Eviter bébé de façon naturelle

Des idées simples pour celles qui ne veulent plus malmener leur corps à coups de pilule, stérilets hormonaux ou implants.

Connaître sa période de fertilité (méthode Ogino)

Il faut d’abord connaître la longueur de ses cycles menstruels, c’est-à-dire le nombre de jours entre le premier jour des règles et le premier jour des règles suivantes. Le plus souvent, le cycle dure 28 jours. Imaginons qu’il dure 29 jours. On retire 14 jours pour connaître le jour de l’ovulation, soit au jour 15 (29 jours – 14 jours). On sait que la fertilité commence 72 heures avant l’ovulation (soit trois jours, donc jour 12 dans notre exemple). Elle augmente jusqu’au jour de l’ovulation (jour 15) puis s’arrête 1 jour après. Cette méthode connaît environ 20% d’échecs car parfois le cycle varie.

Pratiquer la symptothermie, la méthode la plus complète

Pensée par un médecin autrichien, cette méthode de contraception naturelle réunit plusieurs indices de fertilité : la fluctuation de la température corporelle au réveil, la modification des glaires cervicales (nom très poétique donné aux sécrétions du col de l’utérus), ainsi que la position du col de l’utérus.

La combinaison d’au moins deux de ces observations permet alors d’identifier trois phases du cycle :

  • infertilité pré-ovulatoire certaine
  • fertilité forte/faible
  • infertilité post-ovulatoire certaine

En combinant toutes ces observations, le taux d’échec n’est que de 2% selon l’OMS !

Certes, l’autopalpation du col n’est pas évidente. Elle nécessite d’être à l’aise avec son corps mais cela s’apprend simplement et en trois à six cycles on sait identifier correctement la « fenêtre de fertilité ».

Cette période fertile dure environ huit jours. Elle se calcule en considérant

  • La durée de vie des spermatozoïdes dans la glaire cervicale, soit environ six jours
  • La durée de vie de l’ovule dans la trompe utérine, soit 12 à 24 heures, donc environ un jour.

Cette fenêtre de fertilité s’ouvre quand la femme repère l’arrivée de la glaire cervicale et se ferme grâce aux deux critères (glaire et température).

Un petit manuel en accès libre vous attend ici https://symptothermie.com/

Et du côté des plantes ?

Le grémil (lithospermum officinalis) et surtout la variété de grémil lithospermum ruderale sont anti-ovulatoires.

Lithospermum ruderale (litho : la pierre et spermum : la semence, la graine)

Des femmes amérindiennes font macérer la racine du grémil dans l’eau froide ou bien la lyophilisent. Ensuite, elles en avalent un petit morceau chaque jour. Le degré de stérilité obtenu varie en fonction de la dose et de la durée du traitement. La méthode ancestrale consiste à absorber cette racine pendant six mois pour devenir carrément infertile ad vitam aeternam.

personne tenant des tranches de citron et de fraises

Je lis, je soutiens

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Une telle plante devrait obtenir le plein statut de contraceptif et pourtant, étrangement, aucun laboratoire n’a élaboré quoi que ce soit. On trouve cependant des gélules de grémil ou la plante en vrac à prendre en infusion ou bien encore des teintures-mères (herboristeries en ligne par exemple) mais officiellement pour dissoudre des calculs rénaux et biliaires. Elle soigne aussi les rhumatismes et la goutte. On l’a également employée en usage externe pour éliminer les corps étrangers dans l’oeil. Enfin si vous choisissez de tester cette racine, je ne veux pas être responsable d’un bébé grémil ! 😉

Un autre végétal aurait des fonctions contraceptives : les bourgeons de la splendide fougère arborescente cyathea intermedia – espèce endémique de la Nouvelle Calédonie ! le bourgeon inhiberait l’hormone lutéinisante (ou gonadotropine B) dont le rôle est de provoquer la rupture des follicules et de favoriser la formation du corps jaune (phase lutéale de l’ovulation). Cette fougère impressionnante peut atteindre 35 mètres de hauteur (j’imagine que des amoureux et amoureuses transis ont dû grimper très haut pour chercher des bourgeons… ). Ils font partie de la pharmacopée traditionnelle kanak mais bizarrement aussi pas un seul laboratoire ne s’est penché sur cette possibilité d’autant plus que la gemmothérapie est « à la mode ».

Fougère arborescente – Cyathea intermedia – Nouvelle Calédonie

La contraception hormonale n’est pas la seule option conventionnelle possible.

Le stérilet au cuivre est très efficace (0,8% d’échec en condition réelle d’utilisation) et peut désormais être proposé à des jeunes femmes n’ayant pas eu d’enfants.

Je conclus en ajoutant de faire attention à la méthode du retrait : le coït interrompu (l’homme se retire avant l’éjaculation) est toujours courant. Cette pratique est frustrante pour l’homme et anxiogène pour la femme (va-t-il se retirer à temps ?) et sa fiabilité est très relative. En effet, en condition réelle, le taux d’échec est de 19% par an. L’explication est double : il n’est pas facile de se retenir à chaque fois et le liquide séminal émis avant l’éjaculation contient parfois quelques spermatozoïdes !

A chacune de décider en toutes connaissances de cause. Parlez-en avec votre médecin traitant ou votre gynécologue.

Je rappelle à tout hasard que le préservatif est la seule façon d’éviter d’attraper des maladies sexuelles type sida, herpès, syphilis… à ne pas oublier si la relation est épisodique ou débutante.

Anna Scheele ©Technosphere 2021

Sources :

https://symptothermie.com/ Fondation suisse dont la vocation est la démocratisation et la divulgation de cette méthode par un didacticiel qui existe en huit langues. Son application mobile « sympto » a été classée numéro 1 parmi les applications fondées sur la méthode symptothermique, par l’étude Facts du 7 juillet 2016.

https://www.zoom-nature.fr

https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HerbierMedicinal/Plante.aspx?doc=gremil_hm

http://clinique-rennes.fr/mp-le-reperage-de-lovulation

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