Le Labo (Partie 3) : L’or qui se révèle, suite du récit alchimique

Dans la partie 2, un vinyle atterrissait dans le soleil comme un oracle.

Happy Days d’un côté. Deconstruction de l’autre.

On ne peut plus lire le texte et désormais un petit pissenlit a poussé au centre, la déconstruction est bien en cours.

Je savais alors qu’une suite allait s’écrire. Que la déconstruction appelait forcément d’autres révélations.

C’est l’esprit qui écrit.

Toujours avant moi et tout a commencé ce soir.

Juste avant que j’écrive cette troisième partie.

Par un nom, une entreprise hollandaise : Phipower.

Ils viennent d’accepter notre partenariat pendant que j’écris cet article et bien sûr…ils sont hollandais, comme le nom Scheele ! Pas de hasard !

Ils fabriquent un appareil de thérapie par fréquences dans la lignée de Royal Rife et Hulda Clark, deux références au cœur de mon travail de thérapeute.

C’est en cherchant à rejoindre leur programme d’affiliation que j’ai réalisé…

Phi.

La lettre grecque.

Le nombre d’or.

1,618.

Ce rapport « divin » que l’on retrouve dans les spirales des coquillages, dans l’ADN, dans les proportions du corps humain, etc.

Power.

Le pouvoir.

Phipower.

Le pouvoir de l’or. On revient sur la thématique de l’alchimie !

Phi est partout dans ma vie depuis toujours.

Ces spirales que je dessinais intuitivement sur des tentures il y a vingt ans. Cette verticalité créée dans mon jardin sans savoir que c’était un principe alchimique. Ce nombre d’or qui structure la nature.

Et leur logo contient un yin yang sublimé, les contraires en équilibre parfait.

Ce symbole, je le retrouve partout chez moi.

Dans mon extracteur de jus. Gravé en doré sur une petite boîte en bois rapportée d’Inde, dans mon respect pour le Taoïsme, etc.

💥 Autre éclaircissement : je m’appelle Anna Scheele.

Un pseudonyme choisi à dix-neuf ans dans un roman d’Agatha Christie, Rendez-vous à Bagdad, pour une espionne élégante.

Rien de plus. Enfin, c’est ce que je croyais.

Ce soir, j’ai regardé la couverture de ce livre autrement.

Fond jaune or.

Un scarabée géant en plein centre.

Une toile d’araignée en spirale au bas de la page, comme un mandala, comme le nombre d’or.

Des taches de sang rouge, couleur de la Rubedo.

Un avion, un bateau, l’appel du large.

Et en bas à droite, manuscrit : Anna Scheele.

Et au milieu de tout ça : un immense point d’interrogation.

Mon nom était déjà là, posé sur l’or, à côté du scarabée sacré, sous un point d’interrogation géant.

Avant même que je sache qui j’étais.

Avant même que je sache où j’allais.

Je frissonne en écrivant cela.

Je suis née l’année de la mort d’Agatha Christie.

Christie.

On y entend Christ.

Selon la gnose, le Christ n’est pas un homme mais un principe, l’esprit pur qui a percé une brèche dans ce gigantesque mensonge matriciel pour montrer qu’on peut en sortir !

C’est précisément ce que je cherche.

Et ce que j’accomplis.

L’un de mes logos

Je ne savais pas alors que Carl Wilhelm Scheele était l’un des plus grands chimistes du 18ème siècle, découvreur de l’oxygène.

Je ne savais pas que Johann Scheel est considéré comme le père fondateur de la naturopathie.

L’inconscient, lui, savait déjà ce que je deviendrai.

Après plusieurs années à ramer dans ma pratique naturopathique démarrée en plein délire « coronavirus », à écrire, transmettre, créer des protocoles dans l’ombre, à composer des fréquences thérapeutiques et publier le seul livre français sur la résonance de Schumann, c’est maintenant que l’or se révèle.

ImmunoPur qui se vend. Phipower qui arrive. Le blog qui atteint 300 000 lecteurs.

Scheele le chimiste explorait les mystères de la matière dans ses laboratoires.

Et moi, sans le savoir, je faisais la même chose : purifier les corps avec mes protocoles. Élever les consciences avec les fréquences.

Même lignée. Même quête.

L’or était dans le nom depuis le début.

Mais il y a plus troublant encore.

Mon protocole de santé naturelle, celui que je propose pour purifier le terrain, éliminer les parasites et renforcer l’immunité, je l’ai toujours écrit ainsi : ImmunoPur.

Avec le I du début et le P majuscule au centre.

Ce n’est que ce soir, en écrivant ce texte, que je vois ce que j’avais encodé sans le savoir.

immunO…puR.

Le O. Le R.

OR PUR.

Le résultat final du Grand Œuvre.

Inscrit là.

Depuis le début.

Dans mon propre protocole.

Sans que je le sache.

Et ces mêmes majuscules.

Le I et le P.

Retournés : PI.

3,14159 qui rejoint 1,618 le nombre d’or

Le cercle infini enfermant qui cotoie la spirale évolutive.

Phipower qui rejoint ImmunoPur.

Tout se referme sur lui-même comme un ouroboros. L’ouroboros, ce serpent qui se mord la queue, est l’un des symboles les plus puissants de l’alchimie. Il représente le cycle infini, la totalité, le temps qui se referme sur lui-même. Jung y voyait l’archétype fondamental du processus d’individuation : l’intégration de l’ombre, la réconciliation des contraires, l’assimilation de ce qu’on refusait de voir en soi.

Mais l’ouroboros n’est pas qu’un symbole de continuité. Pour les alchimistes, il était aussi l’obstacle ultime. Le briser, c’était atteindre l’immortalité. Sortir du cycle. Se libérer de la répétition. Ce qui est précisément mon but ultime !

Et la Prima Materia, la matière première de tout le Grand Œuvre ?

Les alchimistes les plus lucides l’avaient compris depuis longtemps.

C’est l’humain lui-même.

Je n’avais pas cherché cela.

Je ne le savais pas.

C’est tombé ce soir, d’un coup.

Comme tous les signes dans ma vie.

Je reprends ce texte le lendemain, je tourne la tête et bien sûr je vois le nid de PIE ! Correspondance sonore, vibratoire parfaite

En alchimie, le Grand Œuvre traverse trois grandes phases.

La Nigredo, dissolution et putréfaction, le face à face avec l’ombre.

L’Albedo, purification, remontée vers la lumière.

Et enfin la Rubedo, la phase finale, rouge comme le feu, rouge comme le sang, rouge comme la vie qui triomphe.

C’est l’obtention de l’or pur.

Et Rubedo ressemble à rubis.

Et j’ai un rubis.

Monté sur une petite bague d’enfant, au milieu de très peu de bijoux.

Un rubis offert par ma mère, que j’ai gardé malgré tout, malgré la rupture nette et définitive que j’ai dû opérer il y a quelques mois avec elle.

La bague en or, elle, est brisée.

Le rubis, lui, est intact.

Ma mère m’a offert sans le savoir le symbole de ma propre Rubedo.

En face d’elle, mon père.

Cap Sizun, Finistère sud, le bout du monde occidental, un homme intellectuel, rigoureux et silencieux, qui cherche parfois de l’or dans les ruisseaux bretons.

Il en trouve souvent et j’ai de vraies paillettes dans un tube à essai, toujours sur mes étagères aujourd’hui.

L’Atlantique contre le Rhin.

Deux pôles opposés qui m’ont fabriquée.

En alchimie, les noces alchimiques désignent l’union de l’âme et de l’esprit.

Mes parents ne le savaient pas.

Mais c’est exactement ce qu’ils ont accompli en me faisant.

Et c’est ce que j’accomplis moi-même en ce moment.

Moi, AnnA, née au centre.

Point de jonction.

Pont vivant entre deux mondes.

À Maison-Laffitte d’abord, puis à Pierrelaye.

Pierre, la matière brute, le point de départ alchimique.

Laye, on entend le laid, la laideur.

Et là je dois m’arrêter.

Pierrelaye a reçu pendant plus d’un siècle les boues et les eaux d’égout de tout Paris.

Victor Hugo lui-même avait nommé cet endroit l’or-fumier.

La fange absolue qui contient de l’or en puissance.

C’est là que j’ai grandi.

Littéralement dans la Nigredo de tout un peuple.

J’habitais au 77, rue Victor Hugo.

Au fond d’une impasse.

Après ma maison, il n’y avait plus rien.

Qu’un immense mur gris.

Le 77.

7 + 7 = 14.

Le nombre d’années que j’allais passer dans le Labo.

Je n’avais jamais fait ce calcul avant ce soir.

Autre chose de très symbolique : dans ma chambre bleue d’enfant, la nuit, des scarabées sortaient d’un trou dans le faux plafond.

Ils me terrifiaient.

Je fuyais dormir sur le fauteuil du salon, dans le froid.

Ce que je ne savais pas.

Le scarabée est Khépri dans l’Égypte ancienne, le dieu du soleil levant, de la renaissance, de la transformation.

Celui qui roule la boule de fumier pour en faire de la lumière.

Et Jung.

Le plus célèbre exemple de synchronicité de toute l’histoire de la psychologie implique précisément un scarabée d’or.

Les scarabées de mon plafond n’étaient pas des insectes.

Ils étaient des messagers.

Et la couverture du livre où j’allais trouver mon nom quelques années plus tard en portait déjà un.

Géant. Doré. Au centre.

Sur les murs de cette même chambre bleue : un papier peint couvert de papillons bleus.

Partout.

Rien d’autre.

Bleue comme la chambre de Merlin aujourd’hui au Labo.

Le papillon, symbole universel de métamorphose.

Et le bleu, couleur de l’esprit, de la conscience, du passage vers les plans subtils.

Les murs de mon enfance étaient couverts de l’image de ce que j’allais devenir.

Je ne l’avais jamais réalisé avant ce soir.

Et ces papillons, je les fabriquais aussi.

Je passais mon temps à plier des accordéons de papier, des pages arrachées à des magazines de mode, pour créer des papillons de toutes les couleurs.

Mon père, le cadre supérieur rigoureux, le mathématicien sérieux, en avait épinglé dans son bureau de banquier.

L’homme de chiffres qui accrochait les papillons de sa fille. Et devinez ce qu’il fait cet après midi de 2026 pendant que j’écris ces lignes ? Il est invité dans une école pour expliquer aux enfants le processus de transformation du papillon grâce à ses belles photos de naturaliste !

L’or-fumier de ma ville d’enfance contenait déjà la beauté.

Moi, AnnA, Balance ascendant Scorpion.

La Balance qui cherche l’harmonie parce qu’elle a connu le chaos.

Le Scorpion qui descend aux enfers non pour y rester mais pour en ramener de l’or.

Ces deux signes en tension permanente, et entre eux une vie entière consacrée à transmuter les contraires en cohérence.

J’ai été mise en internat à 10 ans, arrachée à mon monde.

J’étais douée, il n’y avait pas de bon lycée autour.

C’est ce qu’on m’a dit.

J’ai vécu ça comme un abandon.

Et j’ai survécu avec trois choses : la littérature, la musique, et l’horizon de l’océan que j’allais retrouver chaque été au Cap Sizun chez mon père.

Depuis ce cap, je regardais l’Amérique sans savoir encore ce que cela signifiait.

Ces trois choses m’ont sauvée.

Et elles sont devenues exactement ce que je suis : auteure, compositrice, et quelqu’un qui appelle le large.

Parce que oui, j’appelle le large.

Le Labo a accompli sa fonction.

Quatorze ans d’athanor, de transmutation, de purification.

Sur mes étagères trônent encore les petits coffres au trésor Playmobil de Merlin, semi-ouverts.

Ni fermés ni grands ouverts.

Et un splendide petit coffre en bois turquoise rapporté d’Inde, tapissé de violet à l’intérieur.

Je réalise ce soir que le violet est précisément la couleur de la transmutation spirituelle en alchimie, la fusion du rouge et du bleu, le feu et l’esprit réunis.

Je frissonne en écrivant cela.

En prime, à l’entrée de la maison, cette immense tenture exotique, majoritairement violette, avec deux perroquets rouges.

À côté, le tube de paillettes d’or initialement offert à Merlin mais oublié ici.

L’or circule dans ma lignée sans que personne ne l’ait vraiment nommé avant aujourd’hui.

Trois générations.

Un mental rigoureux qui cherche de l’or dans les ruisseaux.

Un enfant alchimiste qui fabrique des parfums à cinq ans.

Et moi, entre les deux, qui transmute les fréquences et les corps depuis le Labo.

Et hier, « comme par hasard », j’ai retrouvé trois épées de Merlin.

Une en bois fabriquée par un ami, David, qui ressemble exactement à une spatule.

Une épée laser de Star Wars qui s’illuminait et faisait un bruit d’épée, aujourd’hui en piteux état.

Et une troisième en bois au manche bleu, cassée.

Toutes trois abîmées, usées, brisées.

En alchimie et dans la tradition ésotérique, l’épée tranche le mensonge matriciel, dissout l’ego, balaie l’orgueil et ouvre la porte de l’autre monde.

Et la spatule de David, outil du même métal, blesse et guérit à la fois.

Tuer et ressusciter. Détruire et régénérer. Mortifier et transcender.

Trois épées brisées de l’enchanteur Merlin, restées chez moi.

Comme un legs initiatique.

La bataille intérieure accomplie.

L’ego dissous.

Le mensonge matriciel tranché.

Et puis il y a Albi.

Mon chat.

Albert de son vrai nom.

AL = Dieu dans les langues sémitiques.

Albus = blanc en latin, couleur de l’Albedo, la phase de lumière et de purification.

Albi est arrivé dans ma vie exactement au moment où Merlin la quittait pour voler de ses propres ailes.

Je n’avais pas fait le lien avant ce soir.

L’enchanteur parti, la lumière blanche est venue mais il était blessé, maltraité par un maître stupide et je l’ai rétabli.

Attendez, ce n’est pas fini ! Sur ma bibliothèque presque vide, épurée à force de trier le bon grain de l’ivraie, j’ai placé récemment un miroir que ma mère m’avait donné.

Je l’ai repeint en vert.

Il ressemble à un grand soleil.

Je l’ai mis tout en hauteur, devant une lampe, pour qu’il rayonne.

Et là je me fige.

Soleil Vert.

Le film.

Je viens de réaliser.

Cette dystopie qui dénonce la grande supercherie du monde, l’humanité emprisonnée dans le mensonge matriciel qui ignore la vérité sur ce qu’elle consomme.

C’est exactement ce dont je parle depuis des années.

Et c’est ce miroir soleil vert repeint de mes propres mains que j’ai placé au sommet de tout, face à la lumière.

Sans le savoir.

Le vert en alchimie c’est le vitriol, principe de transformation profonde.

V.I.T.R.I.O.L : Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem.

Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée.

Et juste à côté, sur cette même étagère : Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.

Un livre que j’ai depuis l’enfance

V.I.T.R.I.O.L mis en roman.

Je frissonne, chers lecteurs.

Je frissonne vraiment.

Rien de tout cela n’a été prémédité.

Je le découvre maintenant, en temps réel, à chaque objet remarqué, à chaque nom relu autrement.

Tout est là depuis toujours.

Et tout se révèle maintenant.

Ce vinyle lancé comme un frisbee avait tout prédit.

La déconstruction était la dernière étape avant la Rubedo.

Ce qui émerge c’est l’or.

Celui qui était caché dans les noms, dans les lieux, dans les lignées.

Dans les coffres semi-ouverts.

Dans un tube à essai breton.

Dans les lettres d’un protocole écrit dans l’ombre.

Dans les scarabées d’une chambre bleue d’enfant.

Dans les papillons bleus d’un papier peint de banlieue.

Dans trois épées brisées.

Dans un miroir vert repeint face à la lumière.

Mais il y a un or que personne ne voit et que personne ne peut prendre.

Celui qui ne figure sur aucun tableau périodique.

Qui ne se fond pas.

Qui ne se brise pas.

Mon double solaire.

Ma substantifique moelle.

Mon esprit.

Cet or-là se révèle quand on dégage les déchets.

Les pensées parasites.

Les mémoires douloureuses.

Les parties souffrantes de soi que l’on a portées trop longtemps.

Ce que j’ai fait, consciemment ou non, pendant quatorze ans dans ce Labo.

L’esprit ce n’est pas une abstraction.

C’est vivre l’instant.

C’est agir.

C’est sortir de son inertie.

C’est se révéler à soi-même et au monde, dépouillé de tout ce qui n’est pas soi.

C’est percer sa propre brèche dans le mensonge matriciel.

L’alchimie ne se fait plus autour de moi.

Elle se fait en moi.

Je ne transforme plus une matière extérieure.

Je suis la matière.

C’est l’une des voies alchimiques les plus difficiles.

L’alchimie humaine.

Cet or-là était là avant le Labo, avant les synchronicités, avant les signes.

Il est la source de tout le reste.

Je ne sais pas encore où je vais.

Ce point d’interrogation géant sur la couverture d’Agatha Christie correspond parfaitement à mon incapacité à déterminer une destination fixe.

Je tourne.

Entre plusieurs pays.

Entre plusieurs vies possibles.

Et c’est peut-être exactement là où je dois être.

Dans le mystère.

Dans le prochain virage qui ne se révèle que quand on avance. Je m’attends à tout, y compris à changer de dimension ou même à rester là dans une autre vibration, un autre moi

Les coffres sont en train de s’ouvrir.

Et l’or qui en sort n’est pas une métaphore.

C’est simplement ce que je deviens.

Bientôt une partie 4.

AnnA Scheele ©Technosphere, mars 2026


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« Ajustement Supramental – techno TRIBE – Anna Scheele freestyle mix

conscience #supramental #evolution #nouvellehumanité #inspiration

Pour l’être mental inconscient, le monde matériel est un plan de vie où le matériel offre les possibilités d’expérience sujettes à“renforcir” l’ego, à le flatter ou à le faire pleurer. Pour l’être surmental, une division commence à se définir entre sa vision de la vie antérieure et de la vie présente, qui commence à se définir selon un mode d’intelligence autre que le rationnel, mais qu’il n’est pas capable encore de discerner parfaitement mais qui, néanmoins, lui semble réel.
L’être surmental doit encore obéir à certains instincts naturels chez lui, tels que la peur, la douleur de la souffrance morale, l’insatisfaction avec lui-même. Ceci le fait souffrir car il rattache ses expériences à son émotion, et il commence à voir jusqu’à quel point l’émotion joue un grand rôle dans sa vie. Il réalise, par contre, qu’il avance vers quelque chose encore trop intangible. Mais l’âme, l’être psychique, est là qui se fait de plus en plus sentir, de sorte qu’à un certain moment, l’être surmental se sent bien, mais pas suffisamment bien pour ne pas avoir à se sentir bien. Il y a encore chez lui un désir d’être bien, et ce désir provient de l’insatisfaction grandissante qu’il sent envers la vie, telle qu’elle est vécue sur la Terre, bien que lui-même commence à s’en libérer intérieurement.
L’être supramental voit et connaît la vie telle qu’elle est sur la Terre. Et ce n’est que de l’intérieur qu’il vit, c’est-à-dire qu’il se nourrit, l’extérieur n’étant qu’une condition qu’il veut bien vivre pour le besoin d’une cause ou d’une autre, mais ce n’est plus la vie de la Terre matérielle qui le remplit. C’est lui qui donne à la vie matérielle la couleur dont elle a besoin, afin de lui permettre de s’exécuter créativement sur ce plan pour lequel il n’a aucun appétit astral.
L’être supramental, vit que dans l’intelligence pure, c’est-à-dire dans la compréhension des limites de la matière à tous les points de vue, et ne conçoit la valeur de la vie humaine que dans le cadre de la maîtrise des lois de la nature. Il ne peut, quelle que soit la valeur matérielle de la vie, lui rattacher une importance autre que celle dont il connaît la grandeur réelle, c’est-à-dire la descente de l’esprit dans la matière, afin que celle-ci obéisse aux lois de l’Homme perfectionné. Pour lui la vie matérielle est là, et il doit la vivre selon les lois de son propre esprit. De sorte qu’il n’en soufre pas s’il ne doit pas en souffrir. Mais les questions sur la vie, pour lui, n’existent plus, car il en a instantanément les réponses s’il dirige son regard vers l’infini de l’intelligence supramentale en lui. Il ne cherche plus à s’accorder à la vie, elle doit s’accorder à lui, car il est maintenant maître de sa vie. Et sa vie est sous le contrôle de sa volonté et sous le regard de son intelligence. L’énergie de l’âme ne peut plus nourrir en puissance le mental de l’Homme, et le pont entre le surmental et le supramental semble long et difficile, sinon inatteignable. Long il est, car l’Homme a trop longtemps servi les forces de l’ego ; long il est, car l’Homme a perdu contact avec lui-même ; long il est, car l’Homme est un être dominé mais qui ne domine pas. Dès qu’il a l’occasion de dominer en lui-même l’illusion qui l’infirme, il craint, il doute, il questionne. Sa vie est tellement loin du réel qu’il n’ose s’imaginer que lui peut seul la transformer, lui donner sa direction, lui donner sa couleur.
La distance entre l’être supramental et l’être surmental est calculée selon le “millage” (Distance comptée en milles ou miles) émotif de ce dernier. C’est par l’émotion que se calcule la distance entre l’intelligence pure et l’intelligence grandissante de l’être surmental. C’est pourquoi ce dernier ne peut comprendre parfaitement la dimension de l’être supramental, même si ce dernier lui parle parfaitement. C’est dans sa démarche seul à travers la forêt de ses émotions, de ses illusions, de ses pensées encore subjectives, qu’il comprendra que l’être supramental le regarde venir de loin, et sait s’il avance dans la même direction, ou s’arrête quelque part entre l’intelligence pure et l’intelligence croissante, mais non totalement éprouvée.
L’être surmental convient avec lui-même de beaucoup de choses qu’il ressent. Mais il ne connaît pas encore parfaitement les lois de l’âme, et pour cette raison, les lois de la vie réelle. Il se laisse encore emporter par une foule d’impressions créées par l’âme mais mal comprises par l’ego pour son évolution. Impressions qu’il ne peut pas encore totalement éviter au niveau de l’expérience, car il a encore besoin de transformer son être subjectif et le rendre parfaitement à l’écoute de lui- même, c’est-à-dire, et ceci est important, à l’écoute du vrai lui-même, celui qui l’empêche de souffrir de ce qui est extérieur à lui-même. L’être surmental, dans sa dévotion à son évolution, ne réalise pas qu’il est déjà en évolution, et que ce qu’il doit découvrir, ce n’est pas la ligne de son évolution, mais sa vie réelle qui surplombe l’évolution et la rend grande et belle. L’être surmental s’inquiète trop de son évolution, ceci provient du grand sentiment spirituel qui l’anime et qui fait partie du mouvement de l’âme en lui qui cherche à le rapprocher de lui. Mais l’être surmental doit grandir en intelligence, au-delà de la grande sagesse spirituelle, afin de pouvoir compléter sur le plan matériel ce que l’âme ne peut que commencer sur son propre plan : l’équilibre entre le vrai et le faux. Tant qu’il y a trop de vrai et de faux dans la vie de l’être surmental, il a tendance à se fier ou à se méfier de cette dualité, ce qui retarde son évolution vers le supramental. Car l’être supramental doit être totalement libre du vrai et du faux, afin de pouvoir voir l’utilité de l’un ou de l’autre dans le travail de l’âme sur ses centres d’énergie.
La grande épreuve de l’être surmental est justement cette ascension libre vers les hautes régions de l’intelligence supramentale où le vrai et le faux n’ont plus de pouvoir sur lui, car ils n’ont plus de formes. Autant l’être mental est prisonnier de cette dualité, réduisant ainsi le pouvoir de son intelligence, autant l’être surmental s’en inquiète et en est troublé, autant l’être supramental en est libre.
Une des plus grandes révélations que connaît l’Homme supramental devant la puissance de la lumière est celle-ci : la vie doit être au service de celui qui la vit. Tant qu’elle n’est pas à son service, il n’est pas dans la vie, mais fait expérience de la vie. Et tant que l’Homme fait expérience de la vie, c’est qu’il ne l’a pas comprise. De là ses souffrances, de là sa tristesse. Le rapport grandissant entre l’être surmental et l’être supramental ne dépend que de la souffrance de ce premier selon l’échelle de ses illusions, et l’absence de souffrance de ce dernier selon qu’il a compris parfaitement. Bernard de Montréal 😉