’univers entier.

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Extrait ⇒ Révélation de l’Idée : « D’abord, les créatures des mondes punis ne sont pas absolument libres. […] La liberté c’est le Paradis, la liberté c’est le grand coup d’aile de l’éternité dans l’infini. Être libre c’est être heureux. L’échelle du châtiment a pour degrés la proportion de l’affranchissement. Le caillou est plus esclave que la bête, la bête est plus esclave que l’homme, l’homme est plus esclave que l’esprit. le châtiment commence à la racine et finit au parfum. Le châtiment commence à l’ongle et finit à l’aile. Le châtiment commence à la pierre et finit à Dieu. »(Hugo, Le Livre des Tables, Folio Classique, Gallimard, 2014, p. 448).

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©A. Scheele novembre 2018

La banquière en coupé-décalé

La banquière c’est sûr, elle a déjà réglé ses obsèques. Elle est là, toute moisie, toute puante derrière son bureau Ikéa. Je suis encore en retard mais j’arrive même pas à m’excuser tellement je me sens mal : l’atmosphère fausse et froide, les néons, les prospectus, la thune sans thune partout. Bref moi si je rapplique dans une banque c’est juste pour avoir de la thune justement.

« Voilà, j’ai besoin de 7000 euros madame Harpagon s’il vous plait, oui je sollicite ce prêt chère madâââme pour… » Lire la suite

Un Alsacien prisonnier de guerre en Russie de Marcel Frédéric Weber – Récit –

Ce récit raconte la détention de mon grand-père alsacien, enrôlé de force dans l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale alors qu’il n’était qu’un tout jeune homme. Envoyé sur le front russe, il est fait prisonnier puis emmené dans un camp de travail, à Tambow, au sud-est de Moscou. Ce qu’il raconte est difficile bien sûr car il relate les privations, la cruauté, la bêtise sans fond de l’espèce humaine mais c’est aussi un récit de dignité et de courage qui peut parler à chacun aujourd’hui. C’est un pan de l’histoire, celui des « Malgré-Nous », ces Alsaciens, Lorrains et Luxembourgeois qui furent obligés de se battre dans le camp ennemi.

J’ai toujours admiré mon grand-père pour son sens de l’humour et la façon qu’il avait de se moquer gentiment des idiots. Avec lui, je me sentais toujours en sécurité, ma petite main dans la sienne, grande et chaude. Souvent il me donnait des leçons de vie. Par exemple, une fois, à Mulhouse, devant la prison, il m’a dit : « Tu vois ce mur ? Dis toi bien qu’il y a toujours un moyen de le passer… » Il m’a offert la liberté et la liberté d’esprit…Merci Marcel Frédéric Weber. Ah ! Comme j’aime son rire, son indépendance d’esprit, son courage, sa dignité, sa force, sa créativité, sa peinture merveilleuse ! Il est mort mais c’est comme s’il soufflait encore des choses à mon oreille. Par ce récit, qu’il avait lui-même écrit ( je n’ai fait que mettre en forme) il est aussi encore vivant. Que son expérience puisse donner espoir en l’humain, à l’image de ces femmes russes qui glissaient des carottes à travers les barbelés à un jeune forçat affamé…


PAPI
Mon grand-père alsacien Marcel Frédéric Weber

Je me rendis aux Russes après avoir appris que Paris était libéré grâce à un tankiste alsacien qui accédait à des informations par radio. Je me disais alors que la guerre allait bientôt se terminer. La sixième armée dont je faisais partie de façon involontaire était engagée dans de violents combats en Bessarabie (région aujourd’hui partagée entre la Moldavie et l’Ukraine). Je décidai de me protéger dans un trou et de laisser passer le déluge d’artillerie. Puis, la situation s’étant calmée, je me risquai à sortir la tête pour voir comment se présentait la situation. A cinquante mètres de moi, je vis un Russe qui lui aussi observait le champ de bataille. Il me fit signe de venir. C’était un Blanc. Habituellement, en face de nous, il y avait des Asiates. Je répondis à son signe et courus les mains en l’air jusqu’à lui. Je compris alors qu’ils étaient trois. Ils me fouillèrent sommairement puis m’envoyèrent à l’arrière où d’autres me prirent en charge. Ils braquaient constamment sur moi le canon d’un M. P.

Entre-temps, d’autres soldats ayant remarqué qu’on ne m’avait pas tué, vinrent nous rejoindre ; nous formâmes un groupe d’une trentaine d’individus. On nous rassembla tous dans la cour d’une ferme, toujours avec les mains sur la tête. C’est à ce moment là que je réalisai que nous étions considérés comme des êtres extrêmement dangereux. Ils nous fouillèrent encore et nous enlevèrent notre « Soldbuch » (livret militaire). Nous n’étions désormais sans plus aucun papier.

Ce récit est en vente sur Amazon en cliquant ci-dessous :

Ce livre est disponible en e-book ici 

Première de couverture
Un Alsacien prisonnier de guerre en Russie

©Anna Scheele


Sur le camp de Tambov, où était mon grand-père, voici un livre très complet : La tragédie des Malgré-nous de Pierre Rigoulot.

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Un livre bien documenté sur les « Malgrés-Nous » auquel mon grand-père a participé.

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