Enfants TDAH : des pistes au naturel

Derrière ces 4 lettres TDAH (trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) se cache un trouble dont souffrent aujourd’hui de nombreux enfants. Cette agitation est mal comprise de la médecine et du milieu scolaire. La seule réponse apportée est souvent médicamenteuse, avec parfois de lourds effets secondaires. Pourtant, il semble possible d’agir avec des méthodes naturelles en travaillant par exemple sur les intestins, qui une fois encore, seraient en cause.

Avant 6 ans, il est difficile de poser un diagnostic formel car énormément d’enfants sont emplis d’une énergie débordante donc il est quasiment impossible de différencier agitation et déficit de l’attention avant cet âge.

La médecine psychiatrique classe le TDAH en trouble du neuro-développement en soupçonnant la génétique mais aussi l’environnement de l’enfant qui va bien sûr moduler les symptômes : bougeotte, impulsivité, soucis de concentration, de planification.

Pas à un seul moment, la psychiatre interrogée dans l’émission des maternelles (diffusée sur france 4 mais que j’ai vue sur youtube, lien ci-dessous dans les sources) n’a évoqué un déséquilibre alimentaire ou une malabsorption intestinale d’éléments nutritifs vitaux. Je ne dis pas cela pour condamner qui que ce soit mais c’est un fait que nos médecins n’ont quasi aucune formation en nutrition alors que… nous sommes en grande partie ce que nous avalons… Et l’on sait que par exemple, une carence en magnésium, en fer ou en tyrosine peuvent grandement impacter un comportement. Un excès de sucre raffiné aussi provoque de graves troubles comportementaux (voir l’explication sur le site https://maitrisetasante.fr/le-pouvoir-du-sucre-sur-lhyperactivite-des-enfants-tdah/).

Ce que je préconise en tant que naturopathe :

Les troubles de l’attention viendraient notamment d’un dysfonctionnement au niveau des neurotransmetteurs. Or depuis quelques années, plusieurs études tendent à démontrer que ce dysfonctionnement aurait pour origine une hyper-perméabilité des intestins, notre « deuxième cerveau ».

1. La première action à mener est donc de rétablir la paroi intestinale. Pour ce faire, l’alimentation joue un rôle essentiel. Il est nécessaire à la fois de réduire (voire d’éliminer) les aliments qui peuvent être néfastes (voir les paragraphes suivants) tout en apportant les bons aliments.

Pour aider à réparer cette paroi intestinale, des compléments alimentaires à base de L-glutamine seront souvent conseillés, les probiotiques viendront également renforcer la flore intestinale ainsi que toutes sortes d’aliments lacto-fermentés type kéfir de lait ou de fruits (voir comment en faire soi-même facilement pour très peu cher https://technosphere.live/2020/12/09/une-boisson-magique-en-sante-le-kefir-deau/)

2. Eviter tous les produits industriels ultra-transformés, ainsi que les graisses hydrogénées. Ces produits regroupent des additifs nocifs, des conservateurs, des épaississants. Eviter aussi les pâtisseries industrielles. L’idéal est de manger au plus simple, le moins transformé possible.

3. – Limiter puis supprimer le sucre raffiné (bonbons, gâteaux…) : « Mon mémoire de fin d’étude portait sur ce sujet. Toutes les mamans ayant suivi le protocole de diminution d’aliments à indice glycémique haut ont vu une amélioration sur le comportement de leurs enfants et en sont ressorties heureuses du résultat. » explique l’auteur de ce fabuleux article https://maitrisetasante.fr/le-pouvoir-du-sucre-sur-lhyperactivite-des-enfants-tdah/.

Le sucre est un aliment extrêmement stressant pour le corps explique Jean-Marie Defossez, expert en physiologie : »Le simple fait de consommer du sucre augmente le rythme cardiaque et augmente la pression artérielle, c’est comme si un chien vous attaquait dans la rue » (voir mes sources pour le lien vers son discours dans le podcast d’Anne Ghesquière). Et oui, le sucre raffiné ou blanc est un peu comme de la cocaïne au fond, avec la même addiction d’ailleurs. Le sucre est non seulement nocif au plus haut point mais il agit comme une drogue sur nos organismes. Soyons conscients de ce que nous donnons à nos enfants, vraiment.

4. – Omégas 3 et 6

Il est également important d’alimenter les cellules nerveuses. On apportera donc des omégas 3 et 6. Cet apport pourra simplement se faire en augmentant la consommation d’aliments contenant des omégas comme dans les huiles végétales type colza, lin, chanvre, les poissons gras comme les maquereaux, les sardines…, les algues. Ces omégas luttent en prime contre la perte de mémoire et vont donc favoriser les apprentissages. Je conseille particulièrement l’huile de chanvre qui contient omégas 3 et 6.

— Je lis, je soutiens —

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5. Magnésium, fer et zinc

Il a été démontré que les enfants ayant un TDAH présentaient une carence en magnésium et en fer. Il faut donc miser aussi sur cet apport à travers l’alimentation. Le zinc est aussi fortement conseillé. En 2 clics sur un moteur de recherche vous trouverez les aliments riches en ces minéraux que votre enfant aimerait beaucoup manger.

6. La L-thyrosine

Nous pouvons aussi agir directement sur les neurotransmetteurs. Le but est d’aider l’organisme à réguler sa production de dopamine. La L-Thyrosine est l’acide aminé précurseur de la dopamine. On le prend en complément ou tout simplement on l’introduit dans les menus avec des aliments riches de cela : oeufs, viande, poisson, noix, noix de cajou, amandes, etc., il en existe beaucoup.

7. Prise en charge de la sphère émotionnelle

Les enfants TDAH ont presque toujours des troubles de l’humeur, des troubles du sommeil, voire des troubles dépressifs. Ce sont des aspects à ne pas négliger et là encore des solutions naturelles peuvent être apportées. Les Fleurs de Bach, la phytothérapie seront de précieuses alliées : la passiflore, la mélisse, la camomille en huiles essentielles, infusions, homéopathie…

Par ailleurs, il convient d’écouter son enfant et de lui parler de façon positive en évitant les réprimandes et les cris. Au contraire, je préconise de lâcher toute pression à son égard car il n’est pas responsable de ses impulsions, on ne peut donc pas l’accuser ou lui hurler dessus, cela ne fera qu’empirer les symptômes. L’autoritarisme est à oublier. Cependant, on favorisera la valorisation positive, les encouragements, les récompenses.

Par ailleurs, vous-mêmes, parents, vous devez apprendre à vous reposer et à rester zen au quotidien et pour cela je vous recommande aussi la cohérence cardiaque, la méditation, un sommeil de qualité et suffisant et bien sûr une alimentation saine et équilibrée. De plus, vous devrez accepter le mouvement, l’agitation donc pourquoi ne pas offrir à votre petit agité(e) un coussin spécial de concentration et d’équilibre ou les coussins réhausseurs de proprioception ?

8. La méditation

La médiation aide l’enfant à se calmer. C’est un exercice que les enfants apprécient généralement. Il existe de courtes séances sur Youtube à tester quotidiennement.

Je pense également à la cohérence cardiaque pour votre enfant, cette respiration ample qui est salvatrice et permet un retour rapide au calme, veuillez voir sur ce sujet https://technosphere.live/2019/06/21/le-miracle-de-la-coherence-cardiaque/.

9. Le sport

Il est primordial de laisser l’enfant hyperactif s’exprimer et se dépenser. Et pour cela quoi de mieux que de faire du sport ? Cela lui permettra en plus de se défouler mais aussi de gagner en confiance en lui. On peut aussi penser à une pratique théâtrale qui l’aidera à se canaliser.

10. Le sommeil

Outre un environnement calme qui ne suffira pas souvent à permettre l’endormissement mais qui est nécessaire, on peut conseiller la mélatonine qui est une hormone naturelle que le cerveau fabrique ainsi que toutes les plantes qui apaisent le système nerveux.

11. Dans le milieu scolaire

Il faut mettre en place un PAP (plan d’accompagnement personnalisé) afin que l’enseignant ne punisse pas l’enfant pour son trouble. En effet, il est le premier à en souffrir, d’autant que ce sont souvent des enfants sensibles et très intelligents. J’en ai rencontré énormément pour pouvoir l’affirmer. Les enseignants sont de plus en plus au courant de ce trouble et devront suivre de toutes façons le PAP bien que les classes soient surchargées… Vous pouvez prendre contact avec le site https://www.tdah-france.fr/ qui dispose de bénévoles par région afin de vous aider dans vos démarches, ils sont très efficaces et disponibles.

12. La piste du biofeedback

Les comparaisons faites avec une médication de type Ritaline soulignent l’équivalence voire la supériorité du biofeedback EEG sur ce traitement médicamenteux classique. D’autant que la ritaline, cousine de l’amphétamine, ne guérit pas l hyperactivité mais en atténue les symptômes. Avant, j’étais prof de lettres et j’ai connu de nombreux adolescents sous Ritaline, aussi je peux vous dire que c’est triste de voir un jeune amorphe, dépossédé de lui-même, sans parler des effets secondaires dont ils me parlaient : maux de tête, nausées, vertiges, chute des cheveux… Il en existe beaucoup d’autres dont un retard de croissance dans le cas d’une utilisation prolongée… Certains médecins proposent directement la médication, et cela est arrivé à l’une de mes petites clientes de 6 ans : dans un CMP dont je tairai le nom, le psychiatre a voulu donner immédiatement la Ritaline à cette petite fille, ce que je trouve… aberrant en première intention de soins.

Le biofeedback EEG « utilise un processus d’apprentissage pour entraîner le cerveau à modifier et à réguler son activité cérébrale. Il intègre un dispositif de contrôle qui fournit au patient, des informations en temps réel sur l’état de progression de ses acquis en termes d’activité cérébrale. Il prend en considération l’activité du cerveau, ainsi que des aspects comportementaux, cognitifs, et subjectifs du sujet qui l’utilise. » (https://www.rvd-psychologue.com/neurofeedback-paris-eeg-therapeutie-cerveau.html)

Le Neurofeedback est une méthode indolore et non-invasive de la PsychoNeurothérapie à explorer avec un thérapeute formé à cela.

13. La piste du CBD

Les personnes ayant un TDAH ont souvent un niveau inférieur de dopamine, l’une des nombreuses substances chimiques qui sert de neurotransmetteur dans le cerveau. Or, « Le cannabis semble traiter le TDA et le TDAH en augmentant la disponibilité de la dopamine » a déclaré le Dr David Bearman, responsable de la recherche sur le cannabis aux Etats-Unis. « Cela a alors le même effet [que la Ritaline, ndt] mais avec un mécanisme d’action différent de celui des stimulants comme la Ritaline et la Dexedrine amphétamine, qui agissent en se liant à la dopamine et en interférant avec la dégradation métabolique de la dopamine« , dixit le Dr. Bearman, précisément médecin, chercheur, auteur et conférencier en Californie, interrogé par le site www.parentherald.com et traduit par mes soins.

Très intéressant n’est-pas ? Par ailleurs, le CBD est un réducteur d’anxiété et serait donc doublement profitable. J’écris au conditionnel car chacun étant unique, le CBD peut parfois provoquer, au contraire, un regain de stress, donc il conviendra de tester avec prudence en démarrant toujours avec la dose minimale pour ajuster peu à peu ou supprimer si le CBD ne convient pas.

Sur cet usage, les études réalisées sur des souris ou des humains n’ont pas encore été menées sur le long terme, donc tant qu’aucune étude randomisée, à grande échelle et sur des années n’aura été menée, les bénéfices restent incertains aux yeux de la « science ».

Mais le cannabis CBD étant légal en France, en Suisse, et dans beaucoup de pays désormais, vous serez peut-être inspiré de tester cette plante.

On peut quand même rappeler que le chanvre, injustement diabolisé au bénéfice de l’industrie du coton et autres matériaux, est une plante millénaire formidable, extrêmement utilisée par l’être humain depuis les temps les plus reculés, non seulement pour la santé mais aussi pour l’alimentation, l’habitat, le tissu, etc.

Je rappelle aussi que nous avons des récepteurs cannabinoïdes dans tout le corps. Les endocannabinoïdes aident à réguler un état d’équilibre dans notre corps, selon les besoins. Le système endocannabinoïde joue un rôle modulateur dans les systèmes suivants : Systèmes nerveux central et périphérique, Système endocrinien, Tissus immunitaires, métabolisme.

Extrêmement instructif, non ? 😉

En conclusion, il semble que les cas d’enfants TDAH explosent autour de nous et on peut en effet se demander très sérieusement si la piètre qualité des aliments occidentaux de base et le sucre à tous les étages, même dans les plats salés industriels, ne jouent pas un rôle de premier ordre dans l’apparition de ces agitations nerveuses. En effet, il n’y a pas de « tdah » au fin fond de la Sibérie par exemple (oui, j’ai traîné en Sibérie, autour du lac Baïkal). On peut aussi penser à nos intoxications aux métaux lourds et aux ondes, invisibles mais si nocives, notamment la wifi que je vous conseille d’éteindre la nuit. Ce monde actuel est si nocif, si pollué qu’il faut redoubler de vigilance sur l’alimentation certes, mais aussi sur l’environnement dans lequel nous vivons et qui impacte désormais les plus jeunes dès le stade foetal…

Dans le serment d’Hippocrate il est dit :

« Je ferai servir suivant mon pouvoir et mon discernement le régime diététique au soulagement des malades ».

N’hésitez pas à venir commenter sous cet article vos expériences fructueuses, les idées qui ont pacifié votre enfant. Celles que j’ai omises. Cela pourra inspirer énormément de parents dans le désarroi et la fatigue.

N’oubliez pas aussi d’en rire, de dédramatiser, d’être souple sur les petits règlements communautaires familiaux, sans déroger à vos valeurs fondamentales bien sûr.

Cet article n’est pas un protocole à suivre à la lettre mais une liste d’idées à associer ou non, en fonction du sujet. L’idéal étant de consulter un professionnel, de type naturopathe mais averti car chacun a ses spécialités. Il est bon d’analyser spécifiquement un individu : son terrain, son environnement, ses habitudes alimentaires, etc. afin de proposer le meilleur plan possible, le plus adapté. Un suivi tous les mois ou tous les deux mois est recommandé afin d’ajuster, moduler, encourager, féliciter certainement… Bref, coacher, renforcer, autonomiser, libérer

Enfin, un trouble de type TDAH peut être un atout pour plus tard ! L’enfant sera probablement un adulte infatigable, plein d’idées, de force, d’élan vital et créatif 🙂

Anna Scheele ©Technosphere Tous droits réservés.

Sources :

Lecture conseillée : « Guide de survie pour les enfants vivant avec un TDAH » de John F. Taylor, aux éditions Midi

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2 réflexions au sujet de « Enfants TDAH : des pistes au naturel »

  1. Merci pour votre article qui est vraiment très complet. Le wifi, on en parle jamais et vous vous l’avez fait. Top.
    Perso, je coupe les ondes wifi dans ma maison toutes les nuits. Et depuis mon fils a un meilleur sommeil.
    Bonne journée

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Carole et merci pour votre message. Et oui la wifi est extrêmement nocive, le micro-ondes aussi d’ailleurs, même branché en état de non-fonctionnement. C’est très bien de couper la wifi la nuit mais aussi d’éviter le linky, les portables sur le corps ou à moins de 1 mètre de quelqu’un, etc. Bravo pour vous et votre enfant, Anna ❤

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