Ciao l’eczéma grâce à la naturopathie

L’eczéma touche une personne sur cinq dans le monde, surtout les enfants (15 à 30% des enfants dans les pays industrialisés). Une consultation en dermatologie sur trois concerne cette inflammation de la peau non contagieuse.

Il existe plusieurs sortes d’eczémas, les 2 plus courantes étant l’eczéma atopique et l’eczéma de contact. Nous trouvons intéressant de lister les différents types d’eczémas car en naturopathie, trouver l’origine d’une pathologie est primordial.

  • L’eczéma atopique : la peau est sèche et elle tire. Cet eczéma peut être à la fois d’origine génétique et allergique : il peut apparaître à cause d’un système immunitaire déficient ou qui surréagit, à cause d’un défaut de la barrière de défense cutanée ou d’un manque de lipides cutanées. De plus en plus, on réalise l’importance de la flore digestive (le microbiote) dans l’atopie. En effet, c’est dans la sphère digestive que se créent les défenses immunitaires. L’atopie ne se manifeste pas uniquement de manière cutanée mais aussi à travers des rhumes, rhinites, conjonctivites et autres allergies alimentaires.
  • L’eczéma allergique de contact : il est dû à une hypersensibilité locale au contact de substances allergisantes comme les caoutchoucs, les métaux, les biocides et les cosmétiques. Cet eczéma apparaît environ 3 jours après le contact mais il peut aussi se manifester des mois ou des années après !
  • L’eczéma dishydrosique : il apparaît sur les mains et les pieds. Son origine est souvent nerveuse mais peut aussi être provoquée par une mycose ou une sudation trop importante.
  • L’eczéma séborrhéique : ce type d’eczéma touche particulièrement le cuir chevelu. Il  provoque souvent des croûtes jaunâtres à cet endroit et des pellicules chez les personnes qui en souffrent. Il peut être lié à des problèmes immunitaires mais c’est le stress qui le favorise souvent.
  • L’eczéma photosensible : une exposition aux UV, même très courte peut provoquer une inflammation du derme. Souvent c’est la prise de certains médicaments, couplée au soleil qui déclenche une crise d’eczéma.
  • L’eczéma nummulaire : il provoque des petites plaques circulaires semblables à des pièces de monnaie. Il s’agirait plutôt d’allergies.
  • L’eczéma impétiginisé : apparaît à cause d’une bactérie, un virus ou un champignon. Par ailleurs, « une personne qui fait déjà de l’eczéma (de n’importe quel type) peut voir ses lésions s’aggraver si elles entrent en contact direct avec une bactérie. Par exemple, cela peut être une bactérie contenue dans l’eau du lac dans lequel on se baigne ». source : e-santé
  • L’eczéma variqueux : apparaît sur les jambes. Il est lié à une mauvaise circulation du sang au niveau des membres inférieurs. Il est parfois accompagné de varices ou d’oedèmes et peut s’infecter si on gratte trop. Il faut aller voir au minimum un dermatologue dans ce cas, voire même un phlébologue. Pour contrer cet eczéma, tout ce qui améliore la circulation sanguine est conseillé : marche (aquatique si possible), vélo et vélo aquatique, aquagym, bas de contention et pieds surélevés en position assise ou couchée.

Le dermatologue prescrit généralement des pommades à base de corticoïdes et des antihistaminiques contre l’allergie. Cependant, cela ne va pas régler le problème de façon durable.

Des pistes de soins au naturel :

Bien sûr, il convient de prime abord de supprimer l’allergène (des tests afin de trouver l’allergène existent) mais aussi tous les produits pouvant irriter la peau : vêtements synthétiques, savons trop détergents, produits parfumés, cosmétiques et crèmes (attention certaines crèmes naturelles sont allergisantes, faire un test au creux du coude).

La prévention par les probiotiques, même pour les bébés

On a vu plus haut que la flore intestinale intervenait dans les mécanismes immunitaires et inflammatoires. Ainsi, en assurant la diversité du macrobiote et en rétablissant l’équilibre des lymphocytes (globules blancs) on obtient de bons résultats. Ce rééquilibrage « se fait progressivement jusqu’à l’âge de deux ans avec de préférences les souches suivantes : lactobacillus rhamnosus (diminution du TNF alpha), lactobacillus acidophilus (moins d’éosinophiles), bifidobacterium lactis et lactobacillus paracasei (pour l’ensemble des réactions allergiques). (Source : Plantes et bien être, n°57, février 2019, p. 3).

La supplémentation en acides gras oméga-3

De la naissance à 6 mois, il est possible de donner au bébé un lait maternisé enrichi en oméga-3 ou d’enrichir l’alimentation de la mère en oméga-3 : poissons gras ou capsules d’oméga-3 « à raison de 1g le soir, 3 fois par semaine. Ensuite, la posologie variera en fonction de l’âge :

  • 70 mg de DHA (un oméga-3 essentiel) par jour de 6 mois à 3 ans ;

  • 125 mg de DHA et 250 mg d’EPA (un autre oméga-3 anti-inflammatoire) par jour de 3 à 9 ans ;

  • 250 mg de DHA et 500 mg d’EPA par jour de 10 à 18 ans et même après.

Que dit la phytothérapie ?

  • Il faut protéger la peau grâce à une alimentation riche en :

– Provitamines A comme le bêta-carotène ou l’alpha-carotène que l’on trouve surtout dans les carottes, les oranges, les brocolis…

– Lutéine et lycopène présents dans les épinards, les kiwis, les tomates, les pastèques, les algues…

  • Il faut drainer les déchets du corps surtout grâce aux reins, au foie et à la peau (à partir de 15 ans et à ne pas faire chez la femme enceinte ou allaitante).

La peau est un organe émonctoriel qui sert à éliminer des déchets organiques, elle est donc, dans une certaine proportion, le reflet de nos souffrances organiques et affectives. Il est donc très utile de ne pas traiter un simple symptôme visible. Nous ne sommes d’ailleurs qu’au tout début des découvertes sur ces liens étonnants entre peau et psychée. Désormais, les recherches sont regroupées au sein d’une même discipline : la neuro-endocrino-psychodermatologie. (cf : ce bon article du magazine Psychologies)

Les plantes drainantes pour les reins sont nombreuses mais la meilleure est sans doute la prêle (Equisetum arvense) car elle est en plus reminéralisante (5 à 8 % de silice organique) ; par ailleurs, elle améliore l’élasticité de la peau et facilite la cicatrisation des peaux ayant souffert de l’eczéma (à utiliser sous forme de poudre totale afin d’être certain de profiter de son excellent silicium). Lire la suite

Les belles pâquerettes transformées en soin pour la peau : comment faire facilement un macérât ?

Cela ne vous crève-t-il pas le coeur de tondre toutes ces belles petites pâquerettes ? Pourquoi ne pas les admirer ou en faire un soin excellent pour la peau ?

D’abord, vous cueillez les plus belles têtes que vous verrez afin d’en remplir les 3/4 d’un pot stérilisé.

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Ensuite, vous recouvrez vos pâquerettes avec une huile bonne pour la peau en général (amande douce, pépins de raisin, olive…) si vous visez un soin collectif ou bien une huile correspondant spécifiquement à votre peau. Si vous ignorez laquelle choisir, je place ici un lien vers un tableau simple qui vous aidera (Vous verrez qu’un choix fabuleux s’offre à vous).

Personnellement, j’ai ajouté de l‘huile d’olive (bio…sinon vous vous étalerez les produits chimiques sur le corps) mais maintenant que je me suis réapprovisionnée en huile de chanvre, j’aurais plutôt ajoutée celle-ci que je trouve divinement bienfaitrice à tous points de vue. (cf. « Pourquoi l’huile de chanvre, c’est de l’or ? »)

Enfin, vous laissez reposer ce mélange au soleil pendant 3 semaines à 40 jours selon l’ensoleillement. Nous sommes en Bretagne, donc je complèterai cet article…dans un bon mois si les cieux le veulent…

Le temps et les rayons se chargent de transformer votre potion en un puissant remède cicatrisant, nourrissant, raffermissant.

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Après la macération, il restera à filtrer ce mélange (à l’aide d’un filtre à café ou d’un tissu) dans un pot stérilisé que vous conserverez bien fermé, au frais et à l’ombre. L’huile d’olive peut rester stable deux ans, donc vous êtes tranquille. Pensez à étiqueter votre produit.

Il existe d’autres façons de réaliser un macérât de pâquerettes, en utilisant des fleurs sèches ou bien le bain-marie au lieu de l’exposition au soleil. Mais je crois aux bienfaits du soleil, aux plantes utilisées fraîchement et au temps qui est parfois un allié…

Avec l’Arnica et le Calendula, la Pâquerette forme le trio des plantes vulnéraires (cicatrisantes), qui étaient très utilisées fut un temps. L’huile de pâquerette est galbante, repulpante, elle tend les tissus cutanés…Elle est utilisée depuis des centaines d’années dans le soin des peaux matures, pour le visage, la poitrine, le ventre (elle est utilisée en soins post-accouchement), la partie lâche des bras, ce que vous voulez !

Votre remède servira donc à régénérer l’épiderme mais aussi à soulager bleus et bosses (elle décongestionne les oedèmes tout en stimulant les vaisseaux sanguins).

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Plus immédiatement, la pâquerette se mange (les feuilles sont par exemple incorporées dans les soupes en Toscane). Bien sûr, elle s’utilise aussi en infusions (aide à l’élimination des toxines, fait baisser la fièvre, favorise l’expectoration) ou en compresses froides également pour soulager une fièvre (imbibées de décoction sur le front) ou des yeux fatigués (elle soulage les inflammations en général).

Voici donc quelques précieuses raisons de ne plus sacrifier sous la lame vos divines « Bellis perennis », belles pour toujours

De mon côté je suis carrément partie loin, j’ai décidé qu’elles rentreraient dans la composition d’une infusion magique pour mon futur Chill Out-Sauna.

Ah ! Si ! Raison supplémentaire : j’ai appris que certains en faisaient un vin, un digestif (Une recette de vin de pâquerettes).

Attention ! Ne la confondez-pas avec d’autres comme la pâquerette des murailles, une autre Astéracée, tout aussi belle, qui pousse sur des murs verticaux et appartient au genre Erigeron.
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Pâquerettes des murailles

Anna Scheele – ©Technosphere 2018