Turbin

Tu reviens du turbin esquinté,

Claqué, vidé limite désossé,

Faut ouvrir la boîte aux lettres

Mais tu sens qu’on va encore te la mettre

Alors tu laisses tomber tu remets au lendemain

Putain j’vais clamser si j’pars pas loin

Moi j’aimerais que la tendresse nous gouverne

Alors qu’en fait, y a que la thune et la haine

T’essayes de gagner du fric

Tu te retrouves à baisser ton froc

La misère en travaillant, elle est taboue

Personne n’ose dire qu’il n’a plus de sous

On souffre en silence face à nos dettes ces menottes

On nous a enchaînés à elles nous sommes à ses bottes

Tu deviens prisonnier d’une firme qui frime

Comment ça se fait qu’en France, quand tu trimes,

T’as jamais d’autres récompenses que des cotisations

Nos comptes en banque sont sans arrêt en inflation

Et une fois payées tes factures, il te reste moins que ce que tu gagnes

Et le banquier bande : grâce à nos agios il se paye du champagne.

Anna Marguerite Scheele, 2017, juste avant ma démission.

 

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s