Pourquoi et comment manger des graines germées ?

Les graines germées, symbole de l’alimentation vivante, sont une magnifique source de protéines. Faciles à préparer, peu chères, très digestes crues, elles sont des aliments plein d’enzymes. Elles sont de vraies bombes nutritionnelles qui abondent en vitamines C, A, E, D, K, B et en minéraux (magnésium, calcium, fer, potassium, phosphore…). En plus, elles sont antioxydantes, remplies d’acides aminés et de fibres ! Par ailleurs, elles sont aussi bonnes pour notre Terre. En effet, si l’on compare avec les protéines animales, il faut des tonnes de graines et d’espace pour nourrir des animaux dont on mangera la viande alors que ces mêmes graines auraient suffi à nourrir « un département pendant quelques semaines… » (Nelly Grosjean, La cure zen détox aromatic, éditions 5mn, 2016).

Les Esséniens, peuple fascinant sur lequel j’affine mes connaissances afin de vous proposer un article sur eux, consommaient des graines germées il y a plus de 2000 ans et ceux qui ont entendu parler d’eux savent à quel point ils étaient évolués…

En tant qu’énergéticienne, je peux ressentir, rien qu’en voyant les graines germées, l’immense potentiel et bénéfices qu’elles nous apportent.

Quelles graines choisir ?

Le quinoa est enfantin à faire germer au fond d’une passoire en quelques heures ! Vous pouvez aussi faire germer des lentilles, des graines de tournesol, du sarrazin ainsi que d’autres graines comme l’alfalfa, le basilic, la roquette, le fenugrec, le radis, le chou, l’oignon, le brocoli, les petits pois, les haricots mungo, les pois chiches, l’épeautre, le poireau, le fenouil, le chou rouge, le soja…On en trouve dans toutes les biocoop ainsi que sur le net (toujours choisir des graines biologiques !)

Cela permet de varier les saveurs, les odeurs, les aspects.

Quels récipients ?

Il existe 2 types de graines et donc 2 types de germoir :

  • Les graines à mucilage (ou mucilagineuses) : qui deviennent gélatineuses (c’est le mucilage) au contact de l’eau : les graines de basilic, de roquette, de cresson (alénois et fontaine), de lin, de moutarde jaune, de chia, etc. Pour les faire germer, on utilise une coupelle de germination.
  • Les graines potagères que l’on fait germer dans un bocal germoir en verre. Ce bocal dispose de petits trous dans le couvercle afin que la graine dispose d’oxygène et d’un petit réceptacle afin de recueillir l’eau restant du rinçage journalier.
    graines bocal
    Graines d’Alfalfa germées (4 jours après la mise en bocal).

Comment faire ?

C’est simplissime : il suffit de laisser les graines tremper quelques heures dans de l’eau, puis de vider cette eau et de patienter quelques heures / jours (les indications sont sur les paquets de graines et dépendent de chaque variété). Bien les rincer chaque jour pour les graines potagères en bocal et arroser les graines à mucilage en coupelle avec un vaporisateur. Il est préférable de les cultiver dans une pièce claire mais à l’abri du soleil direct, pour qu’elles puissent développer de la chlorophylle. Un enfant en bas âge pourrait y arriver !

Comment les manger ?

Elles se consomment dès que le germe pointe et jusqu’à l’état de petites pousses généralement vertes. Tout se mange, même la racine. Il convient de les rincer une dernière fois avant de les savourer. On peut en manger une seule sorte ou bien les mélanger. Il existe bien des recettes, dont celles de grands chefs étoilés qui s’y sont mis figurez-vous et depuis longtemps ! Elles se consomment de préférence crues afin d’en conserver tous les bienfaits.

Je vais vous expliquer comment je fais en toute simplicité : j’en ajoute à toutes mes salades de crudités et taboulés (de chou-fleur, pas de semoule de blé !) comme si c’était de la salade justement ! J’en mixe avec la soupe (mais crues), j’en incorpore dans la garniture de nos galettes de sarrazin avec un filet d’huile de chanvre et du curry, je fais des omelettes en les ajoutant en fin de cuisson, elles décorent des toasts, elles s’invitent dans des rouleaux de printemps ou des nems, elles s’incorporent à toutes mes vinaigrettes, pâtés végétaux, rentrent dans la composition de sauces, de sandwiches. On peut aussi les broyer dans des jus de légumes ou de fruits. Il existe certainement bien d’autres idées, à vous d’en trouver et de laisser parler votre créativité. graines germées repas

Il n’existe pas, à ma connaissance de dose limite. On peut en manger par cures ou quand on en ressent le besoin. Personnellement, j’en mange tous les jours.

Nul besoin d’acheter les accessoires que vous voyez en photo (achetés en biocoop et sur des sites style germline ou nature et découvertes), on peut très bien les faire nous-mêmes, en évitant le plastique (le bisphénol A). Faire soi-même un bocal à germer

Bonne germination à vous ❤

Amicalement, Anne Marguerite Scheele ©Technosphere 2020

Interview de Merlin, 12 ans : bilan du voyage en Asie

Merlin, tu as passé plusieurs mois sur les routes d’Asie du sud-est. Quel sont les plus grands chocs culturel que tu as vécu ?

Les Bouddhistes qui se baladent dans les rues, les cafards géants et la chaleur.

Est-ce que la France, tes amis, la famille t’ont manqué ?

Non car il y avait tellement de choses à voir qu’on ne vit pas dans le passé.

Cite 3 spécialités culinaires que tu as adoré.

Les cafés au caramel et les rouleaux de printemps du quartier de Sam Sen Road à Bangkok et la nourriture indienne qu’on trouve partout et qui est succulente. Parfois on en avait marre des « soupes de nouilles » (un des plats principaux) car comme on est végétariens on nous les servait avec quelques végétaux. Bref, on s’est tellement régalé chez les Indiens que quand je suis rentré j’ai cuisiné un « Aloo Palak », c’est une spécialité indienne à base d’épinards, de tomates et de pommes de terre.

Cite les aliments d’Asie qui t’ont le plus surpris.

Les larves et les sauterelles en Thaïlande (franchement, ça ne me tentait pas du tout) et les mini poulpes au Vietnam que j’ai goûtés et que j’ai aimés !

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Le retour de l’ail des ours, un alicament savoureux

Aussi appelée ail des bois, cette plante pousse en ce moment, au printemps, dans des endroits sombres et humides, en forêt par exemple. Cet ail sauvage est excellent pour la santé car il regorge de vitamines C et de toutes les propriétés propres à l’ail cultivé, c’est à dire qu’il est l’un des antibactériens les plus puissants.

Mais en plus, l’ail des ours est une plante hypotensive, elle fait baisser la tension artérielle. Elle prévient aussi l’artériosclérose et soulage les fonctions digestives et intestinales.

Accrochez-vous à ce que vous pouvez car ce n’est pas fini : l’ail des ours est aussi un champion qui vous purge des mauvaises graisses accumulées, il est donc aussi utilisé comme amaigrissant ainsi qu’en cure dépurative de printemps.

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Photo LMoonlight pour Pixabay

« Et depuis que des chercheurs hongrois du Central Research Laboratory ont constaté que les extraits par eau et par éthanol de l’ail sauvage peuvent diminuer l’activité des radicaux libres produits par l’organisme, l’ail des ours est désormais reconnu «antioxydant» » (1) Lire la suite