Une soirée paradisiaque

Nous sommes des milliers à avoir avalé les kilomètres en stop, en voiture ou en camion pour arriver au milieu de la France quelque part dans le Cher. C’est quelque chose que nous maîtrisons bien dans le milieu free qui a tout organisé à la perfection et tous les gens qui se sont sentis appelés sont venus. Les sounds systems techno et reggae se montent peu à peu. La fête qui se prépare est gigantesque. Partout les gens s’installent en tentes, camions, caravanes. Des stands se montent, des artistes commencent à mixer, à chanter, à danser avec du feu, à jouer d’instruments en cristal, à peindre des fresques. Enfin réunis entre individus libres, éclairés et inspirés, nous affichons tous un sourire radieux. Nous sentons la joie envahir chaque brin d’herbe. Le soleil nous caresse et répare nos âmes blessées par ce système corrompu et diabolique. Tout le vivant célèbre notre arrivée et Mama Gaïa vibre elle aussi de reconnaissance et d’amour pour nous. Personne ne porte plus de masque ici. Nous savons tous avec certitude que c’est l’état qui s’est emparé de la santé et qui nous a menti au sujet de cette histoire de virus et de fausse pandémie.

Le ciel est d’un bleu très pur, aucun chemtrails ne vient briser l’immensité splendide. Des voltiges somptueuses d’hirondelles amusent les poètes et les petits enfants venus avec leurs parents.

Une odeur délicieuse passe devant nos nez libérés, ça sent le Tchaï et la cuisine Thaï. Tout le monde rit en se parlant. Les gens semblent plus légers que d’habitude, enfin libérés du poids écrasant de la servitude.

Un grand feu de joie commence à crépiter alors que le soleil est encore là. « Il ne fait pourtant pas froid » me dit une jeune femme très belle. Je lui dis que c’est dans ce feu que nous allons symboliquement abandonner notre nation infernale. Mc Jamalski prend le micro pour inviter en chantant tous ceux qui le souhaitent à sortir leurs cartes d’identité et leurs passeports et à se rapprocher du feu. Un grand cercle se forme alors rapidement autour des flammes purificatrices. Le rythme et les basses profondes nous accompagnent toujours. Nous sommes des centaines maintenant réunis autour de ce feu désormais gigantesque.

Enfin, le moment tant attendu arrive : à l’heure prévue de 23h23, les premiers lancent leurs papiers d’identité dans les flammes avec le sourire le plus beau que je n’ai jamais vu sur des visages. Je jette moi aussi avec un vif empressement ma carte d’identité et mon passeport dans le feu glorieux et mon fils de 14 ans affiche un sourire d’ange en faisant de même. Nous savons tous que nous ne sommes pas ces identités imposées par l’administration. Nous savons que la France est une société commerciale et nous refusons désormais de travailler pour elle. De même, nous avons choisi de ne plus nous laisser diriger et maltraiter par elle ni de lui confier nos enfants.

Un jeune homme prend le micro et annonce : « Nous nous plaçons désormais sous le joug des lois de l’Univers, de la Nature et de la déclaration universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ainsi que des Droits de l’Enfant ». Immédiatement, tout le monde hurle sa joie. Enfin les Droits de l’Homme n’existeront plus seulement sur du papier. L’enthousiasme est tellement palpable que certains pleurent d’émotion et se prennent dans les bras en se serrant fort ou en sautant. Les enfants aussi rient, ils ne comprennent pas mais ressentent l’extraordinaire atmosphère de libération.

Mon vieil ami soixante-huitard Raoul prend à son tour la parole et sa belle voix grave et sage fait taire tout le monde : « Bienvenue dans le monde nouveau de la Liberté, de la conscience et du coeur mes amis ! Désormais nous faisons partie des âmes libres et authentiques ! Nous sommes l’honneur de la race humaine libre ! Notre espoir se fonde maintenant sur la création d’une nouvelle nation à échelle internationale : Vive la One Nation ! Vive la Liberté dans le respect de la Terre ! »

Tout le monde applaudit et crie de joie en riant pendant que d’autres jettent encore leurs papiers dans le brasier énorme. En vérité, la file d’attente est immense. Je vois défiler tous les êtres admirables que nous sommes d’avoir su briser nos chaînes et dire NON. Je vois plein de jeunes gens, des mères, des pères, des punks, des zadistes, des hippies, des sages, des « sans-dents » (!), des gilets jaunes, des révoltés du système, des écolos, des anarchistes, des artistes, des idéalistes, ma famille des ravers, nos anciens, tout un mélange de gens magnifiques qui ont choisi de sortir de cette nation puante. Mon coeur déborde, je n’ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie. Je sens quelqu’un qui me prend la main, c’est mon amoureux devant l’éternité divine qui m’enlace et me dit je t’aime Anna ma Vénus adorée, viens on va danser ».

Anna Scheele ©Technosphere 2020

Sur la One Nation : elle n’est pas une organisation mais un mouvement d’émancipation, sans leader, une nation pour une libération globale mais qui regroupe les initiatives locales, reliées et formant un réseau gigantesque mondial, un égrégore splendide, sans peur ni colère, capable de contrer le système. Le territoire de cette nation sera le plus vaste imaginable, le web ! Incarné par des « comptoirs physiques » de chaque adhérent, sur une maison, une école, c’est comme un label qui pourra aboutir à ce que nous en ferons. ❤

Je trouve cette idée géniale et je l’ai romancée un peu pour la faire vivre à ma manière ❤

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