L’état veut taxer la Free !

La préfecture du Finistère avait exigé 12 000 euros pour un rassemblement free et légal, devant réunir environ 2000 personnes ! L’info date de 2017 mais je juge utile d’en écrire un article car c’est très grave : non seulement la Préfecture autorise ou non les évènements mais maintenant elle impose en prime des factures exorbitantes à… des bénévoles.

Et attendez, ce n’est pas tout ! La préfecture du Finistère avait aussi exigé que les organisateurs mettent en place un … dispositif anti-terroristes ! Mais laissez nous rire ! Si l’état avait si peur des terroristes, ils auraient posté un garde armé devant chacune de nos écoles ! Au lieu de cela, on y entre comme dans un moulin (je l’ai fait plein de fois : entrer comme je voulais dans un établissement recevant du public, je n’avais qu’à pousser la porte pour me retrouver en 5mn au coeur du bâtiment). Ce qui nous prouve que l’état s’amuse de nous, l’état n’aime pas la free, l’état hait la liberté, l’état vomit la jeunesse et encore plus la gratuité.

Je rappelle que par nos simples achats quotidiens, l’état prend un cinquième de la somme sur chaque produit et que ces sommes sont censées payer par exemple nos fonctionnaires, comme des gendarmes qui font la circulation… Inutile donc de venir quémander une somme folle que ne pourront jamais donner les participants à la free… puisque le principe est justement la gratuité. Les donations ont toujours servi à payer le gasoil du groupe électrogène, jamais à enrichir qui que ce soit.

En revanche, nous attendons toujours que l’enquête sur la mort tragique de Steve démarre enfin.

Nous attendons aussi la restitution du matériel « saisi » pour ne pas dire « volé » tout au long de multiples années de répression illégitime.

Nous exigeons aussi la libération de notre camarade enfermé pour une soi-disant organisation de soirée à la rave de Lieuron. Depuis quand, en France, la présomption d’innocence est bafouée ? Depuis quand un violeur d’enfant prend 4 ans avec sursis pendant qu’un jeune fêtard se voit incarcéré pour des faits qu’il n’a sûrement pas commis ? Quel est ce pays dans lequel nous vivons ? Le pays des Droits de l’Homme ? Pas du tout ! Une dictature de l’argent, qui fonctionne sur de vilaines sociétés secrètes et qui spolie ses habitants à coups de taxes injustes.

Il va être temps d’agir et de créer une autre façon de vivre ensemble, en dehors de la peur et de l’argent bien trop puissant. Je revendique personnellement la légitimité de la création d’une nation libre (free nation ?), à échelle mondiale, inspirée de la ZAT de Hakim Bey. Il est possible de faire valoir notre identité humaine sur notre identité civile officielle, et de reprendre ainsi sa souveraineté bien trop bafouée par des gouverne.ments mortifères.

#FREE

Anna Scheele ©Technosphere

Sources :

ZAT, petit livre précieux de Hakim Bey (Zone d’Autonomie Temporaire), mai 1997, Éditions de l’Éclat, Paris. isbn 2-84162-020-4. – Reportage Tracks sur ZAT et Hakim Bey https://www.youtube.com/watch?v=xYlJ8sULpi0

COMMUNIQUÉ DE PRESSE de la coordination nationale des Collectifs de Sound Systems
La Fête Libre refuse le racket des fêtes techno amateurs par le Ministère de l’Intérieur.

Alors qu’il devient de plus en plus difficile d’organiser une fête techno dans les règles lorsqu’on est amateurs en France, la préfecture du Finistère vient de franchir une étape supplémentaire. En effet, elle exige des organisateurs d’une free party légale de payer pour l’intervention de la gendarmerie sur leur manifestation et présente ainsi une note de 12 000€, pour un rassemblement qui devrait accueillir environ 2000 personnes.
Nous comprenons, acceptons et nous sentons totalement concernés par les opérations de sécurité routière en relayant les campagnes de prévention, notamment en distribuant des éthylotests, flyers… avec le soutien des associations de Réduction des Risques.
Cependant nous ne pouvons accepter que ces dispositifs de contrôle soient à la charge de l’organisateur, surtout sur un rassemblement festif d’aussi faible importance. Comme l’ensemble des citoyens nous contribuons déjà par l’impôt et les taxes au financement des forces de l’ordre de ce pays.
Nous refusons de payer une facture supplémentaire, surtout pour des évènements culturels ouverts à tous et gratuits. Lors de cette même réunion, la préfecture demandait aux organisateurs de mettre en place d’importants dispositifs anti-terroristes, tout en signalant que le Ministère de l’Intérieur ne donnerait aucune aide pour cela.
Ces deux exigences sont considérées comme obligatoires pour que la fête se tienne, sinon elle serait annulée, comme de nombreux festivals techno en France ces dernières semaines, notamment à cause de l’état d’urgence. Il appartient au gouvernement de sécuriser la vie culturelle de ses citoyens contre le terrorisme et pas à ceux qui la font vivre, a plus forte raison quand il s’agit de bénévoles! Ce n’est pas aux artistes de payer les conséquences de l’état d’urgence.
Nous refusons une société ou l’intimidation force ceux qui ont moins de moyens à rester chez eux alors que les plus riches peuvent festoyer à l’abri. Cela ne concerne pas que les fêtes techno, mais l’ensemble du secteur culturel qui se trouve ainsi à la merci de facturations arbitraires et sans mode de recours aucun. Les préfectures sont à la fois juge et partie, « prestataires » et décideurs en termes d’autorisation.
Nous appelons tous les organisateurs de spectacle en France, quels que soient leur statut, à réagir pour stopper cette dérive !
En juin dernier, nous adressions un courrier au Premier Ministre pour demander un rendez-vous pour faire le point sur le dossier Free Party, dans un esprit de dialogue et de concertation. Depuis nous n’avons reçu aucune réponse.
Par solidarité avec nos collègues bretons et dans l’attente de plus amples explications sur cette nouvelle doctrine, nous suspendons au niveau national tout projet de manifestation légale et toute démarche de concertation avec les préfectures.

Coordination Nationale des Collectifs de Sound Systems