Candida auris : le champignon multirésistant qui colonise silencieusement les hôpitaux européens

Vous me connaissez : j’ai déjà consacré plusieurs articles aux organismes qui s’invitent dans notre corps sans y avoir été conviés, des parasites intestinaux aux levures invasives. Décidément, le monde des « bestioles envahissantes » ne manque pas de candidats. Aujourd’hui, c’est un champignon qui retient mon attention. Et celui-ci cumule des caractéristiques qui méritent aussi qu’on en parle sérieusement.

Entre 29 et 62% de mortalité. C’est ce que documente le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) dans son enquête publiée en septembre 2025 sur Candidozyma auris, anciennement connu sous le nom de Candida auris, qu’il classe en « priorité critique » mondiale. Et pourtant, vous n’en avez probablement jamais entendu parler.

Un pathogène identifié en 2009, déjà endémique dans plusieurs pays

Identifié pour la première fois en 2009 chez un patient japonais, Candida auris s’est propagé à une vitesse qui surprend encore les épidémiologistes. Des 4 012 cas recensés dans l’Union européenne entre 2013 et 2023, plus de la moitié ont été déclarés lors des deux seules années 2022 et 2023 (CIDRAP, septembre 2025).

Les cinq pays les plus touchés sont l’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Roumanie et l’Allemagne. Dans quatre d’entre eux, il n’est plus possible de distinguer des foyers épidémiques distincts : l’infection est désormais endémique à l’échelle régionale (CIDRAP, septembre 2025).

La France n’est pas épargnée. Depuis janvier 2023, 31 cas ont été signalés, dont 13 rien qu’en 2025, avec un cluster en cours (RÉPIA / Prévention Infection, mai 2025). Un épisode particulièrement préoccupant avait déjà eu lieu en Ile-de-France en 2022 : 38 cas dans un seul établissement, sur 6 services, avec comme cas index un rapatriement sanitaire depuis le Koweït (CPIAS Centre, juillet 2025).

Ces chiffres ne reflètent qu’une fraction de la réalité : la surveillance systématique n’est pas encore en place dans la majorité des pays européens, et de nombreux foyers restent non détectés (ECDC, septembre 2025).

Source https://ccnmi.ca/

Ce qui rend Candida auris particulièrement redoutable

Une résistance aux traitements hors norme. La majorité des souches sont résistantes au fluconazole, l’antifongique le plus couramment prescrit. Les échinocandines constituent le traitement de deuxième ligne, mais des souches résistantes à toutes les classes d’antifongiques disponibles ont déjà été signalées (CIDRAP, septembre 2025).

Une persistance environnementale hors du commun. Le champignon colonise la peau des patients et se transmet facilement dans les services hospitaliers, depuis les rails de lit jusqu’aux rideaux, en passant par les sols et les équipements médicaux. Les désinfectants standard ne parviennent pas à l’éliminer (CIDRAP, septembre 2025).

Une vitesse de colonisation alarmante. En Espagne, en Grèce, en Italie et en Roumanie, le délai entre le premier cas documenté et une endémie régionale n’a été que de cinq à sept ans (CIDRAP, septembre 2025).

Un diagnostic difficile. Les symptômes ne forment pas un tableau clinique uniforme et sont facilement confondus avec d’autres infections, ce qui retarde la détection des foyers (De Gaetano S. et al., Microorganisms/MDPI, mai 2024).

Des symptômes trompeurs, une issue parfois fatale

Candida auris débute souvent comme un simple état grippal, sans signe d’alarme évident. Fièvre, frissons, courbatures : rien qui ne permette de suspecter un champignon multirésistant. Le problème, c’est que chez les personnes fragilisées (personnes âgées, immunodéprimées, diabétiques, grands prématurés, patients en réanimation), les taux de mortalité documentés oscillent entre 29 et 62% (ECDC, septembre 2025). Une revue de littérature couvrant 2009-2025, publiée début 2026 dans Clinical Microbiology and Infection, confirme une mortalité moyenne de 30% pour les candidémies (ScienceDirect, janvier 2026).

Aux Etats-Unis et dans le monde : une accélération inquiétante

L’Europe n’est pas seule concernée. Le CDC américain (Centers for Disease Control and Prevention) a recensé 6 304 cas cliniques en 2024, contre 4 514 en 2023 (CDC américain, mis à jour 2025). En 2025, ce chiffre aurait dépassé les 7 000 cas aux seuls Etats-Unis, et le champignon a désormais été identifié dans au moins 60 pays (Rajendran R. et al., Microorganisms/MDPI, mars 2025).

Ce que la naturopathie en dit

Candida auris frappe presque exclusivement des organismes déjà fragilisés : personnes immunodéprimées, patients sous traitements lourds, microbiotes appauvris par des années d’antibiotiques.

En naturopathie, nous partons d’un principe simple : un terrain solide est la meilleure protection qui soit. Cela ne signifie pas qu’un corps en bonne santé est invulnérable à tout pathogène, mais qu’il dispose de bien meilleures ressources pour résister.

Concrètement, entretenir ce terrain, c’est prendre soin de son microbiote intestinal (qui représente environ 70% de notre immunité), limiter les agressions répétées (antibiotiques non indispensables, alimentation ultra-transformée, stress chronique), et soutenir les organes émonctoires qui filtrent et éliminent les déchets de l’organisme.

Face à des champignons de type levure comme Candida albicans, dont Candida auris est un cousin beaucoup plus agressif, la naturopathie propose des approches complémentaires : rééquilibrage de la flore, soutien immunitaire, accompagnement du terrain. Pas pour remplacer la médecine quand l’urgence est là, mais pour ne pas lui laisser tout le travail.

Ce que cela révèle sur nos défenses naturelles

Candida auris ne s’installe pas dans n’importe quel organisme. Il profite d’un terrain fragilisé : traitements antibiotiques répétés, système immunitaire affaibli, déséquilibre du microbiote. Il cible en priorité les patients en réanimation et les unités à haut risque, là où les défenses de l’organisme sont au plus bas (Rajendran R. et al., Microorganisms/MDPI, mars 2025).

C’est précisément pour cette raison que l’entretien du terrain me semble plus pertinent que jamais. Non pas comme alternative à la médecine d’urgence quand l’infection est déclarée, mais comme démarche préventive quotidienne : soutenir l’immunité, équilibrer la flore intestinale, renforcer les barrières naturelles de l’organisme.

C’est dans cette logique que j’ai conçu le protocole ImmunoPur, une approche naturelle axée sur l’accompagnement du terrain, le rééquilibrage de la flore et le soutien des défenses immunitaires face aux parasites et champignons de type levure, dont le Candida albicans. Si le sujet vous parle, le protocole est en lien ci-dessous.


Sources

  1. ECDC, Survey on the epidemiological situation, laboratory capacity and preparedness for Candidozyma auris, septembre 2025 : ecdc.europa.eu
  2. ECDC, communiqué Drug-resistant fungus Candidozyma auris confirmed to spread rapidly in European hospitals, septembre 2025 : ecdc.europa.eu
  3. CIDRAP, Multidrug-resistant yeast cases rising rapidly in Europe, septembre 2025 : cidrap.umn.edu
  4. RÉPIA / Prévention Infection, données France, mai 2025 : prevention-infection.fr
  5. CPIAS Centre, retour d’expérience cluster Ile-de-France, juillet 2025 : cpias-centre.fr
  6. De Gaetano S. et al., Candida auris Outbreaks: Current Status and Future Perspectives, Microorganisms/MDPI, mai 2024 : pmc.ncbi.nlm.nih.gov
  7. Candidozyma auris: resistant, long lasting, and everywhere, Clinical Microbiology and Infection, ScienceDirect, janvier 2026 : sciencedirect.com
  8. CDC américain (Centers for Disease Control and Prevention), Tracking Candida auris, mise à jour de 2025 : cdc.gov
  9. Rajendran R. et al., Candida auris: A Continuing Threat, Microorganisms/MDPI, mars 2025 : mdpi.com

Article rédigé à titre informatif. En cas de symptômes ou de doute, consultez un professionnel de santé.

Anna Scheele ©Technosphere


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📘 Le livre, Les Secrets des Parasites Humains est désormais disponible

Comprendre les parasites humains, les troubles chroniques et les signes persistants que beaucoup vivent sans parvenir à les relier

Parasites humains, fatigue persistante, troubles chroniques, inflammation de fond, levures, terrain biologique.
De plus en plus de personnes cherchent à comprendre pourquoi leur corps ne retrouve pas l’équilibre malgré des examens rassurants.
Les Secrets des Parasites Humains est un livre consacré à cette zone grise de la santé moderne, là où les signes s’installent, se déplacent, se transforment, sans jamais être clairement expliqués.

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Un livre né d’un constat devenu impossible à ignorer

Jamais l’humanité n’a disposé d’autant d’examens, d’analyses, d’outils de dépistage et de discours sur la santé.
Et pourtant, jamais autant de personnes ne sont restées avec un corps qui ne va pas réellement bien, sans compréhension claire.

De plus en plus d’hommes et de femmes vivent avec des signes persistants, diffus, instables.

Fatigue qui ne cède pas.
Inflammations discrètes mais durables.
Troubles digestifs intermittents.
Manifestations cutanées récurrentes.
Douleurs qui se déplacent.
Brouillard mental.
Dérèglements qui s’installent sans jamais se déclarer franchement.

Les bilans sont souvent rassurants.
Les consultations se multiplient.
Les diagnostics changent.
Mais une lecture d’ensemble manque.

C’est de ce constat qu’est né Les Secrets des Parasites Humains.


Pourquoi ce livre existe

Ce livre est né d’années d’observations, de lectures, de recherches et de recoupements.
Mais aussi d’un malaise persistant face à un angle mort dans la compréhension des déséquilibres chroniques.

Dans le champ médical dominant, la piste parasitaire et fongique reste majoritairement associée à des situations aiguës ou à des contextes particuliers.
Elle est rarement intégrée dans la lecture des troubles diffus, chroniques, systémiques.

Pourtant, la parasitologie et la mycologie décrivent depuis longtemps des formes :

  • opportunistes
  • discrètes
  • persistantes
  • adaptables
  • capables d’exercer une pression durable sans provoquer de signes spectaculaires

Ce livre est né du besoin de réintégrer cette réalité biologique dans une compréhension globale du corps humain.


Ce que le livre explore

Les Secrets des Parasites Humains propose un cadre de lecture structuré autour de plusieurs axes majeurs :

  • la présence massive et largement documentée des parasites et levures chez l’être humain
  • leurs capacités d’adaptation, de dissimulation et de persistance
  • les raisons pour lesquelles ils restent difficiles à détecter
  • leurs localisations possibles au-delà du seul intestin
  • le lien entre parasitage chronique, inflammation de fond et dérèglements systémiques
  • le rôle central du terrain biologique
  • les conséquences possibles sur l’immunité, le métabolisme et le système nerveux

Le livre met également en lumière pourquoi tant de signes restent fragmentés, dispersés entre spécialités, rarement reliés entre eux, et presque jamais reliés à ces présences biologiques.


Un livre lisible, structuré et solidement appuyé

L’ouvrage s’appuie sur un corpus étendu de sources.

Travaux de parasitologie et de mycologie, publications scientifiques, données en épidémiologie, biologie cellulaire, immunologie et neurologie, ouvrages de référence, recherches internationales, sources historiques et contemporaines.

Chaque partie du livre repose sur des éléments documentés, croisés, contextualisés.
Le lecteur y trouve non seulement une réflexion structurée, mais aussi de nombreuses références lui permettant d’approfondir, de vérifier et d’explorer par lui-même.

C’est un livre lisible par tous, appuyé sur des sources, des travaux scientifiques et une structuration rigoureuse.

Il ne cherche pas à simplifier le vivant.
Il cherche à lui rendre sa cohérence.


À qui s’adresse ce livre

À celles et ceux qui vivent avec :

  • une fatigue persistante
  • des troubles récurrents sans lecture unificatrice
  • une inflammation diffuse
  • des dérèglements chroniques
  • une errance entre examens et consultations
  • le sentiment que « quelque chose manque » dans la compréhension de leur corps

Mais aussi à celles et ceux qui s’intéressent sérieusement à la biologie humaine, au terrain, aux mécanismes chroniques et aux interactions invisibles du vivant.

À ceux qui ne se satisfont plus de réponses fragmentées.
À ceux qui cherchent à comprendre.


Le livre est disponible

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L’ouvrage est publié par ©Technosphere.

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Quand la farine de blé devient médicament : le Royaume-Uni signe une alimentation forcée

🧾 Pour les pressés

Le Royaume-Uni va imposer dès 2026 l’ajout d’acide folique synthétique (vitamine B9 artificielle) dans toute la farine blanche utilisée pour le pain, les pizzas et les viennoiseries.
Officiellement, c’est pour prévenir quelques centaines de malformations chez les nouveau-nés.
Mais dans les faits, toute la population sera exposée à une molécule chimique mal assimilée par le corps, sans information claire sur les étiquettes.

L’article complet qui suit est pédagogique : il explique la différence entre folate naturel et acide folique, les risques réels de cette « fortification« , et ce que cela signifie pour la liberté alimentaire.
Enfin, une partie réservée à mes abonnés propose des solutions concrètes et naturelles pour éviter le blé industriel et retrouver une alimentation vivante. 🌾

À partir de décembre 2026, le Royaume-Uni imposera l’ajout d’acide folique synthétique, autrement dit de vitamine B9 artificielle (pteroylmonoglutamic acid), dans la farine de blé non complète. Oui, celle utilisée pour fabriquer la quasi-totalité des pains, pizzas, pâtes à pizza et viennoiseries.
Officiellement, cette mesure vise à réduire d’environ 200 cas par an les malformations du cerveau et de la moelle épinière chez les nouveau-nés.
Mais dans les faits, des millions de consommateurs recevront chaque jour une substance chimique sans en être informés et sans l’avoir choisie.
Il est fort probable que cette information ne figure même pas clairement sur les étiquettes.
Autrement dit : le pain, symbole du lien à la terre et au vivant, risque de devenir un vecteur de médication collective.


⚗️ L’acide folique : une molécule artificielle, mal assimilée et potentiellement nocive

L’acide folique n’est pas du folate naturel.
C’est une version oxydée et synthétique créée en laboratoire, censée imiter la vitamine B9 des végétaux.
Mais le corps humain ne sait pas l’utiliser directement.
Pour que le corps puisse utiliser l’acide folique, il doit d’abord le transformer grâce à une enzyme du foie appelée MTHFR. Or, selon le service de génétique britannique NHS East Genomics, près de sept personnes sur dix au Royaume-Uni ont une variation de ce gène, et environ une sur dix a une forme qui rend cette transformation beaucoup moins efficace.

Résultat :

  • mauvaise assimilation,
  • accumulation d’acide folique non métabolisé dans le sang,
  • masquage possible d’une carence en vitamine B12,
  • et surtout stimulation de la division cellulaire, un processus qui, lorsqu’il échappe au contrôle naturel, peut favoriser la formation de cancers.

Ce n’est donc pas une vitamine bienfaisante comme le folate naturel,
mais une molécule étrangère, stable industriellement et rentable pour les fabricants … pas pour le corps humain.


⚠️ Une atteinte au consentement et à la liberté alimentaire

Sous prétexte de santé publique, on impose à toute la population une substance de synthèse dont l’efficacité réelle est discutable et les effets secondaires mal connus.
Cette pratique n’a plus rien à voir avec la nutrition : c’est une médication de masse sans consentement.

Aucune autorité ne devrait décider à notre place de ce que nous ingérons.


Comment s’en protéger et retrouver un pain vivant ? + deux recettes de pains sans gluten à faire rapidement !

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1984 numérique : identité, liberté et sécurité menacées

Le sujet des droits de l’homme m’a toujours interpellée. Lors de mes études de lettres, j’avais consacré un mémoire à ce thème, et j’en étais arrivée à une conclusion amère : ces droits n’existent bien souvent que sur le papier. Aujourd’hui, les faits me donnent hélas encore plus raison. À mesure que la technologie avance, l’humanité semble glisser vers ce que George Orwell avait prédit dans 1984 : un monde de surveillance, de contrôle, et d’exclusion. L’actualité autour de l’identité numérique en est une illustration évidente.

Résumé pour les pressés

Au Vietnam, 86 millions de comptes bancaires sont bloqués faute de reconnaissance faciale obligatoire. En Inde, des millions de personnes ont été privées d’aides sociales à cause d’un système biométrique défaillant. Aux États-Unis, la fuite OPM 2015 a exposé 5,6 millions d’empreintes. En Europe, eIDAS 2.0 instaure le portefeuille d’identité numérique (EUDI Wallet) et l’UE déploie l’EES (biométrie aux frontières pour les non-UE), tandis que l’AI Act encadre strictement la reconnaissance faciale en temps réel. Les risques majeurs portent sur la vie privée, l’égalité d’accès et la sécurité des données. En fin d’article, vous trouverez des pistes concrètes pour limiter votre exposition.

1) Vietnam : ce qui se passe exactement

Depuis 2024, la Banque d’État du Vietnam impose la biométrie (visage/empreinte) pour les transactions en ligne > 10 millions VND (env. 325–380 € selon les sources) ou > 20 millions VND cumulés par jour. En 2025, les autorités annoncent la suppression ou désactivation progressive de plus de 86 millions de comptes jugés inactifs ou non authentifiés biologiquement à partir du 1ᵉʳ septembre (sur env. 200 millions de comptes).

À retenir : on bascule d’un confort (OTP/SMS) vers une condition d’accès biométrique au système bancaire, avec un risque d’exclusion de fait pour les personnes non équipées ou réticentes.

2) Inde : l’expérience dramatique d’Aadhaar

Le programme Aadhaar (identité biométrique massive) a amélioré certains contrôles, mais a aussi généré des échecs d’authentification entraînant des exclusions d’allocations (PDS/rations), surtout chez les personnes âgées, les travailleurs manuels (empreintes usées), ou en cas de panne réseau.

Leçon clé : même lorsque l’intention est la lutte contre la fraude, les erreurs d’authentification atteignent directement des droits fondamentaux (alimentation, santé).

3) États-Unis : quand la biométrie fuit… elle ne se “change” pas

La brèche de l’Office of Personnel Management (2015) a exposé 5,6 millions d’empreintes digitales. Une empreinte — comme un visage — est irréversible : elle ne se réinitialise pas comme un mot de passe.

Leçon clé : la biométrie augmente la surface de risque. Si elle fuit, la clé reste perdue à vie.

4) Europe : où en est-on réellement ?

  • eIDAS 2.0 (Règlement UE 2024/1183) : entré en vigueur en mai 2024. Les États membres doivent offrir (pas imposer) un portefeuille d’identité numérique européen (EUDI Wallet). Objectif : authentification, signature, attestations (permis, diplômes, etc.).
  • EES (Entry/Exit System) : à partir du 12 octobre 2025, les non-UE entrant dans Schengen devront enregistrer visage + empreintes et données de voyage.
  • AI Act (2024-2025) : encadre et, dans plusieurs cas, interdit la reconnaissance faciale en temps réel dans l’espace public, sauf exceptions strictes (terrorisme, crimes graves).

Traduction concrète : l’UE accélère l’identité et la frontière numériques, mais prévoit des garde-fous. Cela n’efface pas les risques (centralisation, incitation à la biométrie), mais modère le scénario à la vietnamienne.

5) Droits de l’homme : où est le problème ?

  • Vie privée & dignité : la biométrie est irréversible et hautement ré-identifiante.
  • Égalité d’accès : quand la biométrie devient condition d’accès (banque, aides), les plus fragiles risquent l’exclusion.
  • Propriété & moyens d’existence : geler un compte bancaire faute de biométrie remet en cause le droit de disposer de ses biens.
  • Sécurité : une fuite biométrique est définitive. Je répète : une fuite biométrique est DEFINITIVE !
  • Consentement : si le système devient incontournable, il n’y a plus de choix réel.

Que faire concrètement ?

Vous avez des marges de manœuvre pour réduire votre exposition :

  • Préserver l’argent liquide tant qu’il est accepté.
  • Diversifier ses moyens d’épargne et de paiement (cryptos, métaux, banques locales).
  • Limiter la dépendance au numérique (copies hors ligne de documents, éviter la centralisation totale).
  • Veiller au cadre européen : le Wallet est annoncé comme optionnel, mais les pratiques locales méritent une vigilance citoyenne.
  • Expatriation ? Aucun pays moderne n’est totalement sans biométrie, mais certains avancent plus lentement (Islande, Suisse) ou conservent massivement l’usage du liquide (certains pays africains et latino-américains).
  • Pétitions ? Elles existent, mais n’ont qu’un impact limité une fois la machine réglementaire lancée. Le plus concret reste l’usage individuel, l’information, et la recherche d’alternatives pratiques.

Anna Scheele ©Technosphere ⚡ Tech-NO-Sphere ! 🎈


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