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Le Labo (Partie 3) : L’or qui se révèle, suite du récit alchimique

Dans la partie 2, un vinyle atterrissait dans le soleil comme un oracle.

Happy Days d’un côté. Deconstruction de l’autre.

On ne peut plus lire le texte et désormais un petit pissenlit a poussé au centre, la déconstruction est bien en cours.

Je savais alors qu’une suite allait s’écrire. Que la déconstruction appelait forcément d’autres révélations.

C’est l’esprit qui écrit.

Toujours avant moi et tout a commencé ce soir.

Juste avant que j’écrive cette troisième partie.

Par un nom, une entreprise hollandaise : Phipower.

Ils viennent d’accepter notre partenariat pendant que j’écris cet article et bien sûr…ils sont hollandais, comme le nom Scheele ! Pas de hasard !

Ils fabriquent un appareil de thérapie par fréquences dans la lignée de Royal Rife et Hulda Clark, deux références au cœur de mon travail de thérapeute.

C’est en cherchant à rejoindre leur programme d’affiliation que j’ai réalisé…

Phi.

La lettre grecque.

Le nombre d’or.

1,618.

Ce rapport « divin » que l’on retrouve dans les spirales des coquillages, dans l’ADN, dans les proportions du corps humain, etc.

Power.

Le pouvoir.

Phipower.

Le pouvoir de l’or. On revient sur la thématique de l’alchimie !

Phi est partout dans ma vie depuis toujours.

Ces spirales que je dessinais intuitivement sur des tentures il y a vingt ans. Cette verticalité créée dans mon jardin sans savoir que c’était un principe alchimique. Ce nombre d’or qui structure la nature.

Et leur logo contient un yin yang sublimé, les contraires en équilibre parfait.

Ce symbole, je le retrouve partout chez moi.

Dans mon extracteur de jus. Gravé en doré sur une petite boîte en bois rapportée d’Inde, dans mon respect pour le Taoïsme, etc.

💥 Autre éclaircissement : je m’appelle Anna Scheele.

Un pseudonyme choisi à dix-neuf ans dans un roman d’Agatha Christie, Rendez-vous à Bagdad, pour une espionne élégante.

Rien de plus. Enfin, c’est ce que je croyais.

Ce soir, j’ai regardé la couverture de ce livre autrement.

Fond jaune or.

Un scarabée géant en plein centre.

Une toile d’araignée en spirale au bas de la page, comme un mandala, comme le nombre d’or.

Des taches de sang rouge, couleur de la Rubedo.

Un avion, un bateau, l’appel du large.

Et en bas à droite, manuscrit : Anna Scheele.

Et au milieu de tout ça : un immense point d’interrogation.

Mon nom était déjà là, posé sur l’or, à côté du scarabée sacré, sous un point d’interrogation géant.

Avant même que je sache qui j’étais.

Avant même que je sache où j’allais.

Je frissonne en écrivant cela.

Je suis née l’année de la mort d’Agatha Christie.

Christie.

On y entend Christ.

Selon la gnose, le Christ n’est pas un homme mais un principe, l’esprit pur qui a percé une brèche dans ce gigantesque mensonge matriciel pour montrer qu’on peut en sortir !

C’est précisément ce que je cherche.

Et ce que j’accomplis.

L’un de mes logos

Je ne savais pas alors que Carl Wilhelm Scheele était l’un des plus grands chimistes du 18ème siècle, découvreur de l’oxygène.

Je ne savais pas que Johann Scheel est considéré comme le père fondateur de la naturopathie.

L’inconscient, lui, savait déjà ce que je deviendrai.

Après plusieurs années à ramer dans ma pratique naturopathique démarrée en plein délire « coronavirus », à écrire, transmettre, créer des protocoles dans l’ombre, à composer des fréquences thérapeutiques et publier le seul livre français sur la résonance de Schumann, c’est maintenant que l’or se révèle.

ImmunoPur qui se vend. Phipower qui arrive. Le blog qui atteint 300 000 lecteurs.

Scheele le chimiste explorait les mystères de la matière dans ses laboratoires.

Et moi, sans le savoir, je faisais la même chose : purifier les corps avec mes protocoles. Élever les consciences avec les fréquences.

Même lignée. Même quête.

L’or était dans le nom depuis le début.

Mais il y a plus troublant encore.

Mon protocole de santé naturelle, celui que je propose pour purifier le terrain, éliminer les parasites et renforcer l’immunité, je l’ai toujours écrit ainsi : ImmunoPur.

Avec le I du début et le P majuscule au centre.

Ce n’est que ce soir, en écrivant ce texte, que je vois ce que j’avais encodé sans le savoir.

immunO…puR.

Le O. Le R.

OR PUR.

Le résultat final du Grand Œuvre.

Inscrit là.

Depuis le début.

Dans mon propre protocole.

Sans que je le sache.

Et ces mêmes majuscules.

Le I et le P.

Retournés : PI.

3,14159 qui rejoint 1,618 le nombre d’or

Le cercle infini enfermant qui cotoie la spirale évolutive.

Phipower qui rejoint ImmunoPur.

Tout se referme sur lui-même comme un ouroboros. L’ouroboros, ce serpent qui se mord la queue, est l’un des symboles les plus puissants de l’alchimie. Il représente le cycle infini, la totalité, le temps qui se referme sur lui-même. Jung y voyait l’archétype fondamental du processus d’individuation : l’intégration de l’ombre, la réconciliation des contraires, l’assimilation de ce qu’on refusait de voir en soi.

Mais l’ouroboros n’est pas qu’un symbole de continuité. Pour les alchimistes, il était aussi l’obstacle ultime. Le briser, c’était atteindre l’immortalité. Sortir du cycle. Se libérer de la répétition. Ce qui est précisément mon but ultime !

Et la Prima Materia, la matière première de tout le Grand Œuvre ?

Les alchimistes les plus lucides l’avaient compris depuis longtemps.

C’est l’humain lui-même.

Je n’avais pas cherché cela.

Je ne le savais pas.

C’est tombé ce soir, d’un coup.

Comme tous les signes dans ma vie.

Je reprends ce texte le lendemain, je tourne la tête et bien sûr je vois le nid de PIE ! Correspondance sonore, vibratoire parfaite

En alchimie, le Grand Œuvre traverse trois grandes phases.

La Nigredo, dissolution et putréfaction, le face à face avec l’ombre.

L’Albedo, purification, remontée vers la lumière.

Et enfin la Rubedo, la phase finale, rouge comme le feu, rouge comme le sang, rouge comme la vie qui triomphe.

C’est l’obtention de l’or pur.

Et Rubedo ressemble à rubis.

Et j’ai un rubis.

Monté sur une petite bague d’enfant, au milieu de très peu de bijoux.

Un rubis offert par ma mère, que j’ai gardé malgré tout, malgré la rupture nette et définitive que j’ai dû opérer il y a quelques mois avec elle.

La bague en or, elle, est brisée.

Le rubis, lui, est intact.

Ma mère m’a offert sans le savoir le symbole de ma propre Rubedo.

En face d’elle, mon père.

Cap Sizun, Finistère sud, le bout du monde occidental, un homme intellectuel, rigoureux et silencieux, qui cherche parfois de l’or dans les ruisseaux bretons.

Il en trouve souvent et j’ai de vraies paillettes dans un tube à essai, toujours sur mes étagères aujourd’hui.

L’Atlantique contre le Rhin.

Deux pôles opposés qui m’ont fabriquée.

En alchimie, les noces alchimiques désignent l’union de l’âme et de l’esprit.

Mes parents ne le savaient pas.

Mais c’est exactement ce qu’ils ont accompli en me faisant.

Et c’est ce que j’accomplis moi-même en ce moment.

Moi, AnnA, née au centre.

Point de jonction.

Pont vivant entre deux mondes.

À Maison-Laffitte d’abord, puis à Pierrelaye.

Pierre, la matière brute, le point de départ alchimique.

Laye, on entend le laid, la laideur.

Et là je dois m’arrêter.

Pierrelaye a reçu pendant plus d’un siècle les boues et les eaux d’égout de tout Paris.

Victor Hugo lui-même avait nommé cet endroit l’or-fumier.

La fange absolue qui contient de l’or en puissance.

C’est là que j’ai grandi.

Littéralement dans la Nigredo de tout un peuple.

J’habitais au 77, rue Victor Hugo.

Au fond d’une impasse.

Après ma maison, il n’y avait plus rien.

Qu’un immense mur gris.

Le 77.

7 + 7 = 14.

Le nombre d’années que j’allais passer dans le Labo.

Je n’avais jamais fait ce calcul avant ce soir.

Autre chose de très symbolique : dans ma chambre bleue d’enfant, la nuit, des scarabées sortaient d’un trou dans le faux plafond.

Ils me terrifiaient.

Je fuyais dormir sur le fauteuil du salon, dans le froid.

Ce que je ne savais pas.

Le scarabée est Khépri dans l’Égypte ancienne, le dieu du soleil levant, de la renaissance, de la transformation.

Celui qui roule la boule de fumier pour en faire de la lumière.

Et Jung.

Le plus célèbre exemple de synchronicité de toute l’histoire de la psychologie implique précisément un scarabée d’or.

Les scarabées de mon plafond n’étaient pas des insectes.

Ils étaient des messagers.

Et la couverture du livre où j’allais trouver mon nom quelques années plus tard en portait déjà un.

Géant. Doré. Au centre.

Sur les murs de cette même chambre bleue : un papier peint couvert de papillons bleus.

Partout.

Rien d’autre.

Bleue comme la chambre de Merlin aujourd’hui au Labo.

Le papillon, symbole universel de métamorphose.

Et le bleu, couleur de l’esprit, de la conscience, du passage vers les plans subtils.

Les murs de mon enfance étaient couverts de l’image de ce que j’allais devenir.

Je ne l’avais jamais réalisé avant ce soir.

Et ces papillons, je les fabriquais aussi.

Je passais mon temps à plier des accordéons de papier, des pages arrachées à des magazines de mode, pour créer des papillons de toutes les couleurs.

Mon père, le cadre supérieur rigoureux, le mathématicien sérieux, en avait épinglé dans son bureau de banquier.

L’homme de chiffres qui accrochait les papillons de sa fille. Et devinez ce qu’il fait cet après midi de 2026 pendant que j’écris ces lignes ? Il est invité dans une école pour expliquer aux enfants le processus de transformation du papillon grâce à ses belles photos de naturaliste !

L’or-fumier de ma ville d’enfance contenait déjà la beauté.

Moi, AnnA, Balance ascendant Scorpion.

La Balance qui cherche l’harmonie parce qu’elle a connu le chaos.

Le Scorpion qui descend aux enfers non pour y rester mais pour en ramener de l’or.

Ces deux signes en tension permanente, et entre eux une vie entière consacrée à transmuter les contraires en cohérence.

J’ai été mise en internat à 10 ans, arrachée à mon monde.

J’étais douée, il n’y avait pas de bon lycée autour.

C’est ce qu’on m’a dit.

J’ai vécu ça comme un abandon.

Et j’ai survécu avec trois choses : la littérature, la musique, et l’horizon de l’océan que j’allais retrouver chaque été au Cap Sizun chez mon père.

Depuis ce cap, je regardais l’Amérique sans savoir encore ce que cela signifiait.

Ces trois choses m’ont sauvée.

Et elles sont devenues exactement ce que je suis : auteure, compositrice, et quelqu’un qui appelle le large.

Parce que oui, j’appelle le large.

Le Labo a accompli sa fonction.

Quatorze ans d’athanor, de transmutation, de purification.

Sur mes étagères trônent encore les petits coffres au trésor Playmobil de Merlin, semi-ouverts.

Ni fermés ni grands ouverts.

Et un splendide petit coffre en bois turquoise rapporté d’Inde, tapissé de violet à l’intérieur.

Je réalise ce soir que le violet est précisément la couleur de la transmutation spirituelle en alchimie, la fusion du rouge et du bleu, le feu et l’esprit réunis.

Je frissonne en écrivant cela.

En prime, à l’entrée de la maison, cette immense tenture exotique, majoritairement violette, avec deux perroquets rouges.

À côté, le tube de paillettes d’or initialement offert à Merlin mais oublié ici.

L’or circule dans ma lignée sans que personne ne l’ait vraiment nommé avant aujourd’hui.

Trois générations.

Un mental rigoureux qui cherche de l’or dans les ruisseaux.

Un enfant alchimiste qui fabrique des parfums à cinq ans.

Et moi, entre les deux, qui transmute les fréquences et les corps depuis le Labo.

Et hier, « comme par hasard », j’ai retrouvé trois épées de Merlin.

Une en bois fabriquée par un ami, David, qui ressemble exactement à une spatule.

Une épée laser de Star Wars qui s’illuminait et faisait un bruit d’épée, aujourd’hui en piteux état.

Et une troisième en bois au manche bleu, cassée.

Toutes trois abîmées, usées, brisées.

En alchimie et dans la tradition ésotérique, l’épée tranche le mensonge matriciel, dissout l’ego, balaie l’orgueil et ouvre la porte de l’autre monde.

Et la spatule de David, outil du même métal, blesse et guérit à la fois.

Tuer et ressusciter. Détruire et régénérer. Mortifier et transcender.

Trois épées brisées de l’enchanteur Merlin, restées chez moi.

Comme un legs initiatique.

La bataille intérieure accomplie.

L’ego dissous.

Le mensonge matriciel tranché.

Et puis il y a Albi.

Mon chat.

Albert de son vrai nom.

AL = Dieu dans les langues sémitiques.

Albus = blanc en latin, couleur de l’Albedo, la phase de lumière et de purification.

Albi est arrivé dans ma vie exactement au moment où Merlin la quittait pour voler de ses propres ailes.

Je n’avais pas fait le lien avant ce soir.

L’enchanteur parti, la lumière blanche est venue mais il était blessé, maltraité par un maître stupide et je l’ai rétabli.

Attendez, ce n’est pas fini ! Sur ma bibliothèque presque vide, épurée à force de trier le bon grain de l’ivraie, j’ai placé récemment un miroir que ma mère m’avait donné.

Je l’ai repeint en vert.

Il ressemble à un grand soleil.

Je l’ai mis tout en hauteur, devant une lampe, pour qu’il rayonne.

Et là je me fige.

Soleil Vert.

Le film.

Je viens de réaliser.

Cette dystopie qui dénonce la grande supercherie du monde, l’humanité emprisonnée dans le mensonge matriciel qui ignore la vérité sur ce qu’elle consomme.

C’est exactement ce dont je parle depuis des années.

Et c’est ce miroir soleil vert repeint de mes propres mains que j’ai placé au sommet de tout, face à la lumière.

Sans le savoir.

Le vert en alchimie c’est le vitriol, principe de transformation profonde.

V.I.T.R.I.O.L : Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem.

Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée.

Et juste à côté, sur cette même étagère : Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.

Un livre que j’ai depuis l’enfance

V.I.T.R.I.O.L mis en roman.

Je frissonne, chers lecteurs.

Je frissonne vraiment.

Rien de tout cela n’a été prémédité.

Je le découvre maintenant, en temps réel, à chaque objet remarqué, à chaque nom relu autrement.

Tout est là depuis toujours.

Et tout se révèle maintenant.

Ce vinyle lancé comme un frisbee avait tout prédit.

La déconstruction était la dernière étape avant la Rubedo.

Ce qui émerge c’est l’or.

Celui qui était caché dans les noms, dans les lieux, dans les lignées.

Dans les coffres semi-ouverts.

Dans un tube à essai breton.

Dans les lettres d’un protocole écrit dans l’ombre.

Dans les scarabées d’une chambre bleue d’enfant.

Dans les papillons bleus d’un papier peint de banlieue.

Dans trois épées brisées.

Dans un miroir vert repeint face à la lumière.

Mais il y a un or que personne ne voit et que personne ne peut prendre.

Celui qui ne figure sur aucun tableau périodique.

Qui ne se fond pas.

Qui ne se brise pas.

Mon double solaire.

Ma substantifique moelle.

Mon esprit.

Cet or-là se révèle quand on dégage les déchets.

Les pensées parasites.

Les mémoires douloureuses.

Les parties souffrantes de soi que l’on a portées trop longtemps.

Ce que j’ai fait, consciemment ou non, pendant quatorze ans dans ce Labo.

L’esprit ce n’est pas une abstraction.

C’est vivre l’instant.

C’est agir.

C’est sortir de son inertie.

C’est se révéler à soi-même et au monde, dépouillé de tout ce qui n’est pas soi.

C’est percer sa propre brèche dans le mensonge matriciel.

L’alchimie ne se fait plus autour de moi.

Elle se fait en moi.

Je ne transforme plus une matière extérieure.

Je suis la matière.

C’est l’une des voies alchimiques les plus difficiles.

L’alchimie humaine.

Cet or-là était là avant le Labo, avant les synchronicités, avant les signes.

Il est la source de tout le reste.

Je ne sais pas encore où je vais.

Ce point d’interrogation géant sur la couverture d’Agatha Christie correspond parfaitement à mon incapacité à déterminer une destination fixe.

Je tourne.

Entre plusieurs pays.

Entre plusieurs vies possibles.

Et c’est peut-être exactement là où je dois être.

Dans le mystère.

Dans le prochain virage qui ne se révèle que quand on avance. Je m’attends à tout, y compris à changer de dimension ou même à rester là dans une autre vibration, un autre moi

Les coffres sont en train de s’ouvrir.

Et l’or qui en sort n’est pas une métaphore.

C’est simplement ce que je deviens.

Bientôt une partie 4.

AnnA Scheele ©Technosphere, mars 2026


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LA CHLORELLE : Comment bien faire sa cure ?

Selon l’étude ESTEBAN de Santé Publique France (2021), l’ensemble de la population française est exposée aux métaux lourds (mercure, cadmium, arsenic, plomb…), adultes et enfants confondus. Un constat qui rend la question de la détoxification particulièrement actuelle.

La chlorelle est une microalgue que j’utilise régulièrement en accompagnement naturopathique. Voici un guide pratique pour comprendre ce qu’elle est, comment la prendre et à quoi s’attendre.

C’est quoi, la chlorelle (Chlorella vulgaris) ?

La chlorelle est une microalgue d’eau douce cultivée depuis des décennies, notamment au Japon mais aussi, et c’est une belle surprise, en Bretagne, où je vis actuellement. Les côtes bretonnes offrent des conditions idéales pour produire des microalgues de qualité, et il existe aujourd’hui des producteurs locaux sérieux.

Sa composition est remarquable : chlorophylle, protéines complètes, vitamines du groupe B, fer, polysaccharides. Dans les approches naturopathiques, elle est reconnue pour sa capacité à se lier aux métaux lourds et à certains polluants, agissant à la fois dans l’intestin pour limiter leur absorption, et plus globalement comme soutien des organes émonctoires (foie et reins en tête) pour favoriser leur élimination naturelle.

Pourquoi en faire une cure ?

Les usages les plus courants :

  • Soutenir les mécanismes naturels de détoxification
  • Contribuer à la captation de certaines toxines dans l’intestin
  • Apporter des micronutriments (fer, vitamines B)
  • Soutenir l’immunité
  • Améliorer le transit chez certaines personnes

Quelle dose prendre ?

La dose généralement utilisée est de 2 à 5 g par jour. Il est important de commencer doucement et d’augmenter progressivement selon la tolérance.

  • 2 g → cure douce
  • 3 à 4 g → cure standard
  • 5 g → cure intensive

Commencez à 1ou 2 g et montez progressivement jusqu’à 4g à 5g selon tolérance.

Compirmés, gélules et poudre de chlorelle

Comment la prendre ?

Elle existe en comprimés, gélules ou poudre, donc à vous de choisir selon votre confort.

Conseils pratiques :

  • Prendre au cours des repas
  • Bien s’hydrater
  • Fractionner la dose matin / midi
  • Cure de 3 semaines, puis pause et éventuellement refaire 3 semaines

Les effets possibles au début

Il est normal d’observer en début de cure des ballonnements, des selles plus foncées ou un transit modifié. Ces réactions reflètent souvent l’adaptation digestive.

Si c’est gênant : réduisez la dose temporairement, puis remontez plus doucement.

Contre-indications et précautions

Situations où la prudence s’impose :

  • Allergie aux algues
  • Maladies auto-immunes (effet immunostimulant possible)
  • Traitement anticoagulant (la chlorelle est riche en vitamine K)
  • Phénylcétonurie
  • Grossesse et allaitement (par principe de précaution)

En cas de traitement médicamenteux notamment anticoagulant, demandez toujours l’avis de votre médecin ou pharmacien avant de commencer.

Bien choisir sa chlorelle

Tous les produits ne se valent pas. Privilégiez une chlorelle bio, à paroi cellulaire brisée, issue d’une production contrôlée. La production bretonne mérite d’être regardée de près pour celles et ceux qui souhaitent privilégier le local.


La chlorelle est un complément intéressant, mais elle ne remplace pas une hygiène de vie globale. Utilisée avec discernement et dans le cadre d’un accompagnement adapté, elle peut être un vrai soutien pour votre terrain.

Vous souhaitez aller plus loin et rétablir votre équilibre interne de façon complète ? Mon protocole ImmunoPur est conçu pour cela.
→ Découvrir ImmunoPur

Naturellement, Anna Scheele ©Technosphere ⚡🌿💜

Pourquoi je préfère la chlorelle et l’argile à la zéolite

⚠️ La zéolite : un détoxifiant que je ne recommande pas

Souvent présentée comme un puissant chélateur de métaux lourds, la zéolite présente en réalité des risques importants : certains produits sont eux-mêmes contaminés, et son efficacité sur les métaux les plus préoccupants (mercure, plomb, aluminium) n’est pas démontrée.

La chlorelle, elle, agit dans l’intestin de façon douce et progressive, avec un profil de sécurité bien mieux documenté.

→ Lire mon article complet sur les dangers cachés de la zéolite :
https://technosphere.live/2024/09/18/zeolite-attention-aux-dangers-caches-de-ce-detoxifiant/


Sources :

  • Sources :
  • Nakano S. et al. (2010). Chlorella supplementation decreases dioxin and increases immunoglobulin A in breast milk. Journal of Medicinal Food.
  • Merchant RE, André CA. (2001). A review of recent clinical trials of the nutritional supplement Chlorella pyrenoidosa. Alternative Therapies in Health and Medicine.
  • Panahi Y. et al. (2016). Chlorella vulgaris supplementation and markers of inflammation. Nutrition Journal.
  • ANSES – Avis relatif aux compléments alimentaires contenant des microalgues (2017). anses.fr
  • Santé Publique France – Étude ESTEBAN, imprégnation de la population française par les métaux lourds (2021). santepubliquefrance.fr

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40 000 neurones dans le cœur : la science derrière l’expression « écouter son cœur »

Résumé pour les pressés

  • Le cœur humain contient environ 40 000 neurones formant un système nerveux propre, appelé système nerveux intrinsèque cardiaque (SNIC).
  • Ce réseau peut traiter des informations et réguler localement la fonction cardiaque, sans intervention permanente du cerveau.
  • Environ 80 % des fibres du nerf vague remontent du cœur vers le cerveau — pas l’inverse. Le cœur « parle » au cerveau plus qu’il ne l’écoute.
  • Ces signaux influencent l’amygdale, le cortex préfrontal et donc nos émotions, notre attention et certaines décisions.
  • La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) est un indicateur de santé reconnu. Une VFC élevée est associée à un meilleur équilibre émotionnel.
  • Le cœur ne « pense » pas et ne « décide » pas : l’expression « deuxième cerveau » reste une simplification pédagogique. Mais le dialogue cœur-cerveau est bien réel et documenté.

Pendant longtemps, la biologie occidentale a décrit le cœur comme une simple pompe mécanique, entièrement commandée par le cerveau. Les progrès de la neurocardiologie ont profondément modifié cette représentation. Il est désormais établi que le cœur dispose d’un réseau nerveux interne élaboré, entretenant avec le cerveau un dialogue permanent et bidirectionnel.

1. Un réseau neuronal dans le cœur : l’anatomie d’abord

1.1 Le système nerveux intrinsèque cardiaque (SNIC)

Le cœur ne reçoit pas seulement des commandes nerveuses venues de l’extérieur. Il possède en propre ce que les anatomistes appellent le système nerveux intrinsèque cardiaque (SNIC), un réseau de neurones répartis dans le tissu cardiaque lui-même, organisés en ganglions, principalement localisés dans les zones graisseuses épicardiques situées au pôle postérieur de l’organe.

Ce réseau comprend environ 40 000 neurones chez l’être humain : un chiffre modeste comparé aux 86 milliards de neurones du cerveau, mais suffisant pour assurer des fonctions intégratives locales. Ces neurones ne sont pas de simples relais passifs : ils appartiennent à plusieurs types fonctionnels distincts (sensoriels, moteurs, interneurones), avec des profils neurochimiques variés, intégrant des voies cholinergiques, adrénergiques, glutamatergiques et GABAergiques.

À retenir :

Le cœur humain contient environ 40 000 neurones organisés en ganglions. Ces neurones sont capables d’intégrer des informations et d’agir localement, indépendamment du système nerveux central.

Une étude récente publiée dans Nature Communications (2024), conduite sur le modèle du poisson-zèbre, a permis de cartographier en détail la diversité neuronale du SNIC. Le séquençage ARN unicellulaire a révélé des signatures moléculaires distinctes pour chaque sous-type de neurone, et les tests électrophysiologiques ont confirmé la présence de neurones « pacemakers » intrinsèques, capables de générer une activité rythmique de façon autonome.

« Cela a révélé la diversité complexe des types de neurones constituant le SNI, avec des récepteurs, des modulateurs et des neurotransmetteurs propres à ce cerveau du cœur. »

Source : RT Flash, d’après une étude publiée dans Nature Communications, 2024.

1.2 La notion de « petit cerveau » : que recouvre-t-elle réellement ?

C’est le chercheur canadien J. Andrew Armour (Université de Montréal) qui a introduit en 1991 l’expression de « cerveau cardiaque » (cardiac brain) pour désigner ce réseau nerveux intrinsèque. Ses travaux ont montré que le SNIC constitue un système d’intégration locale, doté de ses propres boucles de rétrocontrôle, capable de réguler la fonction cardiaque sans intervention permanente du système nerveux central.

Nuance importante :

Qualifier le cœur de « deuxième cerveau » peut induire en erreur. Le SNIC est un centre de régulation autonome, non un organe de cognition ou de raisonnement. Il intègre des informations physiologiques locales, ce qui est fonctionnellement distinct de la pensée.

2. Le dialogue cœur-cerveau : une communication bidirectionnelle

2.1 Des signaux qui montent vers le cerveau

La communication entre le cœur et le cerveau n’est pas unidirectionnelle. Les fibres du nerf vague (la Xe paire crânienne, principal vecteur du système parasympathique) sont afférentes à environ 80 % : la grande majorité des informations circulant par cette voie remonte du corps vers le cerveau, et non l’inverse.

Concrètement, le cœur envoie en permanence au cerveau des signaux portant sur son propre état : pression sanguine, température, composition chimique locale, état mécanique des parois. Ces informations transitent par des barorécepteurs et mécanorecepteurs localisés aux jonctions véno-atriales, dans les deux ventricules et au niveau du tronc de l’artère pulmonaire.

Chiffre clé :

Environ 80 % des fibres du nerf vague sont afférentes (du cœur vers le cerveau). Le cœur envoie donc plus d’informations au cerveau qu’il n’en reçoit.

Une fois arrivés au niveau de la moelle allongée, ces signaux remontent vers des régions sous-corticales (thalamus, amygdale) puis vers le cortex. Les travaux de McCraty et al. (HeartMath Institute, USA 2019) ont montré que ces messages cardiaques influencent l’activité du cortex préfrontal et de l’amygdale, centre du traitement émotionnel. Selon la nature du signal cardiaque, cet apport peut faciliter ou inhiber les processus cérébraux.

2.2 Implications pour la régulation émotionnelle

Des études en neurocardiologie (Thayer & Lane, 2000) ont montré que lorsque la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) augmente, le cortex préfrontal exerce une meilleure régulation sur l’amygdale : une physiologie cardiaque plus stable favorise une pensée plus claire et des réactions émotionnelles moins impulsives.

Inversement, un rythme cardiaque élevé et peu variable est associé à des états d’anxiété, de stress chronique et de burn-out. Une étude publiée en 2023 a démontré expérimentalement qu’un rythme cardiaque élevé produit un effet anxiogène mesurable, ouvrant de nouvelles pistes pour comprendre les mécanismes biologiques des troubles anxieux.

« Pour la première fois, en 2023, une étude a démontré un concept qui semblait déjà acquis dans l’imaginaire collectif : un rythme cardiaque élevé a un effet anxiogène. »

Source : Salle de presse de l’INSERM, Canal Détox, mai 2023.

3. Le corps réagit avant la pensée consciente

Il est fréquent que le corps réagisse à une situation avant que celle-ci ait été consciemment analysée : accélération cardiaque, tension musculaire, sensation dans la poitrine. Ces réactions proviennent du système nerveux autonome, qui opère bien plus rapidement que les processus délibératifs conscients.

Le neurophysiologiste Antonio Damasio a formalisé ce mécanisme dans sa théorie des marqueurs somatiques : l’état du corps et notamment du cœur, précède et informe la représentation émotionnelle consciente. Nous ressentons avant de « comprendre » ce que nous ressentons.

Cette dynamique explique que l’expression populaire « écouter son cœur » ne soit pas dénuée de fondement physiologique : les signaux que le cœur envoie au cerveau participent activement à la formation de nos états internes, lesquels influencent ensuite nos jugements et décisions.

4. Variabilité cardiaque et cohérence : que dit la recherche ?

4.1 La variabilité de la fréquence cardiaque, un indicateur de santé

Le cœur ne bat pas à rythme parfaitement régulier. Cette variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) est aujourd’hui reconnue comme un marqueur de santé physique et psychologique. Une VFC élevée indique que le système nerveux autonome est flexible et réactif. Une faible VFC est associée aux pathologies cardiovasculaires, à l’anxiété chronique et à la dépression. Près de 2 000 essais cliniques portant sur ce paramètre sont répertoriés sur ClinicalTrials.gov (données INSERM, 2023).

4.2 La cohérence cardiaque : entre science et popularité

Le concept de cohérence cardiaque désigne un état de synchronisation entre les rythmes respiratoire, cardiaque et cérébral. Lorsque la respiration se stabilise autour de six cycles par minute (0,1 Hz), la VFC adopte une onde sinusoïdale régulière, un état décrit par Vaschillo et Lehrer (1997) comme un état de « résonance cardiaque ». Voir à ce sujet mon précédent article : https://technosphere.live/2019/06/21/le-miracle-de-la-coherence-cardiaque/

Plusieurs méta-analyses ont montré l’efficacité du biofeedback de variabilité cardiaque pour réduire le stress et l’anxiété (Lehrer et al., 2020, Applied Psychophysiology and Biofeedback). La Fédération Française de Cardiologie recommande ces exercices pour limiter les effets cardiovasculaires du stress.

Recommandation pratique :

Une pratique de 5 minutes, 3 fois par jour à un rythme de 6 respirations par minute est documentée comme suffisante pour améliorer la VFC et réduire le stress perçu. Les effets peuvent se maintenir jusqu’à 8 heures après la séance.

5. Applications médicales et perspectives de recherche

La compréhension du SNIC ouvre des perspectives cliniques directes. Les ganglions cardiaques intrinsèques sont identifiés comme des cibles thérapeutiques potentielles pour certaines arythmies. Des données suggèrent qu’un remodelage de ces structures neuronales, consécutif à une lésion cardiaque, peut contribuer à l’émergence de troubles du rythme.

Une équipe de l’ANR (programme DPNIC, 2017) travaille à cartographier en trois dimensions la connectivité des ganglions cardiaques grâce à des techniques d’imagerie avancées (clarification d’organes avec iDISCO, optogénétique, microscopie multiphotonique). L’objectif est à terme de dériver une nouvelle génération de thérapies ciblées.

Par ailleurs, une première cartographie multi-dimensionnelle du SNIC a été réalisée à partir de près d’un million d’images compilant données anatomiques, cellulaires et moléculaires sur le cœur de rat, isolant individuellement chaque neurone et mesurant son activité génétique (ANPERE, 2024). Ce travail ouvre la voie à une transposition au cœur humain.

Pour conclure 💜

Le cœur n’est donc pas un simple organe mécanique soumis aux ordres du cerveau. Il possède un réseau nerveux intrinsèque capable de traitement local, d’intégration de l’information et de communication ascendante avec le cerveau via le nerf vague. Ce dialogue physiologique permanent influence nos états émotionnels, nos capacités attentionnelles et certains de nos processus décisionnels.

Pour autant, les formulations qui font du cœur un « deuxième cerveau » au sens cognitif méritent d’être accueillies avec la prudence que la rigueur scientifique impose. Ce que la neurocardiologie établit est à la fois plus précis et plus fascinant : nos émotions et nos décisions ne se forment pas exclusivement dans le cerveau, mais dans le dialogue continu entre le cerveau et le corps tout entier — et le cœur en est un acteur central.

Dire qu’il faut « écouter son cœur » reste une métaphore. Mais c’est une métaphore qui, désormais, s’ancre dans une réalité biologique documentée.

Références scientifiques

► Armour, J.A. (1991). Anatomy and function of the intrathoracic neurons regulating the mammalian heart. In: Reflex Control of the Circulation. CRC Press.

► Armour, J.A. (2008). Cardiac neuronal hierarchy in health and disease. American Journal of Physiology, 294(1).

► Thayer, J.F. & Lane, R.D. (2000). A model of neurovisceral integration in emotion regulation and dysregulation. Journal of Affective Disorders, 61(3), 201–216.

► McCraty, R. et al. (2019). Science of the Heart (Vol. 2). HeartMath Institute. https://www.heartmath.org/resources/downloads/science-of-the-heart/

► Lehrer, P. et al. (2020). Heart Rate Variability Biofeedback. Applied Psychophysiology and Biofeedback, 45(3), 109–129.

► Vaschillo, E. & Lehrer, P. (1997). Studies of resonance in heart rate variability. Applied Psychophysiology and Biofeedback.

► ANR — Programme DPNIC (2017). https://anr.fr/Projet-ANR-17-CE16-0006

► INSERM — Canal Détox (2023). https://presse.inserm.fr/canal-detox/la-coherence-cardiaque-une-technique-pour-ameliorer-sa-sante-vraiment/

► Nature Communications (2024). Cartographie du système nerveux intrinsèque cardiaque (modèle poisson-zèbre).

► CHUV — Département de psychiatrie (2023). Cohérence cardiaque. chuv.ch

► Fédération Française de Cardiologie. fedecardio.org

Anna Scheele ©Technosphere


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Candida auris : le champignon multirésistant qui colonise silencieusement les hôpitaux européens

Vous me connaissez : j’ai déjà consacré plusieurs articles aux organismes qui s’invitent dans notre corps sans y avoir été conviés, des parasites intestinaux aux levures invasives. Décidément, le monde des « bestioles envahissantes » ne manque pas de candidats. Aujourd’hui, c’est un champignon qui retient mon attention. Et celui-ci cumule des caractéristiques qui méritent aussi qu’on en parle sérieusement.

Entre 29 et 62% de mortalité. C’est ce que documente le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) dans son enquête publiée en septembre 2025 sur Candidozyma auris, anciennement connu sous le nom de Candida auris, qu’il classe en « priorité critique » mondiale. Et pourtant, vous n’en avez probablement jamais entendu parler.

Un pathogène identifié en 2009, déjà endémique dans plusieurs pays

Identifié pour la première fois en 2009 chez un patient japonais, Candida auris s’est propagé à une vitesse qui surprend encore les épidémiologistes. Des 4 012 cas recensés dans l’Union européenne entre 2013 et 2023, plus de la moitié ont été déclarés lors des deux seules années 2022 et 2023 (CIDRAP, septembre 2025).

Les cinq pays les plus touchés sont l’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Roumanie et l’Allemagne. Dans quatre d’entre eux, il n’est plus possible de distinguer des foyers épidémiques distincts : l’infection est désormais endémique à l’échelle régionale (CIDRAP, septembre 2025).

La France n’est pas épargnée. Depuis janvier 2023, 31 cas ont été signalés, dont 13 rien qu’en 2025, avec un cluster en cours (RÉPIA / Prévention Infection, mai 2025). Un épisode particulièrement préoccupant avait déjà eu lieu en Ile-de-France en 2022 : 38 cas dans un seul établissement, sur 6 services, avec comme cas index un rapatriement sanitaire depuis le Koweït (CPIAS Centre, juillet 2025).

Ces chiffres ne reflètent qu’une fraction de la réalité : la surveillance systématique n’est pas encore en place dans la majorité des pays européens, et de nombreux foyers restent non détectés (ECDC, septembre 2025).

Source https://ccnmi.ca/

Ce qui rend Candida auris particulièrement redoutable

Une résistance aux traitements hors norme. La majorité des souches sont résistantes au fluconazole, l’antifongique le plus couramment prescrit. Les échinocandines constituent le traitement de deuxième ligne, mais des souches résistantes à toutes les classes d’antifongiques disponibles ont déjà été signalées (CIDRAP, septembre 2025).

Une persistance environnementale hors du commun. Le champignon colonise la peau des patients et se transmet facilement dans les services hospitaliers, depuis les rails de lit jusqu’aux rideaux, en passant par les sols et les équipements médicaux. Les désinfectants standard ne parviennent pas à l’éliminer (CIDRAP, septembre 2025).

Une vitesse de colonisation alarmante. En Espagne, en Grèce, en Italie et en Roumanie, le délai entre le premier cas documenté et une endémie régionale n’a été que de cinq à sept ans (CIDRAP, septembre 2025).

Un diagnostic difficile. Les symptômes ne forment pas un tableau clinique uniforme et sont facilement confondus avec d’autres infections, ce qui retarde la détection des foyers (De Gaetano S. et al., Microorganisms/MDPI, mai 2024).

Des symptômes trompeurs, une issue parfois fatale

Candida auris débute souvent comme un simple état grippal, sans signe d’alarme évident. Fièvre, frissons, courbatures : rien qui ne permette de suspecter un champignon multirésistant. Le problème, c’est que chez les personnes fragilisées (personnes âgées, immunodéprimées, diabétiques, grands prématurés, patients en réanimation), les taux de mortalité documentés oscillent entre 29 et 62% (ECDC, septembre 2025). Une revue de littérature couvrant 2009-2025, publiée début 2026 dans Clinical Microbiology and Infection, confirme une mortalité moyenne de 30% pour les candidémies (ScienceDirect, janvier 2026).

Aux Etats-Unis et dans le monde : une accélération inquiétante

L’Europe n’est pas seule concernée. Le CDC américain (Centers for Disease Control and Prevention) a recensé 6 304 cas cliniques en 2024, contre 4 514 en 2023 (CDC américain, mis à jour 2025). En 2025, ce chiffre aurait dépassé les 7 000 cas aux seuls Etats-Unis, et le champignon a désormais été identifié dans au moins 60 pays (Rajendran R. et al., Microorganisms/MDPI, mars 2025).

Ce que la naturopathie en dit

Candida auris frappe presque exclusivement des organismes déjà fragilisés : personnes immunodéprimées, patients sous traitements lourds, microbiotes appauvris par des années d’antibiotiques.

En naturopathie, nous partons d’un principe simple : un terrain solide est la meilleure protection qui soit. Cela ne signifie pas qu’un corps en bonne santé est invulnérable à tout pathogène, mais qu’il dispose de bien meilleures ressources pour résister.

Concrètement, entretenir ce terrain, c’est prendre soin de son microbiote intestinal (qui représente environ 70% de notre immunité), limiter les agressions répétées (antibiotiques non indispensables, alimentation ultra-transformée, stress chronique), et soutenir les organes émonctoires qui filtrent et éliminent les déchets de l’organisme.

Face à des champignons de type levure comme Candida albicans, dont Candida auris est un cousin beaucoup plus agressif, la naturopathie propose des approches complémentaires : rééquilibrage de la flore, soutien immunitaire, accompagnement du terrain. Pas pour remplacer la médecine quand l’urgence est là, mais pour ne pas lui laisser tout le travail.

Ce que cela révèle sur nos défenses naturelles

Candida auris ne s’installe pas dans n’importe quel organisme. Il profite d’un terrain fragilisé : traitements antibiotiques répétés, système immunitaire affaibli, déséquilibre du microbiote. Il cible en priorité les patients en réanimation et les unités à haut risque, là où les défenses de l’organisme sont au plus bas (Rajendran R. et al., Microorganisms/MDPI, mars 2025).

C’est précisément pour cette raison que l’entretien du terrain me semble plus pertinent que jamais. Non pas comme alternative à la médecine d’urgence quand l’infection est déclarée, mais comme démarche préventive quotidienne : soutenir l’immunité, équilibrer la flore intestinale, renforcer les barrières naturelles de l’organisme.

C’est dans cette logique que j’ai conçu le protocole ImmunoPur, une approche naturelle axée sur l’accompagnement du terrain, le rééquilibrage de la flore et le soutien des défenses immunitaires face aux parasites et champignons de type levure, dont le Candida albicans. Si le sujet vous parle, le protocole est en lien ci-dessous.


Sources

  1. ECDC, Survey on the epidemiological situation, laboratory capacity and preparedness for Candidozyma auris, septembre 2025 : ecdc.europa.eu
  2. ECDC, communiqué Drug-resistant fungus Candidozyma auris confirmed to spread rapidly in European hospitals, septembre 2025 : ecdc.europa.eu
  3. CIDRAP, Multidrug-resistant yeast cases rising rapidly in Europe, septembre 2025 : cidrap.umn.edu
  4. RÉPIA / Prévention Infection, données France, mai 2025 : prevention-infection.fr
  5. CPIAS Centre, retour d’expérience cluster Ile-de-France, juillet 2025 : cpias-centre.fr
  6. De Gaetano S. et al., Candida auris Outbreaks: Current Status and Future Perspectives, Microorganisms/MDPI, mai 2024 : pmc.ncbi.nlm.nih.gov
  7. Candidozyma auris: resistant, long lasting, and everywhere, Clinical Microbiology and Infection, ScienceDirect, janvier 2026 : sciencedirect.com
  8. CDC américain (Centers for Disease Control and Prevention), Tracking Candida auris, mise à jour de 2025 : cdc.gov
  9. Rajendran R. et al., Candida auris: A Continuing Threat, Microorganisms/MDPI, mars 2025 : mdpi.com

Article rédigé à titre informatif. En cas de symptômes ou de doute, consultez un professionnel de santé.

Anna Scheele ©Technosphere


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